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N° 1410 jeudi 20 novembre 2008

 Au sommaire :

·        Avis Europe supprime 315 emplois

·        Les voyagistes allemands enregistrent une bonne année 2008

·        France : les agences en ligne résistent à la crise

·        Nouvelles Frontières communique avec des "prix de crise"

·        La demande touristique internationale devrait baisser d’1% en 2009

·        Baromètre American Express : les budgets voyages en baisse de 12% pour 2009

·        Carlson Wagonlit Travel : une équipe multiculturelle à l'oeuvre

·        Egencia publie ses prévisions 2009

      ·        Le nombre de passagers aériens a décliné de 4,4% en septembre

·        Le nombre de passagers aériens a décliné de 4,4% en septembre

·        Le résultat d'exploitation d'Air France-KLM en baisse de 44,1%

·        Air-France KLM aurait été choisie comme partenaire d’Alitalia, selon Il Sole 24 Ore

·        Le Sénat adopte le relèvement de l’âge limite des pilotes en France

·        Prix des billets d’avions pour l’Outre-Mer : la mobilisation se renforce

·        Sir Stelios et la direction d’easyJet en désaccord

·        Easyjet : dissensions entre la direction et Stelios sous fond d’annuels en berne

·        Ryanair menace d’annuler toutes ses liaisons vers Fuerteventura en Espagne

·        La Thaïlande, victime de la récession mondiale

·        France: le nouveau classement des hôtels sera officialisé avant la fin d'année

·        cFares lève 7,6 millions de dollars et nomme un nouveau CEO

Avis Europe supprime 315 emplois

Le loueur de voitures européen souffre de la crise. A l'occasion de la publication aujourd'hui d'un compte-rendu d'activité, Avis Europe a indiqué qu'il allait supprimer 315 emplois, soit l'équivalent de 5% de sa masse salariale au sein de ses marchés espagnol, britannique, allemand et italien. La fermeture de certaines agences de locations a également été retenue par l'entreprise qui souhaite aussi transférer un certain nombre de ses salariés de son siège britannique de Hayes dans le Middlesex à Bracknell, où elle possède également des bureaux.

Cette décision fait suite à des volumes  «plus faibles au cours du dernier trimestre de l'exercice ». Avis Europe a également confirmé l'inscription d'une provision pour restructuration  à hauteur de 23 millions d&! #39;euros pour l'ensemble de son exercice. Cette charge devrait lui permettre de délivrer des synergies de coûts de 16 millions d'euros par an par la suite.

 

 

Les voyagistes allemands enregistrent une bonne année 2008

L'année 2008 est un bon crû pour le tour-operating allemand. Selon des chiffres publiés par le DRV, l'association des voyagistes allemands,  et recueillis par notre confrère FVW, les TO germaniques ont augmenté leurs revenus de 3,5% en 2008, soit une croissance plus importante qu'en 2007  (+3%). Les trois principaux acteurs touristiques allemands  - TUI, Thomas Cook et Rewe Touristik, qui recouvrent environ 60% du marché, ont vu leurs recettes progresser de 2%.  Les TO spécialisés dans la croisière - +12% -  et les acteurs de niche (+5%) sont parvenus le mieux à tirer leur épingle du jeu l'année dernière. De leur côté, les agents de voyages ont accru leurs ventes à hauteur de 1,7% à 21,8 Mds d'euros. Selon le DRV, la croissance a été tirée par les agences spécialis&eacu! te;es dans le segment loisirs dont les ventes ont progressé de 2,5% en une année.

En terme de segments de marché, le CA des voyages court et moyen-courrier organisés à bord de charters a progressé de 3%  en une année tandis que les longs-courriers ont augmenté de 4%.  L'année dernière, les allemands sont massivement partis en Amérique du nord, au Moyen-Orient, en Thaïlande, en Egypte, en Turquie et  en Autriche. En revanche, l'Italie, la Bulgarie, le Kenya, l'Afrique du Sud et la Chine ont quelque peu été délaissés par la clientèle allemande.  L'état des réservations actuelles pour la saison hivernale 2008-2009 s'affiche en hausse de 2%.

 

 

France : les agences en ligne résistent à la crise

Le commerce en ligne ne sera pas épargné par la crise économique. C'est en effet ce qui ressort des statistiques publiées aujourd'hui par la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) et réalisées par Médiamétrie. Le CA des marchands en ligne, qui avait progressé de 34% en 2007, ne grimpera plus que de 27% en 2008 pour représenter 20,4 Mds d'euros, de 22% en 2009 et de 17% en 2010. De son côté, le panier moyen a connu un coup de frein, et stagne désormais à 93 euros.

S le ralentissement est particulièrement prononcé dans les produits techniques dont la croissance se limite à 5% par an, les agences de voyages  en ligne semblent elles tirer leur épingle du jeu avec une croissance de 16% au troisième trimestre comparé à 24% au deuxième trimestre 2008.

&! nbsp;En raison de la crise, les internautes recherchent de plus en plus les meilleurs prix et 72% font davantage appel aux comparateurs tandis que  54% ont transféré une partie de leurs achats en magasins vers internet, et 53% fréquentent davantage les sites d'achats et de vente entre particuliers. Les distributeurs en ligne restent optimistes pour la période de Noël, qui représente entre 25 et 30% de ces sites : selon la Fevad, 68% des internautes auraient l'intention de faire leurs achats en ligne et 44% d'entre eux débourseront plus de 100 euros. Sans grande surprise, ce sont les produits culturels qui ont toutes les chances de tomber dans la hotte des internautes.

Dans l'ensemble, le nombre de sites internet a continué à grimper, avec 8000 nouveaux sites ouverts depuis le début de l'année et 3 millions de nouveaux clients.

Parmi les plus fréquentés,! ce sont les sites de vente entre particuliers E-Bay (12,4 millions de visiteurs uniques au troisième trimestre,  PriceMinister (8,9 millions), suivis de voyages-sncf.com (7 millions) qui s'arrogent les trois premières places du classement.

 

Nouvelles Frontières communique avec des "prix de crise"

Nouvelles Frontières fait dans la provocation en lançant une campagne de communication audacieuse pour "inciter les indécis à partir" grâce à des prix "qui n'ont jamais été aussi bas et incitatifs".

Nouvelles Frontières propose actuellement des réductions qui peuvent aller jusqu’à 40%, pendant la saison hiver de décembre à fin mars. "Vacances scolaires ou pas. Du jamais vu !" Le nombre de places représente "au global un peu plus de 6 000 voyages dans 13 hôtels". L’humour de la campagne" Prix de Crise" qui anime cette promotion a été imaginée par CRM Company Group, la toute nouvelle agence de publicité de Nouvelles Frontières, reste empreint de pragmatisme économique. Pour Jean-Marc Siano, le président du groupe Nouvelles Frontières, "cette campagne de conquête commerciale, importante en termes de périodes concernées, prix de vente proposés, volume et ambition, est la première illustration visible du potentiel offensif du groupe après deux années de restructuration de ses activités. Si Nouvelles Frontières arrive à devancer le marché avec des prix aussi proches des Français et aussi tentants pour la saison, c’est parce que la synergie joue à plein entre notre compagnie aérienne Corsairfly, notre TO, notre réseau de distribution de 300 agences et notre site commercial nouvelles-frontieres.fr. C'est aussi ça notre force".

 

 

La demande touristique internationale devrait baisser d’1% en 2009

Si les quatre dernières années ont constaté une progression de la demande touristique internationale, le deuxième semestre 2008 et l'année 2009 devraient en revanche souffrir de la récession et du ralentissement économique. Selon l'institut allemand IPK International, la demande a considérablement baissé depuis le mois de juin et l'année 2009 devrait enregistrer un déclin de la demande touristique internationale à hauteur de 1%. IPK, qui intervenait comme tous les ans à l'occasion du  forum de Pise début novembre, a également indiqué que cette crise ne devait pas excéder les 12 à 18 mois, avec une forte reprise attendue pour 2010 et de nouveaux records en 2010 et 2011. D'ores et déjà, les huit premiers mois de l'année 2008 permettent de dessiner quelques tendances : le marché européen a enregistré une croissance de 3% aussi bien en nombre de voyages qu'en volume de nuitées étrangères. 
Or, si en moyenne la croissance mensuelle était de 6%  de janvier à avril, elle n'était plus que de 1% de mai à août, reflet, selon IPK International, du resserrement des conditions de crédit , des prix du pétrole élevés et de l'actuelle crise financière. Avec une croissance de 15%, la Russie fait partie des pays qui s'en sortent le mieux à l'image aussi de la Finlande ( +9%) puis, à quelques encablures, la Norvège et l'Espagne qui enregistrent une croissance du nombre de touristes internationaux à hauteur de 3% au cours des 8 premiers mois de l'année.  Fait significatif : la France serait le seul pays européen à avoir enregistré un déclin de la dem! ande internationale au cours de cette période, avec un recul de 4% en une année.

Autre enseignement intéressant : les déplacements professionnels pour les réunions et les conférences ont enregistré une croissance deux fois plus importante que le segment loisirs au cours des 8 premiers mois de l'année (+8% comparé à +4% pour les vacances). Cependant, estime l'étude, cette tendance semble s'être inversée à partir du début de l'automne.

 

Baromètre American Express : les budgets voyages en baisse de 12% pour 2009

72% des entreprises anticipent une stabilité ou une baisse de leur budget voyages pour 2009. C'est ce qui ressort des perspectives données par le 18ème Baromètre d'American Express Voyages d'Affaires, qui, pour la première fois,  a analysé huit marchés européens. Selon les 330 entreprises interrogées dans la première quinzaine de septembre, soit avant la crise financière,  la baisse de leur budget déplacements sera de 12% environ. Une anticipation qui risque d'être accentuée d'ici la fin de l'année, compte tenu de la conjoncture économique. 

Certains marchés, comme la Grande Bretagne, le nord de l'Europe et l'Espagne, sont particulièrement touchés, avec 32%, 24% et 23% des entreprises qui réviseront leur budget à la baisse. Les entreprises françaises sont 17% à  vouloir réduire leurs dépenses, contre 19% des belges.

Ces baisses sont plus marquées, en toute logique,  dans les grandes entreprises qui gèrent plus de 20 millions d'euros de budget voyages. 35% d'entre elles déclarent vouloir compresser les dépenses. En revanche, les Pme-Pmi, qui disposent d'un budget inférieur à 5 millions d'euros, ne sont que 20% à vouloir le réduire. 

Ces perspectives ne sont pas considérées pénalisantes pour American Express, en tout cas pas encore. La Travel Management Company (TMC) se fait rémunérer pour son conseil et pas seulement en fonction de l'activité. L'acquisition de nouveaux comptes va également compenser la baisse prévisible du nombre de transactions.

Pour ce qui est des grandes lignes de 2008   (de septembre 2007 à septembre 2008! ), le Baromètre indique que 64% des entreprises ont maintenu ou réduit leurs dépenses.   Certes, elles l'expliquent par le ralentissement économique, mais aussi par la meilleure gestion des politiques voyages et des achats.    Elles sont 57% à avoir recours aux agences pour obtenir des tarifs négociés et un outil de réservation en ligne.

71% des entreprises négocient au plan international, notamment en matière d'aérien et d'hôtellerie, qui représentent les deux postes de dépenses les plus importants. 91% disposent d'une politique voyages uniforme, avec un renforcement de la sécurité des voyageurs et une démarche anti-pollution (préférence du rail et location de voitures à consommation réduite).

 

Carlson Wagonlit Travel : une équipe multiculturelle à l'oeuvre

Cinq Américains, trois Français, un Allemand, un Britannique et un Suédois... Cinq nationalités sont représentées au sein du comité exécutif de CWT, leader du voyage d'affaires, présent partout dans le monde.

Conjoncture difficile pour le voyage d'affaires... Carlson Wagonlit Travel (CWT), le leader mondial du secteur, observe chez ses entreprises clientes une réduction des dépenses dans le domaine. Pour autant pas de gel, car c'est bien à travers le voyage d'affaires que les sociétés développent leurs relations et activités. Présent dans plus de 150 pays ou territoires, CWT compte parmi ses clients 80 groupes d'envergure mondiale, mais aussi des PME et des administrations. Ses ventes se sont élevées en 2007 à 25,5 milliards de dollars.

Promu PDG en avril, basé à Paris, l'Américain Douglas Anderson, ancien d'UPS, avait rejoint CWT un an plus tôt comme directeur financier. À ce titre, il a fortement contribué à l'élaboration du plan de développement 2010 prévoyant l'optimisation des services, la poursuite du programme d'acquisitions (10 rachats en un an) et de la croissance organique, notamment dans les zones à fort potentiel. C'est le cas de l'Asie-Pacifique, zone présidée par l'Allemand Berthold Trenkel, par ailleurs directeur du service au niveau groupe, et dirigée par le Britannique Martin Warner. Tous deux sont basés à Singapour.

C'est un Suédois, Håkan Ericsson qui, de Paris, préside l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique (EMOA) ainsi que l'Amérique latine. L'Amérique du Nord, où le groupe est deuxième derrière American Express, est pilotée par Jack O'Neill. Cet Américain, ancien PDG de Maritz Corporate Travel, est basé à Minneapolis, berceau du groupe né en 1994 d'un joint-venture entre la société familiale Carlson, qui fête cette année ses 70 ans, et le français Accor, qui s'est retiré du capital en 2006.

Le « comex » compte trois autres américains : Loren Brown, qui chapeaute l'informatique et le développement produits ; Cathy Voss, qui supervise la gestion des ventes et des comptes globaux ainsi que le département conseil ; et Mike Koetting qui pilote les relations avec les fournisseurs (aérien, rail, location de voitures, hôtellerie). La société, qui a de fortes racines en France, compte dans son staff trois Français. Marc Karako dirige les finances de la société non cotée, détenue par Carlson (55 %) et le fonds américain One Equity partners (JPMorgan Chase). DRH du groupe, Philippe Vinay gère un effectif de 22 000 salariés, tandis qu'Isabelle Koch dirige, elle, la communication institutionnelle et le marketing.

 

Egencia publie ses prévisions 2009

Le spécialiste du voyage d'affaires Egencia a publié son baromètre des tendances pour l'année 2009, en s'appuyant sur l'étude de vingt marchés spécifiques. Première conclusion: les tarifs des déplacements professionnels devraient connaître un impact modéré l'année prochaine : «Bien qu'il existe une pression notable qui pourrait conduire à une augmentation des tarifs, nous pensons que la baisse de la demande couplée à  un certain nombre d'autres facteurs pourrait entraîner une croissance nulle des prix des billets d'avion et des nuitées hôtelières » a estimé dans un communiqué Rob Greyber, Senior vice président Amérique du Nord pour Egencia. Sur le marché domestique américain, les prix des billets d'avions devraient ains! i reculer de  9 à 13% pour Denver, de 2 à 6% pour Los Angeles ou encore de 1 à 5% pour San Francisco. Sur les marchés internationaux, le spécialiste du voyage d'affaires anticipe une baisse des tarifs de 11 à 15% pour Paris, une contraction de 4 à 8% pour Londres et de 11 à 15% pour Toronto.
Sur ces marchés, les tarifs hôteliers devraient aussi connaître  quelques reculs : selon Egencia, l'hôtellerie parisienne devrait afficher des tarifs en recul de 0 à 4% l'année prochaine, même chose pour Tokyo tandis que Londres se rétracte de 2 à 6%.

 

 

Le nombre de passagers aériens a décliné de 4,4% en septembre

Le nombre de passagers aériens a continué à décliner en septembre à hauteur de 4,4% selon des chiffres du IATA - International Air Transport Association. Le nombre de passagers en classe économique a reculé de 4% en septembre, après un recul de 0,1% en août.

Les billets  en première classe et classe affaires ont également reculé de 8% en septembre sur une année, conséquence du ralentissement économique particulièrement visible à la fois en Europe, au Japon et aux Etats-Unis.

L'organisation du transport aérien international a également indiqué que la confiance dans le secteur économique avait encore plus reculé en octobre qu'en septembre, ce qui laissait envisager des déclins substantiels à venir en matière de  voyages d'affaires.

 

Le résultat d'exploitation d'Air France-KLM en baisse de 44,1%

PARIS (Reuters) - Air France-KLM a publié un résultat d'exploitation de son deuxième trimestre 2008-2009 en baisse de 44,1%, pénalisé par le ralentissement économique mondial, la volatilité du pétrole et la fluctuation des taux de change, et prévoit désormais un bénéfice opérationnel "nettement positif" sur l'exercice alors qu'il espérait atteindre précédemment un milliard d'euros.
Sur la période juillet-septembre, le bénéfice d'exploitation s'est établi à 405 millions d'euros. Le résultat net retraité des éléments non récurrents a reculé de 49,1% à 244 millions pour un chiffre d'affaires en hausse de 3,2% à 6,69 milliards.
"Le résultat du trimestre est bon dans un contexte difficile, nous résistons mieux que nos concurrents à la crise grâce à la force de nos hubs (plates-formes de correspondances, ndlr)", a déclaré Pierre-Henri Gourgeon, directeur général délégué de la compagnie aérienne franco-néerlandaise, au cours d'un point presse.
Les analystes du consensus Reuters Estimates, arrêté au 19 novembre, anticipaient en moyenne un chiffre d'affaires de 6,61 milliards d'euros, un résultat opérationnel de 378,8 millions et un résultat net de 258 millions.
Dans un communiqué, le groupe précise prévoir un résultat opérationnel "nettement positif" pour l'exercice en cours.
AF-KLM avait prévenu le 24 octobre que son objectif de résultat opérationnel 2008-2009, fixé en début d'exercice à un milliard d'euros, serait "très difficile à atteindre" compte tenu de la dégradation généralisée du contexte économique mondial.
La compagnie souligne jeudi que sa situation financière reste saine dans le contexte actuel, avec une trésorerie de 4,4 milliards d'euros à fin septembre, niveau comparable à celui du 31 mars.
Pierre-Henri Gourgeon, qui succédera au P-DG Jean-Cyril Spinetta le 1er janvier prochain, a ajouté que l'impact de la récente grève des pilotes, suivie à 35%, était évalué entre 40 et 50 millions d'euros. L'estimation initiale était de 100 millions d'euros.
Les pilotes d'Air France se sont mis en grève du 14 au 17 novembre pour protester contre le relèvement de l'âge limite de leur départ à la retraite de 60 à 65 ans.

 

Air-France KLM aurait été choisie comme partenaire d’Alitalia, selon Il Sole 24 Ore

Selon le quotidien économique italien Il Sole 24 ore, plus de doute possible : c'est bien la compagnie aérienne franco-néerlandaise qui a été choisie comme partenaire par les repreneurs d'Alitalia réunis sous l'égide de la CAI. Air-France-KLM débourserait ainsi 200 millions d'euros pour prendre une part de 20% dans la compagnie transalpine. Le quotidien rajoute que le numéro un allemand Lufthansa serait encore en course «  sur le papier » bien que les dés soient jetés.

Selon Il Sole, Air France « fera tout de suite l'acquisition d'environ 20% de la nouvelle Alitalia. Le montant prévu est d'environ 200 millions d'euros, avec une augmentation de capital réservée ». Ce montant s'ajoutera au 1,1 milliard des actionnaires de la Compagnie aérienne italienne (Cai), qui compose le! capital de la nouvelle compagnie.

D'après Il Sole, le fait qu'Air France-KLM ait engagé comme conseil la banque d'affaires Mediobanca prouve aussi que la compagnie franco-néerlandaise va emporter la mise. "Mediobanca a été enrôlée par Paris pour mettre le tampon de la victoire sur le dossier Alitalia", assure le quotidien. Questionné sur ce point, Jean-Cyril Spinetta, Pdg d'Air-France KLM  a indiqué que «  c'était aux repreneurs d'Alitalia, de faire part de leur décision ».

 

Le Sénat adopte le relèvement de l’âge limite des pilotes en France

Au centre de la grève des pilotes d'Air France qui s'est achevée hier soir, le relèvement de 60 à 65 ans de l'âge limite d'activité en vol des pilotes en France a été adopté par le Sénat cette nuit. Ce relèvement avait été introduit dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009 lors de sa première lecture à l'Assemblée nationale. Les pilotes n'ont finalement pas obtenu le retrait de l'article comme ils le demandaient mais le gouvernement l'a largement amendé et la majorité sénatoriale a entériné ces changements.

Cet amendement « garantit aux pilotes la possibilité de pouvoir cesser leur activité comme aujourd'hui à 60 ans » et celle, « sur la base du volontariat, de poursuivre leur carrière entre 60 et 65 ans, avec la garantie de pouvoir, à tout moment, cesser leur activité aux mêmes conditions financières qu'actuellement ».

 

Prix des billets d’avions pour l’Outre-Mer : la mobilisation se renforce

Collectifdom et Coll'Air, les lobbies pour la baisse du prix des billets d'avion entre la métropole et les DOM, sont sortis aujourd'hui de leur réserve.  Les deux organisations ont en effet averti que les compagnies qui ne signeraient pas le projet de convention avec l'Etat s'exposeraient à une forte mobilisation des ultra-marins.  Ce projet prévoit en particulier  que les compagnies signataires s'engagent à réserver 15% de leur capacité globale sur la période du 15 juin au 15 septembre au prix le plus bas de la grille tarifaire annuelle hors promotion.  CollectifDom s'en est pris en particulier à Air Austral qu'il accuse de défendre des intérêts privés contre l'intérêt général.  Le président d'Air Austral, Gérard Ethève, avait affirmé samedi ne pas avoir enco! re arrêté de position sur la convention attendant de savoir « si le texte s'appliquera aussi aux compagnies étrangères qui desservent la zone ».

 

Sir Stelios et la direction d’easyJet en désaccord

Les relations se tendent entre la direction de la compagnie aérienne à bas coûts easyJet et son principal actionnaire, Sir Stelios Haji-Ioannou.  Ce dernier, qui souhaite une évolution de la gestion du groupe, a informé le conseil d'administration de la low cost que sa sœur Clelia venait de transférer sa propre part à easyGroup, ce qui fait monter la participation totale de la société dans la compagnie aérienne à 26,9% contre 15,6% auparavant.
Fort désormais de cette participation supérieure à 25%, Sir Stelios a demandé la nomination de deux administrateurs non-exécutifs au conseil d'administration mais ne souhaite pas prendre la présidence de la compagnie, qu'il avait abandonnée en 2002. La compagnie a expliqué qu'il y a eu des discussions récentes au sein du conseil notamment «&nbs! p;sur l'expansion à venir de la flotte dans le contexte de l'actuel climat macroéconomique », marqué par la crise.
« Le conseil a cherché a adopté une approche prudente étant donné la direction des indicateurs économiques sur son secteur, et a pris des mesures pour garder de l'argent, réduire ses projets de croissance et vendre ses surplus d'appareils », a relevé easyJet.
Mais, selon elle, « malgré cette approche déjà prudente, Sir Stelios a indiqué qu'il voulait que l'entreprise réduise encore ses commandes d'avions à venir, afin de payer des dividendes", ce que la compagnie n'a encore jamais fait en treize ans d'existence.
L'actuel président d'easyJet Colin Chandler a estimé dans le communiqué que "lui-même et les autres directeurs! non exécutifs soutenaient pleinement l'équipe de direction" tout en "espérant que le dialogue continuera avec Sir Stelios".

 

Easyjet : dissensions entre la direction et Stelios sous fond d’annuels en berne

Le désaccord entre la direction de la compagnie aérienne à bas coûts easyJet  a pris aujourd'hui une nouvelle tournure. L'actionnaire principal de la compagnie aérienne, Sir Stelios Haji-Ioannou, a en effet refusé d'approuver les comptes de la compagnie. Le différend porte principalement sur la politique d'investissements à mener dans la gestion de la flotte. Selon la direction opérationnelle de la compagnie, menée par le président Colin Chandler, « le conseil a cherché a adopter une approche prudente étant donné la direction des indicateurs économiques sur son secteur, et a pris des mesures pour garder de l'argent, réduire ses projets de croissance et vendre ses surplus d'appareils ». Sir Stelios, lui, souhaiterait une approche encore plus drastique, dans le but de dégager des dividendes, selon la compagnie. 
Ce nouvel épisode intervient alors même que la compagnie aérienne a publié aujourd'hui des résultats annuels particulièrement décevants : son bénéfice net annuel a été divisé par deux  en 2007-2008 à 83,2 millions de livres - soit 100 millions d'euros -, conséquence à la fois du ralentissement économique et du renchérissement des prix du carburant sur la période. Son chiffre d'affaires est en revanche ressorti en hausse de 31,5% à 2,36 Mds de livres, avec un gain de 17% de passagers supplémentaires sur l'exercice.

 

Ryanair menace d’annuler toutes ses liaisons vers Fuerteventura en Espagne

La compagnie aérienne à bas coûts irlandaise fait encore parler d'elle. Cette fois, Ryanair menace d'annuler l'ensemble de ses routes en partance et à destination de Fuerteventura en Espagne  en raison d'un désaccord qui l'oppose  à un groupement d'intérêt économique.  L'Agrupacion de Interès Economico Desarollo Turistico de Fuerteventura aurait ainsi manqué d'honorer un accord commercial noué avec Ryanair et destiné à promouvoir Fuerteventura comme destination touristique. Si un accord n'est pas trouvé d'ici le 6 décembre, la compagnie envisage d'annuler l'ensemble de ses vols.

 La compagnie a commencé à voler à destination de Fuerteventura en 2006 et le nombre de passagers transportés est passé de 2000 à 250 000 par an.

 

 

La Thaïlande, victime de la récession mondiale

La crise économique mondiale a d'ores et déjà des répercussions négatives sur la haute saison touristique en Thaïlande qui vient de débuter. Selon le PATA - Pacific Asia Travel Association - les mois de novembre à février ne vont pas être bons cette année. Déjà, en septembre, le nombre d'arrivées étaient en baisse de 21% sur une année.

La Thaïlande, une des principales destinations touristiques d'Asie du Sud-Est, avait reçu en 2007 près de 15 millions de visiteurs et la crise va affecter tous les segments d'activité, des grands hôtels de luxe aux petites agences de voyage en passant par les restaurants, les boutiques de souvenirs et les marchands ambulants sur les plages, selon le PATA. Outre les problèmes économiques, la Thaïlande souffre aussi de problèmes politiques chroniques! qui affectent son image : des tensions militaires ont ainsi éclaté l'été dernier avec le Cambodge voisin ainsi que des violences politiques internes au royaume.

Kongkirt Hiranyakit, président du Tourism Council of Thailand, a d'ores et déjà averti que la combinaison de tous ces facteurs pourrait entraîner 70.000 pertes d'emploi dans le tourisme.

 

 

France: le nouveau classement des hôtels sera officialisé avant la fin d'année

La réforme de la classification hôtelière,  avec la création d'une cinquième étoile, sera officialisée d'ici la fin de l'année. C'est en effet ce qu'a déclaré aujourd'hui le secrétaire d'Etat au Commerce et au Tourisme Hervé Novelli lors de l'inauguration du salon Equip'Hôtel.
Les établissements seront ensuite « accompagnés »pour se mettre en conformité, a-t-il précisé. « Cette classification sera créée avec les professionnels et jamais contre eux », a-t-il insisté.
« Ce sont eux (les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration, NDLR) qui vont permettre à la France de continuer à être la première destination touristique mondiale », a-t-il ajouté. Herv&eacut! e; Novelli a également rappelé que l'objectif du secteur du tourisme et de l'hôtellerie-restauration, qui représente actuellement 6,5% du PIB, était d'atteindre « 7,5% du PIB en 2020 » et de créer d'ici là « 600.000 emplois ».
Président du salon Equip'Hôtel et ancien président de l'Umih (Union des métiers de l'hôtellerie, premier syndicat de l'hôtellerie-restauration), André Daguin a de son côté rappelé que le secteur était l'un des rares qui "continuait à embaucher." "Et quand on aura la TVA à 5,5%, on embauchera encore plus", a-t-il souligné.

 

 

cFares lève 7,6 millions de dollars et nomme un nouveau CEO

Le moteur de recherche américain cFares, basé en Californie, a annoncé avoir levé 7,6 millions de dollars au travers d'un tour de table  mené par les fonds Claremont Creek Ventures et Garage Technology Ventures. La société a parallèlement annoncé le recrutement de Tom Kalinske, anciennement CEO de la société de jeux éducatifs pour enfants Leapfrog au poste de nouveau directeur général de la compagnie.