MONDE EN TÊTE

Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes Je n’ai rien dit
Je n’étais pas communiste.
Lorsqu’ils sont venus chercher les sociaux-démocrates Je n’ai rien dit
Je n’étais pas social-démocrate.
Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes Je n’ai rien dit
Je n’étais pas syndicaliste.
Lorsqu’ils sont venus chercher les catholiques Je n’ai rien dit
Je n’étais pas catholique.
Lorsqu’ils sont venus chercher les Juifs
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas Juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.
Le poème de Martin Niemöller Traduction de l’allemand, version française la plus
courante
Version anglaise
First they came for the Communists,
and I didn’t speak up,
because I wasn’t a Communist.
Then they came for the Jews,
and I didn’t speak up,
because I wasn’t a Jew.
Then they came for the Catholics,
and I didn’t speak up,
because I was a Protestant.
Then they came for me,
and by that time there was no one
left to speak up for me.
Il existe une controverse sur la date d’écriture de ce poème ainsi que sur le
lieu où il a été écrit.
Le plus souvent, on mentionne le camp de concentration de Dachau et la
date de 1945.
Mais dès 1945, le poème a commencé à être connu et à être considéré comme une oeuvre prônant le respect, la tolérance et le pacifisme.
MONDE EN TÊTE est un projet d’éducation au Vivre-ensemble et à la
citoyenneté. Il est soutenu par la Commission scolaire de Montréal, l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et les Oeuvres du Cardinal Léger.
MONDE EN TÊTE
Martin Niemöller et le respect de l’Autre
Le parcours…
• Martin Niemöller s’élève contre la haine et
l’indifférence.
Il ne peut pas accepter l’idéologie raciste et antisémite nazie, car elle est en complète contradiction avec ses convictions chrétiennes.
• Il s’engage au péril de sa vie, avec
des personnes qui partagent ses idées,
dans la résistance au régime nazi.
• Après la guerre, son engagement se
poursuit : il est un pacifiste
convaincu. Il rappelle les conséquences de la haine et de l’apathie lorsqu’elles
dominent devant le respect et la
responsabilité morale. Il meurt en 1984.
• Pour cet homme, il est
inconcevable de vivre en
contradiction avec ses convictions.
• Martin Niemöller est surtout connu
pour son poème « Lorsque les nazis
sont venus … », devenu un symbole
de la résistance au totalitarisme, un plaidoyer contre le silence et
l’indifférence.
• Né en Allemagne en 1892.
• Il devient pasteur protestant en 1931.
• En 1933, Hitler accède au pouvoir
en Allemagne. Niemöller salue cette arrivée, car il voit d’un bon oeil cette
nouveauté qui peut selon lui permettre
au pays de sortir du marasme
économique qu’il connaît alors.
• Mais dès 1934, Niemöller s’insurge contre l’idéologie raciste et
antisémite des nazis. Il forme un
groupe chrétien de résistance qui
réaffirme les valeurs chrétiennes. La
résistance de ce groupe prend
différentes formes, notamment celle de
cacher des Juifs pour leur éviter d’être
déportés.
• Martin Niemöller est arrêté en
1937 pour « atteinte à l’État ». Il est
emprisonné pendant huit mois avant
d’être envoyé aux camps de
concentration de Sachsenhausen, puis de Dachau, où il reste interné jusqu’en
1945.
… vers la tolérance
Tiré de University of California,
Santa Barbara
« Car il est des silences
coupables, plus assassins
qu’aucune parole, qu’aucune
arme peut-être. Car il est des
silences complices dont le
nombre fait la force, et la force
la loi. Celle des majorités
silencieuses qui sert de caution
et d’alibi aux crimes contre
l’humanité. »
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