Homoparentalité
Tentative d'approche d'un sujet polémique.
Le pour et le contre sont évoqués.
Voir en fin de page :
En
parler avec la CGT
L'homoparentalité désigne le lien de droit ou de fait
qui lie un enfant ou des enfants à un couple d'homosexuels.
Forcément différente des nombreuses autres constructions familiales, l'homoparentalité partage tout de même des points communs :
Parentalité, couple et procréation ne sont pas nécessairement synonymes ;
coexistence des parents sociaux, qui n’ont pas conçu l’enfant mais se conduisent comme des parents, et des parents biologiques ; la vie sexuelle ne préjuge pas des compétences parentales.
L'homoparentalité soulève de nombreuses questions, notamment dues au regard que porte la société : transparence sur les origines biologiques de l'enfant, coexistence de parents naturels et de parents sociaux et la place de ces derniers ; mais la plupart ne sont pas pour autant spécifiques et traversent également d'autres formes familiales telles que les familles adoptives, famille monoparentales, famille recomposées.
Notions
Même si l'accroissement du nombre de familles monoparentales ou recomposées a fortement changé le schéma classique composé d'un père, d'une mère et des enfants, les familles homoparentales présentent des schémas plus complexes que les familles hétérosexuelles.
Rappelons néanmoins que cette conception de la famille, que l'on appelle famille nucléaire, est une conception relativement récente, développée au XIXème siècle dans la société occidentale.
On a auparavant, par exemple au moyen âge en occident, un modèle de famille élargie qui comprend aussi les grands parents.
En Grèce antique, la famille regroupe aussi les esclaves devant obéir au Pater Familias.
Afin d'obtenir une reconnaissance légale des familles homoparentales, les associations devaient d'abord créér (ou reprendre) des notions pour définir l'ensemble des acteurs qui composent la famille et qui profitent également à tous les schémas familiaux contemporains où procréation, parentalité et relation de couple ne se superposent pas nécessairement.
Coparentalité : projet de parentalité impliquant un homme et une femme, dont l'un au moins est homosexuel, et leurs partenaires éventuels.
Parent biologique : synonyme de parent génétique.
Parent légal : parent biologique qui a reconnu l’enfant (qu'il exerce ou non l’autorité parentale) ou parent adoptif.
Mère pour autrui : femme portant l'enfant d'un homme qui en est le père ; elle peut être la mère biologique de l'enfant ou non.
Parent social : personne qui se comporte comme parent sans avoir le statut de parent légal.
Il peut s’agir selon qu'elle ait participé ou non au projet parental d’un :
beau-parent : personne se conduisant comme un parent vis-à-vis de l'enfant ;
co-parent : parent légal dans un projet de coparentalité ou partenaires desdits parents légaux ;
second parent : partenaire homosexuel qui participe à l'éducation de l'enfant lorsqu’il n’y a qu’un seul parent légal.
Formes
L'homoparentalité, qui implique la présence d’au moins un parent homosexuel, regroupe plusieurs situations familiales différentes et que l'on classe selon l'origine des enfants :
Unions hétérosexuelles antérieures
L’un des parents biologiques de l’enfant vit maintenant avec une personne du même sexe (ou le souhaite).
Parfois le partenaire du parent agit comme un parent social, en s’investissant dans l’éducation et les soins portés à l’enfant, qu’il aime indépendamment de la filiation.
Se pose alors la question du statut du tiers, du beau-parent, avec lequel les parents légaux pourraient éventuellement partager l’autorité parentale.
Cette question se pose aussi chez les couples hétérosexuels même si, dans ce contexte, la reconnaissance de l’enfant peut se faire par grâce à un acte de notoriété au moyen de preuves et témoignages devant un notaire ou le tribunal d’instance (possession d’état) ou bien un jugement, une déclaration devant un officier d'état-civil ou un notaire (acte authentique).
Adoption par une seule personne
Si la personne vit en couple, les enfants ont une filiation légale unique alors qu’ils sont élevés de fait, et souvent voulus, par deux parents.
Mais les enfants peuvent être privés des liens qu’ils ont tissés avec la personne qui n’est pas leur parent légal, en cas de décès ou de séparation.
On notera que cette situation concerne aussi les concubins hétérosexuels mais ils ont la possibilité de se marier pour adopter à deux.
Dans les cas où l'homoparentalité n'est pas reconnue, l'adoption par un seul des membres du couple est parfois possible (c'est le cas en France, où l'adoption par un « célibataire » est possible mais pas par un couple lié par un PACS).
Cette solution est toutefois souvent rendue difficile par les services d'adoption pour les personnes affichant leur homosexualité et nécessite, si l'on veut dissimuler son homosexualité, de mentir sur son orientation sexuelle voire de nier l'existence d'un compagnon ou d'une compagne dans le cas d'un célibataire déclaré comme tel (auprès des services des impôts, par exemple) mais vivant, de fait, en couple.
Exceptionnellement, l'adoption simple a pu être utilisée en France, afin de créer des liens de filiation entre un enfant et le partenaire de même sexe d'un parent sans mettre fin au lien de parenté légal avec ce parent.
L'adoptant exerce alors seul l'autorité parentale.
Toutefois un arrêt rendu par la Cour de cassation le 24 février 2006 modifie l'état de la jurisprudence : il reconnaît pour la première fois à deux femmes qui vivent une relation stable et harmonieuse le droit d'exercer en commun l'autorité parentale sur deux enfants qu'elles élèvent ensemble depuis leur naissance : la mère seule titulaire de l'autorité parentale délègue alors tout ou partie de l'exercice de cette autorité à sa partenaire.
Procréation médicalement assistée
Comme dans l’adoption par une seule personne, les enfants n’ont ici qu’un seul parent légal et leurs liens avec le « second parent », ne sont pas protégés en particulier en cas de séparation, de décès ou d’invalidité.
L'homosexualité pouvant être considérée comme une forme parmi d'autres de stérilité du couple, la PMA pourrait tout simplement être autorisée dans le cadre d'une union homosexuelle par la loi française au même titre qu'elle l'est pour les couples mariés.
Dans la plupart des familles homoparentales, aucune des composantes de sa conception n’est cachée à l’enfant et, par cohérence avec la transparence des origines biologiques qui font qu’un enfant naît d’un homme et d’une femme, le « second-parent » de même sexe ne se fait pas passer pour un parent géniteur.
La loi française interdit l’insémination avec donneur aux personnes seules ou homosexuelles et interdit le recours à la maternité pour autrui (mère porteuse).
Projet de coparentalité
Il y a là de deux à quatre personnes autour du berceau de l’enfant : les parents naturels c’est-à-dire une mère lesbienne et/ou un père gay, et leurs éventuels partenaires, ce qui permet la présence conjointe de figures paternelle et maternelle.
À la différence des beaux-parents qui arrivent dans un second temps, les partenaires sont des co-parents, car ils sont prêts à s’engager vis-à-vis de l’enfant dès sa conception. Ils assurent le quotidien comme les parents naturels et se sentent des parents à part entière même s’ils n’en ont pas le statut légal.
Pays où l'adoption par deux personnes de même sexe est permise
Actuellement, l'adoption conjointe (y inclus lorsqu'un des partenaires est parent biologique) est autorisée dans les pays et territoires suivants :
Angleterre et Pays de Galles depuis le 30 décembre 2005, d'après la transposition d'une loi de novembre 2002.
Australie
Australie occidentale
Territoire de la capitale australienne (Canberra)
Belgique
Canada
Colombie-Britannique
Manitoba
Nouvelle-Écosse
Ontario
Québec
Saskatchewan
Terre-Neuve-et-Labrador
Territoires du Nord-Ouest
États-Unis
Californie
Massachusetts
New Jersey
New York
Nouveau-Mexique
Ohio
District de Colombie (Ville de Washington)
Vermont
Washington
Wisconsin
Espagne
Pays-Bas
Suède
L'adoption de l'enfant du partenaire de même sexe (création d'une double parentalité légale des deux partenaires) est autorisée (sous des conditions divergentes) dans les pays et territoires suivants :
Alberta (Canada)
Allemagne
Danemark
Islande
Israël
Norvège
Tasmanie (Australie)
Controverses sur l'homoparentalité
Arguments donnés par les défenseurs de l'homoparentalité
Égalité de tous devant la loi
Combler un vide juridique : il existe des familles dont les "parents sociaux" sont un couple homosexuel.
Aucune étude n'a pu démontrer que les enfants élevés dans des familles monoparentales sont moins heureux que les autres et connaissent des difficultés à s'adapter socialement, ce qui contredit l'argument des opposants à l'homoparentalité, pour qui les enfants auraient besoin d'un père et d'une mère pour se structurer psychologiquement.
Soulignons que ces etudes sont extremement parcellaires, faites dans des milieux socialement tres particuliers, n'ont en aucun cas le recul d'une generation au moins pour juger de l'evolution des enfants, et ne sont bien evidemment pas reproductibles.
La parentalité biologique complète n'est pas nécessaire au développement psycho-social du jeune.
Que les parents sociaux soient les parents biologiques ou non a moins d'influence que les types d'autorités utilisés dans l'éducation (démocratique, autoritaire ou permissif).
Nombre de familles dans différentes cultures confient "à vie" leurs enfants à d'autres.
Precisons cependant qu'en Afrique Noire, les comportements sociaux 'alternatifs' sont en general fermement, et parfois meme violemment, reprimes.
De même, rien ne montre que les enfants de parents homosexuels deviendraient plus souvent homosexuels que les enfants de parents de sexe différent.
Ni même que cela influe sur leur acceptation de l'homosexualité dans leur future vie sociale.
Bien des problèmes évoqués sont uniquement liés au caractère "inavouable" du statut de leurs parents face à une société qui serait encore intolérante, toutefois les modèles sociaux de famille évoluent.
Des problèmes psychologiques peuvent survenir à l'adolescence, mais certains estiment qu'ils ne sont pas différents de ceux vécus par les autres enfants quand s'opère le développement de l'identité personnelle indépendante de celle des parents.
Les problèmes d'identité des adolescents ne sont pas inhérents au statut des parents, cette phase se passant de façon tout à fait normale par un rejet affiché des parents, et une prise d'autonomie transgressive destinée à tester les degrés de liberté dont les enfants disposent pour former leur propre personnalité de futur adulte.
Ces périodes de conflits sont aussi délicates ou difficiles pour l'adolescent de parents homosexuels que pour les enfants de parents hétérosexuels.
Arguments donnés par les opposants à l'homoparentalité
La société humaine est basée sur la différenciation entre hommes et femmes or un enfant élevé par deux personnes du même sexe n'est pas confronté au quotidien aux deux genres (la situation est la même dans le cas des familles monoparentales).
Cette notion est un renversement de perpective, car elle fait passer le droit a l'enfant pour tout adulte, avant le droit pour tout enfant a avoir une famille 'quelconque', c'est a dire que la personne prioritaire n'est plus l'enfant sans défenses, mais l'adulte qui souhaite assouvir un désir, quitte a prendre certains risques au detriment eventuel de l'enfant.
Autrement dit, l'enfant n'est plus un sujet, que les adultes ont le devoir de proteger, mais un objet, dont les adultes peuvent disposer comme bon leur semble.
Les personnes contre l'homoparentalité ne denient pas pour la plupart l'amour sincère que peuvent avoir deux personnes de même sexe pour un enfant.
Mais un enfant a aussi besoin de répères psychiques et sociaux qui ne lui seraient pas ou moins apportés, selon eux, par un couple homosexuel.
Nécessité et droit pour l'enfant de connaître ses géniteurs.
En 2004, il y avait en France 23 000 couples en attente d’adoption tandis que 5 fois moins d’enfants étaient en attente d’être adopté (environ 5000).
Au lieu d’augmenter encore le nombre de couples attendant d’adopter, la life parade propose une réforme des procédures d’adoption afin que l’ensemble des orphelins puissent trouver rapidement une famille d’accueil.
Aujourd'hui seuls 13 sur 226 pays ont donné le droit d'adopter aux couples de personnes de même sexe.
Un certain nombre d'etudes tendent à montrer les risques de l'homoparentalité pour les enfants
Les etudes faites sur le sujet n'ont aucune valeur car elles n'ont pas le recul necessaire (Au moins une generation), concernent un tres petit nombre de 'foyers' (Non representatifs statistiquement). et ne sont pas reproductibles, s'agissant de 'cobayes' humains dont on ne dispose pas du consentement.
Forcément différente des nombreuses autres constructions familiales, l'homoparentalité partage tout de même des points communs :
Parentalité, couple et procréation ne sont pas nécessairement synonymes ;
coexistence des parents sociaux, qui n’ont pas conçu l’enfant mais se conduisent comme des parents, et des parents biologiques ; la vie sexuelle ne préjuge pas des compétences parentales.
L'homoparentalité soulève de nombreuses questions, notamment dues au regard que porte la société : transparence sur les origines biologiques de l'enfant, coexistence de parents naturels et de parents sociaux et la place de ces derniers ; mais la plupart ne sont pas pour autant spécifiques et traversent également d'autres formes familiales telles que les familles adoptives, famille monoparentales, famille recomposées.
Notions
Même si l'accroissement du nombre de familles monoparentales ou recomposées a fortement changé le schéma classique composé d'un père, d'une mère et des enfants, les familles homoparentales présentent des schémas plus complexes que les familles hétérosexuelles.
Rappelons néanmoins que cette conception de la famille, que l'on appelle famille nucléaire, est une conception relativement récente, développée au XIXème siècle dans la société occidentale.
On a auparavant, par exemple au moyen âge en occident, un modèle de famille élargie qui comprend aussi les grands parents.
En Grèce antique, la famille regroupe aussi les esclaves devant obéir au Pater Familias.
Afin d'obtenir une reconnaissance légale des familles homoparentales, les associations devaient d'abord créér (ou reprendre) des notions pour définir l'ensemble des acteurs qui composent la famille et qui profitent également à tous les schémas familiaux contemporains où procréation, parentalité et relation de couple ne se superposent pas nécessairement.
Coparentalité : projet de parentalité impliquant un homme et une femme, dont l'un au moins est homosexuel, et leurs partenaires éventuels.
Parent biologique : synonyme de parent génétique.
Parent légal : parent biologique qui a reconnu l’enfant (qu'il exerce ou non l’autorité parentale) ou parent adoptif.
Mère pour autrui : femme portant l'enfant d'un homme qui en est le père ; elle peut être la mère biologique de l'enfant ou non.
Parent social : personne qui se comporte comme parent sans avoir le statut de parent légal.
Il peut s’agir selon qu'elle ait participé ou non au projet parental d’un :
beau-parent : personne se conduisant comme un parent vis-à-vis de l'enfant ;
co-parent : parent légal dans un projet de coparentalité ou partenaires desdits parents légaux ;
second parent : partenaire homosexuel qui participe à l'éducation de l'enfant lorsqu’il n’y a qu’un seul parent légal.
Formes
L'homoparentalité, qui implique la présence d’au moins un parent homosexuel, regroupe plusieurs situations familiales différentes et que l'on classe selon l'origine des enfants :
Unions hétérosexuelles antérieures
L’un des parents biologiques de l’enfant vit maintenant avec une personne du même sexe (ou le souhaite).
Parfois le partenaire du parent agit comme un parent social, en s’investissant dans l’éducation et les soins portés à l’enfant, qu’il aime indépendamment de la filiation.
Se pose alors la question du statut du tiers, du beau-parent, avec lequel les parents légaux pourraient éventuellement partager l’autorité parentale.
Cette question se pose aussi chez les couples hétérosexuels même si, dans ce contexte, la reconnaissance de l’enfant peut se faire par grâce à un acte de notoriété au moyen de preuves et témoignages devant un notaire ou le tribunal d’instance (possession d’état) ou bien un jugement, une déclaration devant un officier d'état-civil ou un notaire (acte authentique).
Adoption par une seule personne
Si la personne vit en couple, les enfants ont une filiation légale unique alors qu’ils sont élevés de fait, et souvent voulus, par deux parents.
Mais les enfants peuvent être privés des liens qu’ils ont tissés avec la personne qui n’est pas leur parent légal, en cas de décès ou de séparation.
On notera que cette situation concerne aussi les concubins hétérosexuels mais ils ont la possibilité de se marier pour adopter à deux.
Dans les cas où l'homoparentalité n'est pas reconnue, l'adoption par un seul des membres du couple est parfois possible (c'est le cas en France, où l'adoption par un « célibataire » est possible mais pas par un couple lié par un PACS).
Cette solution est toutefois souvent rendue difficile par les services d'adoption pour les personnes affichant leur homosexualité et nécessite, si l'on veut dissimuler son homosexualité, de mentir sur son orientation sexuelle voire de nier l'existence d'un compagnon ou d'une compagne dans le cas d'un célibataire déclaré comme tel (auprès des services des impôts, par exemple) mais vivant, de fait, en couple.
Exceptionnellement, l'adoption simple a pu être utilisée en France, afin de créer des liens de filiation entre un enfant et le partenaire de même sexe d'un parent sans mettre fin au lien de parenté légal avec ce parent.
L'adoptant exerce alors seul l'autorité parentale.
Toutefois un arrêt rendu par la Cour de cassation le 24 février 2006 modifie l'état de la jurisprudence : il reconnaît pour la première fois à deux femmes qui vivent une relation stable et harmonieuse le droit d'exercer en commun l'autorité parentale sur deux enfants qu'elles élèvent ensemble depuis leur naissance : la mère seule titulaire de l'autorité parentale délègue alors tout ou partie de l'exercice de cette autorité à sa partenaire.
Procréation médicalement assistée
Comme dans l’adoption par une seule personne, les enfants n’ont ici qu’un seul parent légal et leurs liens avec le « second parent », ne sont pas protégés en particulier en cas de séparation, de décès ou d’invalidité.
L'homosexualité pouvant être considérée comme une forme parmi d'autres de stérilité du couple, la PMA pourrait tout simplement être autorisée dans le cadre d'une union homosexuelle par la loi française au même titre qu'elle l'est pour les couples mariés.
Dans la plupart des familles homoparentales, aucune des composantes de sa conception n’est cachée à l’enfant et, par cohérence avec la transparence des origines biologiques qui font qu’un enfant naît d’un homme et d’une femme, le « second-parent » de même sexe ne se fait pas passer pour un parent géniteur.
La loi française interdit l’insémination avec donneur aux personnes seules ou homosexuelles et interdit le recours à la maternité pour autrui (mère porteuse).
Projet de coparentalité
Il y a là de deux à quatre personnes autour du berceau de l’enfant : les parents naturels c’est-à-dire une mère lesbienne et/ou un père gay, et leurs éventuels partenaires, ce qui permet la présence conjointe de figures paternelle et maternelle.
À la différence des beaux-parents qui arrivent dans un second temps, les partenaires sont des co-parents, car ils sont prêts à s’engager vis-à-vis de l’enfant dès sa conception. Ils assurent le quotidien comme les parents naturels et se sentent des parents à part entière même s’ils n’en ont pas le statut légal.
Pays où l'adoption par deux personnes de même sexe est permise
Actuellement, l'adoption conjointe (y inclus lorsqu'un des partenaires est parent biologique) est autorisée dans les pays et territoires suivants :
Angleterre et Pays de Galles depuis le 30 décembre 2005, d'après la transposition d'une loi de novembre 2002.
Australie
Australie occidentale
Territoire de la capitale australienne (Canberra)
Belgique
Canada
Colombie-Britannique
Manitoba
Nouvelle-Écosse
Ontario
Québec
Saskatchewan
Terre-Neuve-et-Labrador
Territoires du Nord-Ouest
États-Unis
Californie
Massachusetts
New Jersey
New York
Nouveau-Mexique
Ohio
District de Colombie (Ville de Washington)
Vermont
Washington
Wisconsin
Espagne
Pays-Bas
Suède
L'adoption de l'enfant du partenaire de même sexe (création d'une double parentalité légale des deux partenaires) est autorisée (sous des conditions divergentes) dans les pays et territoires suivants :
Alberta (Canada)
Allemagne
Danemark
Islande
Israël
Norvège
Tasmanie (Australie)
Controverses sur l'homoparentalité
Arguments donnés par les défenseurs de l'homoparentalité
Égalité de tous devant la loi
Combler un vide juridique : il existe des familles dont les "parents sociaux" sont un couple homosexuel.
Aucune étude n'a pu démontrer que les enfants élevés dans des familles monoparentales sont moins heureux que les autres et connaissent des difficultés à s'adapter socialement, ce qui contredit l'argument des opposants à l'homoparentalité, pour qui les enfants auraient besoin d'un père et d'une mère pour se structurer psychologiquement.
Soulignons que ces etudes sont extremement parcellaires, faites dans des milieux socialement tres particuliers, n'ont en aucun cas le recul d'une generation au moins pour juger de l'evolution des enfants, et ne sont bien evidemment pas reproductibles.
La parentalité biologique complète n'est pas nécessaire au développement psycho-social du jeune.
Que les parents sociaux soient les parents biologiques ou non a moins d'influence que les types d'autorités utilisés dans l'éducation (démocratique, autoritaire ou permissif).
Nombre de familles dans différentes cultures confient "à vie" leurs enfants à d'autres.
Precisons cependant qu'en Afrique Noire, les comportements sociaux 'alternatifs' sont en general fermement, et parfois meme violemment, reprimes.
De même, rien ne montre que les enfants de parents homosexuels deviendraient plus souvent homosexuels que les enfants de parents de sexe différent.
Ni même que cela influe sur leur acceptation de l'homosexualité dans leur future vie sociale.
Bien des problèmes évoqués sont uniquement liés au caractère "inavouable" du statut de leurs parents face à une société qui serait encore intolérante, toutefois les modèles sociaux de famille évoluent.
Des problèmes psychologiques peuvent survenir à l'adolescence, mais certains estiment qu'ils ne sont pas différents de ceux vécus par les autres enfants quand s'opère le développement de l'identité personnelle indépendante de celle des parents.
Les problèmes d'identité des adolescents ne sont pas inhérents au statut des parents, cette phase se passant de façon tout à fait normale par un rejet affiché des parents, et une prise d'autonomie transgressive destinée à tester les degrés de liberté dont les enfants disposent pour former leur propre personnalité de futur adulte.
Ces périodes de conflits sont aussi délicates ou difficiles pour l'adolescent de parents homosexuels que pour les enfants de parents hétérosexuels.
Arguments donnés par les opposants à l'homoparentalité
La société humaine est basée sur la différenciation entre hommes et femmes or un enfant élevé par deux personnes du même sexe n'est pas confronté au quotidien aux deux genres (la situation est la même dans le cas des familles monoparentales).
Cette notion est un renversement de perpective, car elle fait passer le droit a l'enfant pour tout adulte, avant le droit pour tout enfant a avoir une famille 'quelconque', c'est a dire que la personne prioritaire n'est plus l'enfant sans défenses, mais l'adulte qui souhaite assouvir un désir, quitte a prendre certains risques au detriment eventuel de l'enfant.
Autrement dit, l'enfant n'est plus un sujet, que les adultes ont le devoir de proteger, mais un objet, dont les adultes peuvent disposer comme bon leur semble.
Les personnes contre l'homoparentalité ne denient pas pour la plupart l'amour sincère que peuvent avoir deux personnes de même sexe pour un enfant.
Mais un enfant a aussi besoin de répères psychiques et sociaux qui ne lui seraient pas ou moins apportés, selon eux, par un couple homosexuel.
Nécessité et droit pour l'enfant de connaître ses géniteurs.
En 2004, il y avait en France 23 000 couples en attente d’adoption tandis que 5 fois moins d’enfants étaient en attente d’être adopté (environ 5000).
Au lieu d’augmenter encore le nombre de couples attendant d’adopter, la life parade propose une réforme des procédures d’adoption afin que l’ensemble des orphelins puissent trouver rapidement une famille d’accueil.
Aujourd'hui seuls 13 sur 226 pays ont donné le droit d'adopter aux couples de personnes de même sexe.
Un certain nombre d'etudes tendent à montrer les risques de l'homoparentalité pour les enfants
Les etudes faites sur le sujet n'ont aucune valeur car elles n'ont pas le recul necessaire (Au moins une generation), concernent un tres petit nombre de 'foyers' (Non representatifs statistiquement). et ne sont pas reproductibles, s'agissant de 'cobayes' humains dont on ne dispose pas du consentement.
En parler avec la
CGT
Attachée au droit et au respect de la vie
privée, la Cgt s’engage avec son collectif de lutte contre l’homophobie, ses
militantes et ses militants, ses élu-e-s ; dans les entreprises et dans la cité
pour défendre les salariés Lgbt victimes de discriminations, de violences et
d’atteintes à leur dignité.
Elle engage une réflexion sur l’accès au mariage pour les couples de même sexe et l’homoparentalité et, sans attendre, elle veut agir pour l’égalité et l’accès à de nouveaux droits.
Trop souvent l’homophobie s’exprime dans les entreprises entre collègues ou via la hiérarchie.
Pour avoir des salariés divisés, dociles, asservis à ses objectifs, pour mieux s’accaparer les fruits du travail humain, le patronat a besoin de peser sur les consciences, d’entretenir les confusions et d’opposer : français / immigrés, femmes / hommes, homos / hétéros...
La Cgt travaille avec le mouvement associatif pour faire avancer une réelle égalité de droits pour tous, quels que soient l’orientation sexuelle, l’identité de genre, la couleur de la peau, le sexe, l’âge, l’origine ethnique.
N’hésitez pas à nous faire part de vos problèmes, de votre opinion au courriel :
Responsables du collectif : Frédérique Bartlett et Marie-Pierre Iturrioz
Elle engage une réflexion sur l’accès au mariage pour les couples de même sexe et l’homoparentalité et, sans attendre, elle veut agir pour l’égalité et l’accès à de nouveaux droits.
Trop souvent l’homophobie s’exprime dans les entreprises entre collègues ou via la hiérarchie.
Pour avoir des salariés divisés, dociles, asservis à ses objectifs, pour mieux s’accaparer les fruits du travail humain, le patronat a besoin de peser sur les consciences, d’entretenir les confusions et d’opposer : français / immigrés, femmes / hommes, homos / hétéros...
La Cgt travaille avec le mouvement associatif pour faire avancer une réelle égalité de droits pour tous, quels que soient l’orientation sexuelle, l’identité de genre, la couleur de la peau, le sexe, l’âge, l’origine ethnique.
N’hésitez pas à nous faire part de vos problèmes, de votre opinion au courriel :
discrim-homo@cgt.fr
ou par téléphone : 01.48.18.81.26
ou par téléphone : 01.48.18.81.26
Responsables du collectif : Frédérique Bartlett et Marie-Pierre Iturrioz