SAMPIERO CORSO

"Sa poitrine renfermait un amour immense, celui de la Patrie;
son nom était un drapeau, son bras un rempart, son épée une frontière.
Rome l'eût couronné, Gênes l'assassina".



Le 13 mai 1498 naissait San Petru Corsu dans une maison en forme de tour à Bastelica.
A l'âge de 47 ans, il épousa sa petite-cousine Vannina d'Ornano, dont il eut 2 garçons et 2 filles. Très jeune, il prend le maquis contre les Gênois, puis se sauve en exil avec de nombreux compatriotes.
Il devient colonel au service de Jean de Médicis à Florence, puis des rois de France, François-1er et Henri II.

Il s'acharne à libérer sa patrie et son audace devant le danger lui vaut le surnom de "Sampiero Corso". A chacune de ses apparitions en Corse, les Gênois le soupçonnent de préparer une révolte, aussi l'arrêtent-ils à Bastia. Après l'intervention du Roi de France Henri II pour le faire libérer, les Gênois détruisent sa maison en forme de tour à Bastelica. Sampiero Corso devient alors l'ennemi juré de ces "maudits envahisseurs".

En 1553, les Français, en guerre contre l'Italie et l'Espagne, décident de conquérir la Corse, pour dominer la navigation en Méditerranée. Sampiero Corso participe à l'expédition, appuyé par la marine turque. Hormis Calvi ("Civitas semper fidelis"), la Corse est occupée par les Français et les Turcs le long des côtes. Les Corses de l'intérieur viennent en aide à Sampiero, soldat de valeur, chef incontestable et considéré comme le libérateur de la Patrie

.Les Turcs partent peu après, et les Français sont battus par les Gênois et les Espagnols. Mais à l'intérieur, Sampiero Corso et ses fidèles compagnons ne cèdent pas : en 1554, les Gênois et les Espagnols sont boutés hors de Corte, mais sans aucun ordre de l'armée française, ce qui ne plaît pas au roi de France. Sampiero est alors rappelé en Italie par le roi Henri II. Les Espagnols et les Français cessent de se battre et la Corse est laissée sous domination française. La paix est de courte durée. L'Espagne reprend la guerre contre la France et en avril 1559, celle-ci doit rendre la Corse aux Gênois. Après la mort du roi Henri II, Sampiero dont la haine contre les Gênois n'a jamais cessé, encourage, depuis Marseille, la révolte générale sur l'île. La Corse est à feu et à sang. Il débarque sur les côtes du Valinco en juin 1564. Il continue seul la lutte pour la libération de sa Patrie, avec l'aide morale de Catherine de Médicis, régente de France. Les Gênois sont battus et la tête de Sampiero Corso est mise à prix. Appuyés de nouveaux par les troupes espagnoles, Gênes provoque la famine pour "en finir avec les Corses". A tant de violence, Sampiero répond avec violence. Apprenant la trahison de son épouse Vannina, issue d'une famille aisée pactisant avec les Gênois, il l'étrangle de ses propres mains. Il est à son tour tué par les 3 frères d'Ornano (cousins de Vannina) en janvier 1567.