INGENIEURS, CADRES, TECHNICIENS, AGENTS DE MAITRISE


Avec son Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict), la CGT vous invite à prendre votre place dans cet espace de liberté, de dialogue, d’échange et d’action pour vous permettre de décider des choix et des orientations de votre syndicat.

Aujourd’hui, l’Ugict compte 69 000 adhérents

Ces dernières années, l'UGICT-CGT enregistre régulièrement des progrès aux élections des Comités d'Entreprises et Délégués du Personnel, aux élections des conseils d'administration des caisses de retraites AGIRC et aux élections prud’homales. Pour plus d’informations : sec.general@ugict.cgt.fr


 
Professionnellement engagés et socialement responsables, nous agissons pour :

Faire valoir son éthique professionnelle (c'est à dire disposer du droit de refuser des directives en contradiction avec elle et disposer des moyens pour faire valoir des solutions alternatives), agir ensemble pour une réelle réduction du temps de travail, défendre la retraite AGIRC et la validation des années d’études pour les droits à la retraite, faire respecter de l’égalité entre les hommes et les femmes, obtenir une nouvelle sécurité sociale professionnelle, par un contrat de travail continu incluant mobilité, formation et emploi tout au long de la vie.


 
International

L’Ugict est membre de Eurocadres, réseau intersyndical pluraliste, installé à Bruxelles, afin de travailler à de réels droits sociaux en Europe, à partir du respect de l’éthique professionnelle, de la responsabilité sociales des cadres, et de l’égalité des salariés.
L’Ugict est signataire du "manifeste pour la responsabilité des cadres".
L’Ugict est membre d’Union Networks International, afin de mieux développer les convergences revendicatives avec d’autres organisations syndicales de cadres au niveau mondial.
  
 Secteurs d'implantation

L’Ugict-CGT est implantée dans les entreprises publiques ou privées, par le biais de représentants des professions, selon les secteurs d’activités : ce sont les Unions fédérales.

C'est par la création de leurs propres syndicats, que les ingénieurs, cadres, techniciens et les agents de maîtrise syndiqués à l'UGICT-CGT, sont organisés au sein de leur Union fédérale.

D'un point de vue territorial, l'UGICT-CGT constitue des Commissions départementales.

Consultuer l'annuaire :

- liste des Unions fédérales

- ou celle des Unions départementales

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L’Ugict pour le rassemblement du salariat

 06/04/2004


L’Ugict-Cgt engagée pour changer les rapports sociaux

Depuis quatre ans, l’évolution de l’état d’esprit et du comportement des ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise  (Ictam) est une donnée essentielle du paysage social. Rtt, retraites, restructurations sont autant d’occasions d’engagement dans l’action.

Ce contexte nous ouvre des possibilités de déploiement sans précédent, mais implique aussi des responsabilités nouvelles. Il dépend de nous que l’Ugict et toute la Cgt se mettent en situation de leur proposer un syndicalisme attractif.

Ces  évolutions  relèvent  d’abord  d’une  volonté  d’épanouissement  dans  le  travail,  de  mise  en  œuvre  des qualifications et compétences, d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Ces aspirations se heurtent à des politiques destructrices en matière d’emplois, de recherche, de réponses aux besoins de la population. La rentabilité s’oppose trop souvent dans les faits à la qualité de la production ou du service rendu, à l’éthique professionnelle, à la sécurité au travail, à la santé physique et mentale de l’encadrement comme des salariés qu’il encadre.

La  dégradation  des  rapports  sociaux  qui  en  résulte  se  manifeste  par  des  oppositions  croissantes  entre catégories, y compris au sein de l’encadrement, entre ceux et celles qui ont un commandement hiérarchique explicite et les autres.

L’Ugict-Cgt réaffirme sa vocation fondamentale : changer les rapports sociaux à l’entreprise, contribuer à reconstruire des solidarités au sein du salariat.

Le mouvement social et l’engagement des Ictam ont marqué des points non négligeables. Nombre d’expériences montrent que la participation des Ictam à une action syndicale peut être déterminante pour l’issue de la lutte. Mais il faut reconnaître leur insuffisance à construire le rapport de force nécessaire, à influer en profondeur sur les choix économiques et sociaux. La faiblesse de nos forces, le décalage croissant entre la qualité de nos analyses et propositions, et notre capacité réelle à les mettre en œuvre, sont des handicaps qu’il est urgent de surmonter.

L’Ugict-Cgt considère que la syndicalisation en masse de nos catégories est une ambition indispensable au développement du mouvement social. Elle en fait un objectif central et permanent de son activité.

Cette étape nouvelle de syndicalisation apparaît d’autant plus crédible que les transformations de la Cgt ont considérablement  amélioré  son  image  de  marque  auprès  de  l’encadrement.  Au-delà  d’insuffisances  et d’inégalités, la Cgt a montré sa volonté unitaire, son choix résolu de démocratie dans les luttes. Son parti pris d’une approche syndicale de toutes les questions conforte son image d’indépendance. La conjugaison de la protestation, de la proposition, de l’action et de la négociation entre dans la pratique.

Les  turbulences  des  marchés  financiers,  l’évidence  des  dégâts  induits  par  une  mondialisation  ultra-libérale accentuent encore le divorce entre les stratégies patronales et l’intérêt porté par l’encadrement à nos propositions alternatives.

Ce contexte porteur ne signifie pas pour autant que les Ictam partagent nos analyses et nos propositions. Cela ne se traduit pas par leur adhésion automatique à l’Ugict. Cette situation ne nous conduit pas non plus à minimiser le rôle de l’activité et de l’organisation spécifique. Il s’agit au contraire de lui donner plus d’ampleur, d’en faire davantage le bien commun de toutes les composantes de la Cgt.

 

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La Cgt affirme son ouverture à toutes les catégories de salariés, elle veut être l’organisation syndicale disponible pour de nouvelles conquêtes sociales. Ni catégorielle, ni généraliste, l’Ugict-Cgt est l’outil de la Cgt qui offre aux ingénieurs, cadres, techniciens et aux catégories similaires, notamment les enseignants cette possibilité d’être entendus, défendus sans s’opposer aux autres catégories de salariés.

 

Pour l’Ugict-Cgt, c’est d’abord en fonction de sa place dans l’organisation du travail, de son rapport à celui-ci, de son identité professionnelle qu’un salarié se positionne, s’engage dans l’action et s’organise. C’est en construisant avec l’encadrement des lieux de débat démocratique, de décision à partir de ses propres préoccupations, que l’Ugict-Cgt entend contribuer aux convergences, à l’unité du salariat.

 

Le groupe des  « Ictam » est traversé par de multiples diversités. Certaines correspondent à l’organisation de l’entreprise, du service, de l’établissement et méritent une analyse détaillée dans chaque situation concrète, car le travail continue à se transformer, profondément et rapidement. L’interpénétration croissante des tâches (gestion,

            production, formation et enseignement, recherche, commercialisation…), la prédominance du travail immatériel sur le travail matériel, l’émergence de formes collectives de travail intellectuel, le brouillage de la frontière entre temps de travail et temps hors travail en sont quelques aspects.

 

S’y ajoute l’effet des stratégies patronales : l’atteinte portée aux grilles traditionnelles de classification, la non reconnaissance des éléments objectifs de qualifications ; et la volonté de disjoindre fonctions de management et technicité.

 

            La féminisation accrue des métiers d’encadrement, l’incidence de la taille de l’entreprise ou de l’établissement, la possession  ou  non  d’un  diplôme  sont  d’autres  facteurs  de  diversité.  Les  jeunes  diplômés  sont  porteurs d’aspirations  nouvelles  dans  l’équilibre  de  leur  vie,  dans  le  rapport  à  l’entreprise  et  au  travail,  dans  leurs exigences de changement concret et de respect de leur identité… et de leur avis. Nombre d’entre eux ne sont pas reconnus comme salariés d’encadrement, mais se projettent dans cette situation, « cadres potentiels en mal

de reconnaissance ».

 

Les identités professionnelles, catégorielles, de métier apparaissent comme de puissants facteurs de lutte et de prise de conscience collective et l’Ugict doit travailler au rassemblement des Ictam, mais 70 % des ingénieurs, cadres et professions techniciennes n’exercent pas de commandement hiérarchique directe et en conséquence ne se reconnaissent pas toujours Ictam. C’est le cas des enseignants, mais pourtant leur qualification, leur responsabilité sociale, leur rapport au travail les placent de fait parmi ces catégories.

 

Au final la plupart des Ictam accomplissent des tâches de gestion, d’organisation, d’animation, de formation au sein de leur équipe de travail et dans les relations avec des entreprises clientes ou sous-traitantes. Ce n’est donc plus le rapport de commandement qui les caractérise, mais plutôt le fait de mettre en œuvre pour eux-mêmes et pour d’autres des stratégies patronales dont la conception leur échappe totalement.

 

Parmi les catégories A et B de la Fonction publique, le divorce est d’autant plus grand que s’éloigne l’objectif de service de la nation, au service des citoyens, pour s’inscrire dans une logique de rentabilité et d’organisation marchande des services (santé, fiscalité, enseignement, recherche).

 

Responsabilité,  autonomie,  qualification  importante,  travail  ayant  des  incidences  fortes  sur  d’autres catégories de salariés, voilà ce qui constitue la notion moderne d’encadrement… et la raison d’être de l’Ugict-Cgt.

 

En rassemblant les personnels d’encadrement à partir de ces critères, l’Ugict-Cgt vise à définir avec eux une nouvelle organisation du travail. En assumant leurs responsabilités, en s’organisant collectivement dans l’Ugict-Cgt pour obtenir les moyens de les exercer, les ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise peuvent jouer pleinement leur rôle et conquérir une légitimité sociale renouvelée.

 

Les étudiants

 

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Les étudiants seront les salariés qualifiés de demain. Ils sont de plus en plus immergés dans l’entreprise à l’occasion d’emplois salariés, partiels ou saisonniers, de stages contribuant à la professionnalisation de leur formation.

 

Pour contribuer à l’intégration des jeunes diplômés dans l’entreprise, l’Ugict-Cgt s’engage à contribuer : à la qualité de leur stage par le respect d’une charte des stages élaborée collectivement, à la reconnaissance de leur travail salarié dans le respect des garanties collectives, à la recherche de contacts et d’activité commune avec les organisations étudiantes.

 

Les professions techniciennes

 

Au sein des professions intermédiaires, se trouvent des technicien(ne)s, supérieur(e)s ou pas, agents de maîtrise et toutes les activités professionnelles qui nécessitent aujourd’hui une formation à base technique, et qu’à l’UgictCgt nous avons décidé de nommer « professions techniciennes ».

 

Ces activités recouvrent également de multiples domaines : la gestion, l’administration, les services, la santé, l’éducation, la commercialisation.

 

Tantôt techniciens en charge de missions d’encadrement, tantôt cantonnés à l’exécution, un bon nombre de salariés  ne  se  retrouve  pas  dans  l’organisation  du  travail.  Ils  ne  se  reconnaissent  pas  davantage  dans l’organisation syndicale en raison principalement d’un cloisonnement des structures : les syndicats de base pour les ouvriers-employés, les syndicats Ugict-Cgt pour l’encadrement.

 

C’est pourquoi l’Ugict-Cgt s’est beaucoup investie ces dernières années pour contribuer à valoriser le travail de ces catégories en pleine expansion, du point de vue du nombre, et en modification profonde, du point de vue du contenu des activités professionnelles.

 

Ces  « professions  techniciennes »  représentent  aujourd’hui  plus  de  4  millions  de  salariés  disions-nous  au précédent congrès, autant de femmes que d’hommes avec un niveau de formation toujours plus élevé, assis sur des connaissances techniques solides, pointues, de plus en plus proches du travail des cadres.

 

Dans certaines professions, les jeunes diplômés Bts-Dut trouvent plus facilement un emploi correspondant à leur niveau de formation, perçoivent un salaire conventionnel, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il soit au niveau nécessaire.

 

Dans d’autres activités, comme le commerce et les services, 60 % des embauchés au niveau Bac+2 se voient classés au rang d’employés. Le contenu de leurs activités n’en est pas moins basé sur des exigences de technicité pour un travail plus qualifié.

 

Dans  la  Fonction  publique,  la  place  des  salariés  de  catégorie  B  exerçant  une  activité  gestionnaire  ou administrative doit être analysée avec précision. Si elles et ils se reconnaissent mal dans le terme de technicien, leurs responsabilités réelles, leurs missions, leurs aspirations sont celles des professions techniciennes et exigent une prise en compte spécifique.

 

Dans tous les cas, les uns et les autres aspirent à évoluer, à se faire reconnaître, à progresser dans leur carrière et visent au bout du compte une fonction de cadre, dont ils et elles assument déjà nombre d’activités et de responsabilités.

 

On  retrouve  ces  situations  contradictoires,  décalées,  entre  qualifications  acquises  par  la  formation  et  leur reconnaissance à des degrés divers et selon les secteurs.

 

Des professions agissent et obtiennent cette requalification : Edf-Gdf, Equipement, Services publics…

 

C’est pour faire évoluer ces situations de « professions techniciennes » soumises aux aléas des conjonctures (chômage, précarité…) et des rapports de forces inégaux, que l’Ugict-Cgt travaille à des repères revendicatifs communs,  pour  une  reconnaissance  professionnelle  des  « professions  techniciennes »,  quelle  que  soit  la branche d’activité et ce en prenant appui sur les aspirations exprimées par les intéressés et l’expérience des secteurs plus avancés que d’autres.

 

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Ces aspirations s’expriment dans une double dimension : d’une part, pouvoir développer une vraie carrière dont la progression aille bien au-delà des 15 à 20 ans dans lesquels elle est aujourd’hui enfermée : d’autre part, leur permettre d’accéder au niveau cadre, en prenant appui sur l’évolution de leurs fonctions élargie aux activités cadres, notamment par la validation de leurs acquis de l’expérience.

 

Ce sont des aspirations massivement partagées par les jeunes diplômés, elles s’appuient sur une organisation du travail  qui  d’ores  et  déjà  conduit  à  la  superposition  ou  à  l’étroite  complémentarité  avec  des  activités  de techniciens et cadres. Elles sont porteuses de dynamisme, de propositions et d’engagements syndicaux, pour une revalorisation de leur travail, de leur qualification et des compétences sollicitées dans cette situation. Elles s’inscrivent dans leur devenir social.

 

En ce sens, ces aspirations recoupent et rencontrent les situations et sentiments des cadres et ingénieurs

            auxquels ils sont liés par le travail. Elles s’opposent à la volonté des directions de saucissonner et de hiérarchiser le travail sur des bases d’objectifs à critères financiers, voire marchands dans la Fonction publique, entravant la libre et nécessaire coopération des individus au travail.

 

L’activité de l’Ugict-Cgt pour le rassemblement des catégories  « professions techniciennes » et ingénieurs et cadres, sur des bases objectives concrètes (le travail) et en fonction de leurs aspirations, cette activité contribue à établir des convergences avec les catégories ouvriers et employés.

 

C’est pourquoi l’Ugict-Cgt propose de travailler à un statut commun aux « professions techniciennes » et aux ingénieurs et cadres avec un objectif : se situer en position offensive, en prenant appui sur le vécu et les besoins des Ictam dans leurs diversités. Ce projet s’inscrit dans la démarche de la Cgt pour un nouveau statut du travail salarié.

 

Il faut aussi travailler de façon particulière la situation des techniciens et particulièrement celle des agents de maîtrise promus en fin de carrière (ce n’est pas toujours le cas) et qui restent étroitement liés au personnel dit « d’exécution » dont ils sont issus.

 

L’esprit catégoriel se nourrit des insuffisances du syndicalisme confédéré dont c’est le devoir de prendre en charge  les  problèmes  particuliers  des  salariés,  en  lien  avec  les  questions  générales.  C’est  ce  que  les « professions techniciennes » attendent de notre syndicalisme spécifique.

 

Les « professions techniciennes » se trouvent naturellement dans le champ d’intervention de l’Ugict. La possibilité de se syndiquer et de s’organiser à l’Ugict doit leur être offerte pour y mener une activité spécifique, mais c’est avant tout l’efficacité de la structuration syndicale qui doit déterminer ce choix.

 

L’Ugict-Cgt s’engage à diversifier son activité en direction des « professions techniciennes ».

 

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