

Le responsable du collectif des sans papiers de Montreuil vient d’être arrêté et placé en centre de rétention à Bordeaux. La Préfecture de la Gironde a publié un arrêté de reconduite à la frontière à son encontre. Monsieur KEBE doit rester en France !
La Préfecture de la Gironde a publié un arrêté de reconduite à la frontière à son encontre.
C’est d’autant plus choquant que Monsieur KEBE est reconnu comme l’un des
interlocuteurs de la Préfecture de Seine-Saint-Denis pour l’examen des
situations des sans-papiers.
Parmi ses compatriotes, il a acquis la stature d’un militant des droits de l’Homme. Son propre dossier de régularisation est en cours d’instruction à la Préfecture.
Les pouvoirs publics tenteraient-ils de faire de cette intimidation un
exemple pour manifester le durcissement de leur politique à l’égard des
immigrés?
La Cgt mobilise ses organisations pour obtenir la libération immédiate
de Monsieur KEBE.
Cette demande a été effectuée auprès du Préfet tant par
l’Union départementale de la Gironde que par la Confédération.
Un recours contre l’arrêté d’expulsion est déposé au tribunal Administratif. Les pouvoirs publics doivent revoir leur position.
Monsieur KEBE doit rester en France !

Critiques sur les consignes
d'Hortefeux sur les sans-papiers
Reuters 12.09.07 | 12h46 lemonde.fr
Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a exprimé dans un communiqué "une vigoureuse protestation devant la poursuite obsessionnelle du gouvernement à maintenir un harcèlement d'Etat envers les sans-papiers".
Pour le Mrap, "cette politique est cruelle et réduit l'immigré à un objet jetable". Pierre Henry, directeur de France terre d'asile, rejette quant à lui l'option d'un objectif d'expulsions. "Cette politique mène à une impasse", dit-il dans Le Parisien, prônant des régularisations plus nombreuses.
Des personnalités du Parti socialiste ont, de même, condamné dans les médias l'approche du problème par les chiffres, estimant qu'elle faisait fi des situations humaines.
Le cabinet de Brice Hortefeux a expliqué mercredi que la réunion serait fermée à la presse et ne donnerait lieu à aucune communication. La liste des préfets concernés n'est pas rendue publique.
"Il s'agit d'une réunion de travail, le ministre souhaite échanger et mobiliser ces préfets, car, en effet, les résultats doivent être améliorés", a-t-on précisé mardi au cabinet.
Le ministre a admis qu'avec 11.000 éloignements d'étrangers sans papiers dans leur pays d'origine ou dans un autre État européen à la fin juillet, l'objectif de 25.000 expulsions fixé pour 2007 par Nicolas Sarkozy serait difficile à atteindre.
"JE VEUX DU CHIFFRE !"
Selon le magazine Le Point, Brice Hortefeux se serait fait sermonner par le chef de l'Etat lors d'une réunion le 20 août. "Je veux du chiffre ! C'est un engagement de campagne. les Français m'attendent là-dessus. je veux que l'on mobilise pour être plus efficace", aurait dit le président.
Brice Hortefeux se heurte à plusieurs obstacles, en particulier l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l'Union européenne en janvier dernier, qui ouvre aux citoyens de ces pays des droits plus importants en terme d'entrée et de séjour en France, et empêche leur expulsion.
L'action d'associations et d'élus de gauche pour empêcher l'expulsion de sans-papiers reste forte, malgré les avertissements envoyés par courriers préfectoraux à des élus de l'Oise et du Maine-et-Loire. L'aide au séjour irrégulier est un délit pénal.
Les problèmes viennent aussi d'Air France où les syndicats demandent à la direction de refuser de coopérer dans les procédures de reconduite à la frontière, après des incidents.
Le 4 septembre, le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a relaxé deux Français poursuivis pour "incitation à la rébellion" après s'être interposés, avant le départ d'un vol d'Air France Paris-Bamako, entre des policiers et des Maliens qui s'opposaient à leur expulsion.
Des incidents survenus le 16 août à l'aéroport de Conakry en Guinée, où six policiers français qui reconduisaient des sans-papiers avaient été molestés, ont conduit le syndicat Unsa-Police (majoritaire, classé à gauche) à demander l'ajournement des missions d'escorte.
Un grave incident survenu à Amiens (Somme) fin août, lorsque le fils d'une famille de sans-papiers russes a été grièvement blessé en tombant de la fenêtre du logement familial lors d'une opération d'arrestation, a aussi alimenté les critiques.
Le nombre d'immigrés en situation irrégulière en France est, selon des évaluations gouvernementales, de 200.000 à 400.000 personnes. La plupart travaillent, en particulier dans le bâtiment et la restauration. En juin, deux clandestins d'origine malienne ont ainsi été arrêtés sur le chantier de restauration de la Lanterne, à Versailles (Yvelines), résidence officielle du Premier ministre utilisée par Nicolas Sarkozy.

grâce à la bronca des passagers
Les passagers d'un vol d'Air France à destination de Lomé ont réussi à
éviter l'expulsion de deux sans-papiers jeudi.
Témoignage.
Deux sans-papiers qui devaient être expulsés vers Lomé, au Togo, ont
obtenu un répit grâce à la solidarité d'une partie des passagers du vol
d'Air France. Cette procédure d'expulsion, en voie de banalisation,
devient vite insupportable, inacceptable lorsque on se retrouve embarqué
dans cette galère peu reluisante. C'était mon cas, et voici mon témoignage.
Aéroport Charles de Gaulle, terminal 2C. Vol AF848 en partance pour Lomé,
13h20 le jeudi 16 août. Pour une fois il fait beau à Paris, et là où l'on
va le soleil nous attend, vacances ! Ce vol d'Air France à destination du
Togo est quasiment complet, beaucoup d'entre nous profitent de l'été pour
rendre visite à la famille.
Mais lorsqu'on monte dans l'avion, notre humeur de vacanciers est vite
plombée : place à la violence policière propre à la politique menée depuis
quelques années par le ministère français de l'Intérieur en matière de
reconduite à la frontière des sans-papiers. Car pour tous ceux qui sont
placés à l'arrière de l'appareil, après le sourire des hôtesses, ce sont
des cris sourds, des grognements qui nous accueillent. Des plaintes qui
proviennent des dernières rangées du milieu.
Très vite, les protestations fusent
Je distingue le visage d'une jeune femme noire, visiblement entravée, en
souffrance. Elle est entourée de deux hommes costauds, debout autour de
son siège, ils essaient de la maintenir en position assise, ils portent
des gants comme pour se protéger. Ce sont des policiers en civil. Chair de
poule. Me voilà en état de choc, non pas dans un mauvais scénario mais
dans la réalité -hélas en voie de banalisation- d'une expulsion forcée.
La colère monte en moi, mais il faut parer au plus pressé : expliquer à
mon enfant âgé de 5 ans ce qui se passe. Devant nous, une petite fille
pleure déjà. Autour, l'énervement le dispute à l'incrédulité. Très vite,
les protestations fusent. "Pas question de supporter ces cris pendant six
heures de vol", en écho : on a payé assez cher pour voyager sur Air
France, on veut un vol dans des conditions normales. Considérations
sanitaires d'un passager âgé de plus de 50 ans : "Je suis cardiaque, je ne
veux pas risquer un accident cardiovasculaire."
Les langues se délient. En mina de préférence. Dans ce patois parlé à Lomé
(dérivé de la langue ewé) les hommes s'interpellent et le ton monte. Et il
n'y a pas que des réactions de "clients de la compagnie Air France", mais
aussi tout simplement de l'indignation. Nous voilà complices par la force
d'une politique et d'une procédure d'expulsion que la plupart d'entre nous
réprouvent.
Un policier passe pour faire un peu de "com". Plutôt "sympa," il nous
explique la situation : "Cet homme et cette femme a priori originaire de
République démocratique du Congo sont arrivés avec de faux papiers, ils
sont là depuis douze jours, alors on est obligé de les ramener par la
compagnie sur laquelle ils sont entrés en France et dans le pays d'où ils
sont partis."
"Si vous ne leur donnez pas de papiers ils sont bien obligés d'en acheter
des faux", rétorque mon voisin, goguenard. Les échanges sont encore polis
et le rire qui ponctue les commentaires faits en français ou en mina
trompe peut-être le "gentil" policier venu calmer le jeu. En fait, la
tension monte.
Un couple part négocier avec le commandant de bord
Dans le fond, les geignements continuent, une passagère psychologue parle
doucement à la jeune femme pour la calmer mais elle explique qu'elle veut
rester en France à tout prix, pas question pour elle de retourner en RDC.
Son compagnon d'infortune a ses habits déchirés. Leur rébellion a
contaminé l'ensemble des voyageurs installés à proximité.
Deux enfants voyageant seuls, à deux pas des deux malheureux, sont en
larmes. Pères ou mères s'insurgent. Le personnel naviguant est visiblement
de plus en plus en difficulté pour gérer la situation. Bien avant que la
colère ne gronde, des passagers ont entrepris une démarche discrète. M. et
F., un couple franco togolais qui rentre chaque année au pays, sont allés
voir le commandant de bord, pour exiger qu'il fasse débarquer ces
passagers "malgré eux". Lui seul a le pouvoir de débloquer la situation.
Quand il arrive enfin pour constater de visu une ambiance survoltée, les
passagers sont partagés entre le soulagement d'avoir un nouvel
interlocuteur de poids, et l'exaspération face à des policiers bien
décidés à mener leur mission jusqu'au bout. "Vous verrez, quand on aura
décollé, ils vont se calmer, on a l'habitude", proclame l'un d'entre eux.
Comme si nous avions envie de nous "habituer" à l'inacceptable !
La patrie des droits de l'homme en prend un coup dans les propos tenus par
les plus remontés. Un jeune homme s'énerve. Son aîné demande du champagne
pour tout le monde ! Rires à nouveau. Un passager utilise son portable
pour prendre des photos. Un autre prend à partie une policière noire de
peau : "Comment pouvez vous infliger ce traitement à vos frères ?"
L'échange est poli mais tendu. "Je ne suis pas raciste", répond-elle. "Je
ne vous ai pas accusé de racisme", rétorque le passage. Enfin la décision
du seul maître à bord, le commandant, tombe : les sans-papiers sont
débarqués. L'opération d'expulsion par la force est annulée. Vague
d'applaudissements. On a réussi !
La PAF monte à bord, et débarque quatre passagers
Réussi quoi, au fait ? Les deux expulsables seront sans doute acheminés
sur un autre vol. A moins que ce répit ne leur offre une nouvelle chance.
On a réussi au moins à prouver que la protestation, ça marche. Une
mauvaise joie qui devient vite amère, car la PAF (police de l'air et des
frontières en habit) est appelée en renfort. Douze à quinze agents montent
à bord.
Démonstration de force à l'égard des vilains passagers solidaires. Quatre
d'entre nous sont débarqués : le voisin immédiat des sans papiers -dont le
seul tort est de ne pas avoir supporter l'insupportable imposé par
l'attribution des places au moment de l'embarquement-, le photographe,
celui qui a pris à partie la jeune policière noire, ainsi que le jeune
homme le plus énervé.
Pour eux, il y a un prix à payer : garde à vue assurée, poursuites
judiciaires éventuelles pour "trouble à l'ordre public" ou "outrage à
agent de la force publique", difficulté à conserver des papiers s'ils
n'ont pas la nationalité française, et une perte sèche pour le voyage :
leur billet est définitivement perdu, "ils risquent même d'être classés
indésirables sur les vols d'Air France", explique le commandant.
Constant dans sa volonté d'apaisement, il revient nous voir après le
décollage pour expliquer la position d'Air France, -de fait réquisitionné
par le ministère de l'Intérieur-, ses devoirs en tant que commandant de
bord, et bien sûr son devoir de réserve sur ses positions personnelles !
Commentaire moins politiquement correct de l'un des membres de l'équipage
: depuis la présidentielle, les mesures de rétorsion à l'égard des
passagers solidaires des expulsés sont de plus en plus courantes.
Révoltés par la procédure d'expulsion, écoeurés par le sort réservé à
quatre d'entre nous (dont nous ne connaissons même pas les noms !), nous
décidons de ne pas en rester là. Un projet de lettre ouverte à Air France
circule, rendez-vous est pris à Lomé pour finaliser le texte. Etonnamment,
plusieurs membres de l'équipage nous encouragent : "Faites le savoir, nous
ne pouvons rien dire, mais franchement, on n'en peut plus." Des propos
livrés bien sûr sous couvert d'anonymat.
une passagère du vol AF 848
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Un bagagiste de Roissy a assisté à l'expulsion ratée au départ du vol
Paris-Lomé jeudi, que l'une des passagères a raconté sur Rue89. Il
témoigne de son quotidien.
"Je travaille sur Roissy, je livre les bagages qui doivent arriver
rapidement (en transit en général) aux avions. J'étais là ce jeudi [le 16
août 2007, ndlr] et j'ai livré ce vol [AF 848 Paris-Lomé, ndlr] à Charlie
[terminal 2C, ndlr]. J'ai vu les camions de police au bas de l'avion,
comme chaque fois qu'un expulsé est "invité" par Air France, ou qu'un
touriste doit être intercepté à sa descente d'avion.
"Les hôtesses et agents d'Air France sont contre ces expulsions"
"Je peux vous affirmer que dans ma journée de huit heures, il y a
facilement 10% des vols contenant des expulsés. Pas seulement les vols
africains, mais aussi asiatiques (en passant par la China Airlines) ou les
vols sud-américains (plus rarement). Rare sont les expulsions qui se
finissent de la manière décrite dans ce reportage malheureusement. Ce que
je peux vous affirmer par contre, c'est que les hôtesses et agents d'Air
France sont totalement contre ces expulsions.
"Plusieurs raisons à cela, l'image de la société est ternie et leur
travail en dépend entièrement (pourquoi payer deux fois le prix d'un
billet sur une autre compagnie si ce n'est pour l'image de voyager sur Air
France...). De plus, leur travail devient de ce fait plus difficile aussi.
Expliquer aux passagers qu'ils n'y sont pour rien et que ceci leur est
imposé par le siège doit être pesant. Il y a peu, ils ont fait une grève,
demandant aux actionnaires de refuser les reconduites par leur compagnie.
La réponse ne fut pas longue, les actionnaires s'en moquent. Donc cela
continuera.
"Des passagers désormais classés client à risque"
"Pour ce qui est des gens qui ont été arrêtés dans l'avion, ce sera un peu
compliqué. Pas de remboursement du billet (vu qu'ils seront sûrement
classés comme client à risque). Sans parler du fait qu'Air France pourra
peut-être porter plainte contre eux pour avoir retardé l'avion (1 minute
de retard coûte 1200 euros aux compagnies), sauf si Air France déroge à
cette règle, ayant Roissy comme hub.
"En tout cas, je n'aurais jamais cru que travailler à Roissy était aussi
éprouvant mentalement. Physiquement, on s'en doute forcément en signant,
tous les matériels sont lourds. Mais voir des expulsés en pleurs dans les
voitures de police ou pire, un cadavre sorti du train d'atterissage d'un
avion (c'est encore arrivé il y a peu de temps sur un vol venant
d'Abidjian), c'est assez dur."
Un bagagiste qui restera anonyme pour éviter de perdre son badge sur un
faux prétexte.
(...)
Texte permanent et (vos) infos complémentaires ici :
http://tinyurl.com/36y88s ou
http://desmotscratie.net/post/2007/08/24/Expulsions-vers-Lome-avortee-%3A-te
moignages-passager-et-bagagiste

Le 5 juillet, au cours du CCE durant lequel cette motion a été adoptée, le PDG Jean-Cyril Spinetta a en outre affirmé qu'il se "passerait bien" de ces expulsions, selon un compte-rendu consulté mercredi par l'AFP, confirmé par trois élus au CCE et que la direction d'Air France a qualifié de juridiquement "sans valeur".
"Ce n'est pas par préoccupation commerciale, nous nous en passerions bien et les coefficients de remplissage d'Air France sur l'Afrique sont là pour démontrer que nous n'avons pas besoin de ces clients-là", affirme notamment le PDG d'Air France.
"Si le gouvernement (...) décidait de passer par un autre système qu'Air France, je m'en réjouirais personnellement", ajoute-t-il.
Dans leur motion, les élus avaient pour leur part demandé aux actionnaires "de se prononcer pour l'arrêt de l'utilisation des avions du groupe Air France-KLM pour les expulsions d'étrangers qui nuisent à l'image de la compagnie et à la sécurité des vols".Cet appel, adopté par 12 élus représentant les syndicats CFDT, CGT, FO et CGC, rejoints ensuite par les syndicats de pilotes Alter et Spaf (minoritaires), n'a pas été signé par les deux syndicats majoritaires chez les pilotes, stewards et hôtesses - AF-Alpa et Alliance-PNC -, bien que le deuxième ait admis un "malaise" chez ces derniers.
Il n'en reste pas moins nouveau: auparavant, seuls Alter, Sud ou encore la CGT s'étaient prononcé ouvertement contre ces expulsions.
"C'est une manière d'alerter les actionnaires qui sont là pour gagner de l'argent sur un problème qui est aussi commercial.
Les expulsions sont très mauvaises pour l'image de marque d'Air France", a déclaré à l'AFP Philippe Decrulle, élu CFDT du CCE.
"Le ras-le-bol des employés de la compagnie est de plus en plus perceptible.
Il y a de plus en plus de vols annulés et de passagers qui terminent devant le tribunal parce qu'ils ont pris fait et cause pour le reconduit", a-t-il ajouté.
Cette motion s'inscrit dans le contexte d'une mobilisation accrue contre les expulsions (suscitée depuis 2006 par le Réseau éducation sans frontières) et d'une volonté gouvernementale d'augmenter le nombre d'expulsions, avec un objectif de 25.000 en 2007.
Dans un communiqué, les syndicats déjà mentionnés demandent donc "un moratoire sur les transports d'expulsés", évoquant aussi "les scènes d'une extrême violence" subies par les passagers lors des incidents provoqués par la répression d'expulsés récalcitrants ou les remontrances de passagers solidaires.
Selon RESF, Air France est la première compagnie utilisée pour les expulsions, notamment de par ses dessertes des pays d'origine.
Le ministère de l'Intérieur, qui n'a pas voulu communiquer de chiffres, n'a pas confirmé.Mercredi, le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux a déclaré que sur les 6.000 "éloignements" intervenus entre janvier et mai 2007 par voie aériennne, seulement "4,6%" avaient posé des "difficultés".
Il "n'appartient pas à Air France de remettre en cause de telles décisions prises dans le cadre d'un Etat de droit", a réagi mercredi la compagnie.
L'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam) a elle appelé l'Etat à "utiliser ses propres moyens", notamment pour des "raisons de sécurité".