Accord sur la protection
de la couche d'ozone à Montréal

Les
pays développés et sous développés se sont mis d'accord pour une action
accélérée sur les hydrochlorofluorocarbones (HCFC), en vue de la
protection de la couche d'ozone et de la lutte contre les changements
climatiques. C’était au cours d’une conférence tenue du 17 au 22
septembre à Montréal (Canada), regroupant les 190 pays signataires du
protocole de Montréal. de la couche d'ozone à Montréal

L’objectif principal de cette conférence était de parvenir à une accélération du calendrier d'élimination des HCFC, des substances nocives pour la couche d'ozone utilisées dans la réfrigération et la climatisation, etc.
Les participants ont estimé que l’élimination plus rapidement que prévu de ces substances contribuera à la lutte contre le réchauffement climatique, les HCFC étant aussi un puissant gaz à effet de serre. Le protocole de Montréal prévoyait l'élimination des HCFC en 2030 pour les pays développés et 2040 pour les pays en développement.
La conférence a marqué le 20ème anniversaire du Protocole de Montréal, signé le 16 septembre 1987. Grâce à ce protocole, une première génération de substances appauvrissant la couche d'ozone, notamment les chlorofluorocarbones (CFC), a été éliminée. Le Protocole de Montréal est considéré comme l’accord multilatéral sur l’environnement le plus efficace.
La couche d’ozone joue un rôle essentiel dans l’atmosphère en filtrant les rayons ultraviolets B, qui sont responsables des cancers de la peau. L’ozone, molécule issue de l’oxygène, est détruite par certaines substances chimiques, notamment par les HCFC utilisées dans les systèmes de réfrigération et de climatisation.
La communauté scientifique estime désormais que la couche d'ozone pourrait, d'ici à 2050 ou 2060, retrouver un état identique à celui de 1980, alors que le trou dans la stratosphère (15 et 25 km d'altitude) avait atteint en septembre 2006 la dimension record de 29,5 millions km2.
Sans le protocole de Montréal, quelque 100 millions de cancers de la peau supplémentaires auraient été contractés d'ici à 2020. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) estime que l’accélération de dix ans l'élimination des HCFC permettrait de réduire de 3,5% les émissions de gaz à effet de serre.
Les participants ont souligné la prise en charge sur l’impact financier d’une élimination accélérée des HCFC par les pays en développement. Le financement multilatéral a atteint seulement 2 milliards de dollars américains.