Air France devra verser leur salaire aux indignés

Publié le lundi 30 janvier 2012 à 07h00 - 4

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Air France devra verser  leurs salaires aux « - 15814269.jpgAprès le conseil de prud'hommes, les indignés d'Air France et leur avocate, Me Pasquale Vittori, verront leurs cas examinés par la chambre sociale de la cour d'appel de Bastia le 14 février. Gérard Baldocchi

Le conseil de Prud’hommes de Haute-Corse a une nouvelle fois condamné la compagnie aérienne dans le conflit qui l’oppose aux 45 jeunes en attente d’un CDI. Une neuvième défaite pour Air France

Voila près de 100 jours que les 45 indignés d'Air France campent dans les aéroports de Bastia et d'Ajaccio. Ils demandent leur intégration définitive dans les effectifs de la compagnie aérienne.

Tous les jugements qui ont été rendus depuis le mois de septembre, tant devant le conseil de prud'hommes que le tribunal administratif, contraignent Air France à exécuter les décisions de justice. Il en a été de même vendredi dernier puisque le conseil de prud'hommes de Haute-Corse a une nouvelle fois (la neuvième, précisons-le), condamné la compagnie aérienne.

C'est Me Pasquale Vittori, avocate au barreau de Bastia, qui défend les intérêts des indignés. Aujourd'hui, elle livre aux lecteurs de Corse-Matin son sentiment sur cette situation.

Cette nouvelle victoire est importante à plus d'un titre ?

Tout à fait puisqu'Air France va être obligé de verser leur salaire aux indignés. Depuis le début du conflit ces derniers ont tapé dans leurs économies et ont bénéficié de l'aide de personnes charitables pour s'en sortir. Ils auront ainsi dans les prochains mois un salaire qui va osciller entre 802 et 883 euros en fonction des postes occupés. Malheureusement, l'effet de cette nouvelle décision de justice n'est pas rétroactif et seuls les salaires à compter du 1er janvier seront dus.

À cela s'ajoute le montant des astreintes ?

Effectivement, nous avons demandé aux prud'hommes la liquidation des astreintes à la date du 24 janvier. Aujourd'hui, 8 millions d'euros sont bloqués sur un compte.

Vous abordez, du coup, de manière plus sereine, l'audience du 14 février prochain ?

Je suis confiante. Je crois dans le système judiciaire et ce dernier a démontré, depuis plusieurs mois, que nous sommes dans la légalité.

Comment expliquez-vous cette stratégie jusqu'au-boutiste d'Air France ?

J'ai du mal à comprendre où ils veulent en venir. C'est suicidaire. Il y a une arrogance et un orgueil impressionnant de la part des dirigeants de la compagnie. Ils n'ont pas hésité à remettre en question les capacités des juges insulaires. S'ils avaient exécuté immédiatement le jugement, ils auraient économisé sur tous les plans.

C'est aberrant, nous leur avons proposé des mesures, au moment des négociations qui leur permettaient de réaliser des économies sur Bastia et Ajaccio. Ils ne nous ont même pas écoutés.

Pensez-vous qu'ils aient voulu faire des 45 jeunes des boucs émissaires de leurs mauvais résultats en Corse ?

C'est indéniable. En tout cas, quand la rumeur d'un possible désengagement d'Air France en Corse s'est répandue, les comportements ont changé. Mais très vite tout le monde a compris qu'il s'agissait de bluff.

Donc vous ne croyez pas à un retrait définitif d'Air France en Corse ?

Il y a une réelle désinformation qui crée une psychose. Je vois mal la compagnie quitter Bastia et Ajaccio où elle réalise de très bons résultats.

Les récents propos de Paul Giacobbi vous ont rassuré ?

Cela m'a fait plaisir, comme aux 45 indignés que le président du conseil exécutif monte, enfin, au créneau. L'entendre dire que le comportement d'Air France est scandaleux, je crois que c'est nécessaire, tout comme de préciser que la compagnie doit appliquer les décisions de justice.

Est-ce que cela peut rouvrir les négociations ?

Nous l'espérons ardemment. Nous croyons toujours que quelques jours avant la date de l'audience devant la chambre sociale de la cour d'appel de Bastia nous aurons trouvé une solution.

Mais les incohérences de ces dernières semaines nous font nous demander s'il y a une communication entre les différents services d'Air France.

Si vous perdez le 14 février ?

Ce serait une catastrophe. En tout cas, ce procès marquera l'histoire judiciaire puisque cela servira d'exemple dans le futur. Si nos jeunes sont embauchés, les grandes sociétés sauront à quoi elles s'exposent si c'est l'inverse, elles ne respecteront plus les salariés ni leur droit. Mais nous pourrons toujours nous pourvoir en cassation.

Dans quel état d'esprit sont les 45 jeunes indignés ?

Ils sont toujours très motivés. Mais il y a chez eux une grande fatigue psychologique. Ils sont soudés et cette épreuve renforce les liens entre eux.


Avec quelle voilure Air France

peut-elle rester en Corse

?

http://www.corsematin.com

Publié le vendredi 20 janvier 2012 à 09h56

Avec quelle voilure Air France peut-elle rest - 15711120.jpgEntre Air France et Air Corsica, le partenariat historique se poursuivra-t-il sur les mêmes bases ? La balle est dans le camp de la première tandis que la seconde doit tenir bon le cap...Pierre-Antoine Fournil
Question dérangeante alors que l a compagnie vient de signifier à sa soeurette Air Corsica qu’elle réduira le périmètre de son activité d’assistance au printemps-été 2012. Marche arrière enclenchée. Jusqu’où ?

Que vont devenir les indignés d'Air France devant une direction, presque indignée elle-même, de la résistance de ces 45 jeunes qui depuis 85 jours, ne désarment pas ? Que vont-ils devenir dans un conflit où, chaque heure qui passe, les sacrifie sur l'autel d'une raison économique, derrière laquelle se cachent d'incalculables intérêts. Calculer, justement, c'est ce que fait Air France. La Corse ? Une goutte d'eau au regard de l'espace international où la compagnie nationale déploie ses ailes. Sauf qu'aujourd'hui Air France affiche une perte d'exploitation supérieure à 500 millions pour l'année 2011. Et qu'elle serre les boulons. En commençant par freiner des pneus dans les régions. Mercredi, un courrier est arrivé chez Air Corsica faisant état de la volonté de la grande sœur de « réduire le périmètre de son activité d'assistance su

r les aéroports d'Ajaccio et Bastia en ne traitant plus la flotte ATR pour la saison printemps-été 2012 ».Il n'en aura pas fallu davantage pour que la pression monte et que tous les regards se tournent vers la compagnie régionale.

Possibles économies pour Air Corsica

Mais la véritable problématique ou tout au moins la problématique première est ailleurs. Dans cette question : avec quels volumes - techniques, humains, voire financiers - Air France restera-t-elle sur l'île ? Car, à y regarder de près, du côté de l'entreprise corse, cette annonce ne semble pas inquiéter plus que cela. Explication.

Air Corsica n'a, certes, pas encore conclu d'accord ou signé de contrat avec un autre sous-traitant, elle le fera en temps et en heure. En attendant, et contrairement à ce que l'on pourrait penser, la compagnie insulaire ne devrait pas souffrir de cette première marche arrière « technique ». L'un dans l'autre, elle ferait même, explique-t-on dans des cercles informés, des économies en s'alliant à une autre société.

En outre, et c'est aussi à cet égard qu'une piste peut en dissimuler une autre, la flotte ATR qui ne sera plus prise en charge par le contrat d'assistance Air France, n'est pas la plus compliquée à assurer en termes de maintenance.

Plutôt moins préoccupant que prévu - à ce stade en tout cas - surtout s'il s'avérait qu'Air France ne s'arrête pas en chemin et envisage

de ne pas revenir pour la saison automne-hiver... Reste, néanmoins, que les salariés de la compagnie nationale concernés par la sous-traitance, jusqu'à présent opérée par le partenaire historique, n'entendent pas, et c'est logique, être parachutés sans filet de secours sur le tarmac. Venant ainsi grossir la liste de ceux qui revendiqueront leur légitimité à demeurer dans l'entreprise.

Politique de la carpe

Au-delà, même s'il est difficile aujourd'hui de faire des plans sur la comète, il paraît peu réaliste de se dire que la compagnie tricolore va s'en tenir là. Il y aura, selon toute vraisemblance, un dégraissage, dans le cadre de l'annonce faite, il y a peu, de 2 milliards d'économies d'ici 2014.

Pour l'heure, la direction générale, à Paris, pratique une communication de la carpe. Ne parlant que pour laisser entendre qu'elle a stratégiquement la situation en main. En Corse, le mot d'ordre est relayé. Et appliqué. Mercredi, l'interlocuteur qui tentait de joindre le portable du directeur régional, Bruno Grégoire, atterrissait directement sur sa messagerie.

Il faudra, et chacun s'en doute, attendre le mois de juin pour qu'Air France informe officiellement de son plan de restructuration. C'est-à-dire, après les présidentielles, mais également les législatives. Laissant penser à un rendez-vous tacite - mais implicite - après les élections pour passer aux choses plus sérieuses : la réduction des effectifs.

En Corse, Air France représente 450 emplois. De combien la direction parisienne entend-elle les réduire ? C'est cette crainte-là qui a commencé à gagner la Corse.

Autour de « Spi »

Autre interrogation : l'île est-elle rentable pour

Air France ?

D'un côté, un chiffre de 14 millions de pertes, affiché par la compagnie nationale sur la destination, de l'autre des lignes qui, n'en déplaise, fonctionnent plutôt bien en termes de taux de remplissage. Durant la saison estivale évidemment, mais aussi pendant les mois hivernaux, bien que plus creux. Et cela, on le sait bien chez Air France. Où d'ailleurs Jean-Cyril Spinetta qui a retrouvé fin octobre 2011 son fauteuil de p.-d.g. du groupe franco-néerlandais (avec KLM), souhaite, selon des sources proches - préserver, tant que faire se peut, la Corse dont il est originaire. Des racines dont il n'hésite pas à se prévaloir. « Spi », ainsi qu'on le surnomme dans les milieux autorisés, connaît le terrain insulaire mieux que personne.

La tête des meneurs

Néanmoins, il est confronté à des luttes

de pouvoir au sein desquelles il n'a pas hési

té, lui-même, à sortir en grand, mais par la petite porte, l'ex directeur général Pierre-Henri Gourgeon, poussé à la démission il y a quelques mois. Un p.-d.g. qui doit aussi faire face au sein du groupe à des résultats meilleurs pour KLM que ceux d'Air France. Un groupe à deux vitesses n'étant pas forcément fait pour rassurer le moins performant des deux. Ce qui pourrait motiver, aussi, qu'Air France se désengage plus avant de la Corse, tient à la réputation de l'île de gagner les bras de fer qu'elle engage. Les syndicats sont puissants et entendent le prouver. Le conflit des indignés a, nécessairement, cristallisé, un contexte déjà lourd. Se désengager serait alors une manière détournée de couper l'herbe sous le pied à certains meneurs...

Dans la même optique, tendant à prouver qu'on a compris la leçon, Air France ne prendra pas de saisonniers CDD, cet été, pour ne pas se trouver exposer à une nouvelle affaire d'indignés.

La DSP dans l'air

Jusqu'où les économies sur les lignes corses iront-elles ? À l'heure des négociations - rudes - entre Air France et l'office des transports, qui doivent aboutir fin mars, les turbulences actuelles pèseront, quoi qu'il en soit, dans les discussions. De son côté, Paul-Marie Bartoli prêchera plus que jamais pour le volet social, le maintien des lignes corses, voire leur renforcement, et insistera sur la nécessité pour la compagnie régionale Air Corsica de ne pas être touchée par ce marasme ambiant. Avec des enjeux forcément différents entre une société privée et une collectivité publique.

Si cette dernière, la CTC, peut aller jusqu'à un certain seuil pour assurer une continuité territoriale en bonne et due forme, elle ne pourra pas non plus crever le plafond. Et le président de l'exécutif, Paul Giacobbi, le sait mieux que quiconque, lui qui n'avait pas hésité à taper du poing sur la table devant les prétentions revues à la hausse d'Air France.

Après la SNCF, et avec des allures de mode opératoire identique, Air France semble emboîter le pas à un détachement géographique qui va au

-delà du symbolique. Ne doit-on pas imaginer que d'autres auraient envie, à terme, de suivre l'exemple donné ? Laissant à la collectivité territoriale la délicate mission de colmater les brèches d'une île que l'on s'évertue, de grincements d'essieux en trous d'air, à faire boire la tasse.


Communiqué du Groupe

Air France
jeudi 12 janvier 2012

Dans sa séance du 11 janvier 2012, le Conseil d’administration d’Air France-KLM a analysé le plan de transformation à trois ans (2012-2014) du groupe et la mise en œuvre des trois priorités qu’il avait fixées le 9 novembre dernier : restauration de la compétitivité impliquant une réduction des coûts, restructuration de l’activité court et moyen-courrier et réduction rapide de l’endettement.

Croissance de l’offre et investissements revus à la baisse

Le Conseil d’administration a d’abord examiné les perspectives de croissance de l’activité du groupe sur les trois prochaines années. Compte tenu des incertitudes de l’environnement économique et d’un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande de transport, il a considéré que le choix d’une quasi stabilité de l’offre du groupe Air France-KLM, tant pour le transport de passagers que pour le transport de fret, s’imposait. Ainsi, sur les trois prochaines années (2012-2014), le groupe n’augmentera son offre cumulée que d’un peu plus de 5%.

La conséquence sera une réduction de la flotte du groupe et donc du programme d’investissement à l’exception des investissements destinés à l’amélioration continue de la sécurité des opérations et de ceux liés aux services au client. Les investissements seront ainsi ramenés de plus de 6 milliards d’euros sur la période 2009-2011 à moins de 5 milliards  sur les trois prochaines années. Cette décision a amené le groupe à aménager son plan de flotte à moyen terme en combinant, entre autres, décalage de livraisons d’avions et non exercice d’options.

Réduction de deux milliards d’euros de la dette nette à fin décembre 2014

Le Conseil d’administration a considéré comme objectif prioritaire la réduction de deux milliards d’euros de la dette nette du groupe d’ici fin décembre 2014 pour la ramener ainsi à un niveau de l’ordre de 4,5 milliards d’euros. La génération d’une capacité d’autofinancement nette de deux milliards d’euros sur la période 2012-2014 résultera de mesures d’application immédiate et d’un plan de transformation.

Mesures immédiates de réduction des coûts

De nouvelles mesures d’économies d’un montant de plus d’un milliard d’euros sur trois ans seront mises en œuvre dans les plus brefs délais, notamment une politique de gel des augmentations générales des salaires en 2012 et 2013 chez Air France et de modération salariale chez KLM. Le gel des embauches décidé en septembre dernier sera également poursuivi. Des efforts additionnels de productivité, une nouvelle réduction des frais généraux et une adaptation du réseau compléteront ces mesures.

Ce plan dont toutes les mesures ont été d’ores et déjà identifiées sera mis en œuvre immédiatement dans le respect des règles d’information ou de consultation des organes et partenaires sociaux du groupe.

Plan de transformation

Ces améliorations restent toutefois insuffisantes pour garantir un retour durable du groupe à la compétitivité et une situation financière durablement assainie. Le Conseil d’administration a donc décidé la mise en œuvre d’un plan de transformation concernant l’ensemble des métiers et dont l’objectif est de générer une augmentation supplémentaire d’un milliard d’euros de la capacité d’autofinancement sur trois ans.

Amélioration de la productivité

Le retour à une profitabilité satisfaisante nécessitera une amélioration très importante de la productivité dans tous les secteurs du groupe, ce qui impliquera la renégociation des règles d’emploi contenues dans les accords collectifs existants. Les négociations avec les organisations représentatives des différentes catégories de personnel débuteront sans délai.

Si l’activité passage est principalement concernée par ce plan de transformation avec la restructuration du court et moyen-courrier, les activités cargo et maintenance devront également redéfinir leurs conditions de rentabilité.

Retour à l’équilibre du moyen-courrier en trois ans

Le réseau court et moyen-courrier reste un socle indispensable au développement du Groupe, assurant non seulement son implantation dans l’ensemble de l’Europe mais aussi l’alimentation des vols long-courriers sur les deux hubs de Paris-CDG et Amsterdam.

Depuis la crise de 2008-2009, l’évolution négative des recettes unitaires, sans aucun doute structurelle et donc durable, a entraîné, malgré le projet de refonte NEO, le creusement des pertes d’exploitation de cette activité qui seront de l’ordre de 700 millions d’euros sur l’année 2011. Comme le montrent les résultats financiers des derniers trimestres, l’activité long-courrier, elle-même soumise à une concurrence croissante, ne peut pas seule compenser ces pertes.

Pour ramener cette activité à l’équilibre, le groupe travaille sur les mesures structurelles suivantes :

- l’amélioration du taux d’utilisation des avions et des actifs,

- un renforcement significatif de la productivité de toutes les catégories de personnel,

- la redéfinition des périmètres d’activité conduisant à un recours éventuellement accru à la sous-traitance dans certains secteurs.

Le Conseil d’administration considère que ce point d’étape a permis de définir des objectifs ambitieux mais réalistes pour le plan de transformation. La mise en œuvre de ces mesures va contribuer à renforcer la structure financière du groupe et à préserver son niveau actuel de liquidités. Elle fera l’objet d’une communication régulière permettant de mesurer l’état d’avancement des travaux.



Air France envisage

de réduire la voilure en Corse

BRUNO TRÉVIDIC, Les Echos

05/01 | 07:00 



Tandis que 45 anciens salariés en CDD campent toujours dans les aéroports de Bastia et Ajaccio pour obtenir leur titularisation, la compagnie, qui accuserait 25 millions d'euros de pertes annuelles sur la Corse, cherche à réduire ses coûts sur l'île de Beauté.

Le bras de fer qui oppose depuis deux mois Air France à 45 anciens salariés en CDD en Corse pourrait bien se solder par une nette réduction des activités de la compagnie sur l'île de Beauté. Loin de vouloir céder aux revendications des 45 « indignés » qui réclament leur titularisation, Air France semble en effet décidé à réduire ses coûts d'escale en Corse, deux fois plus élevés que sur le continent. La compagnie, qui emploie quelque 400 permanents en Corse, accuserait une perte annuelle de 25 millions d'euros. Et ce malgré les 65 millions de subventions versées par la Collectivité territoriale de Corse à Air France et Air Corsica.

Selon nos informations, Air France a ainsi annoncé à son partenaire Air Corsica son intention de ne plus assurer le traitement de ses vols en escale à compter du 1 er avril. Une décision qui, si elle se confirme, obligerait Air Corsica à réembaucher tout ou partie des anciens salariés d'Air France.

Augmentation des subventions

Autre décision annoncée cette fois aux syndicats : le remplacement progressif des CDD appelés en renfort durant la pointe estivale par des sous-traitants. Et ce quelle que soit l'issue du conflit. Malgré le verdict des tribunaux de prud'hommes de Bastia et Ajaccio l'obligeant à titulariser les 45 CDD, Air France espère toujours obtenir gain de cause lors du jugement d'appel, le 14 février, rendu par des magistrats professionnels, moins sensibles aux pressions syndicales et insulaires que les juges bénévoles des prud'hommes. Ceux-ci se sont montrés particulièrement sévères pour la compagnie. Outre l'obligation d'embaucher tous les CDD, Air France s'est vu condamné à une astreinte de 66.000 euros par salarié pour chaque mois de retard. Fin décembre, elle atteignait déjà 5 millions d'euros. Une astreinte confirmée mardi dernier par le tribunal de Bastia, mais qui reste sous séquestre jusqu'à la décision sur le fond.

Parallèlement, Air France et Air Corsica continuent de négocier avec la collectivité territoriale une forte augmentation des subventions pour le prochain contrat quadriannuel, à compter du 1 er avril. Les deux compagnies, qui sont les seules à avoir répondu à l'appel d'offres, auraient demandé au total plus de 100 millions par an. Sous peine, là encore, de réduire la voilure. 

http://www.lesechos.fr

Pétition de soutien aux 45 CDD

requalifiés à Air France en Corse






Intervention de Pascal Zadikian
auprès du PDG d'Air France

Roissy, le 04 janvier 2012

Pascal ZADIKIAN
Membre du Conseil d’Administration d’Air France
Administrateur représentant les salariés CGT et UGICT CGT

Monsieur Alexandre de JUNIAC
Président du Conseil d’Administration d’Air France
CL.DA

Courrier envoyé par mail.

Monsieur le Président du Conseil d’Administration,

Un contentieux juridique oppose depuis plusieurs mois la direction de la Compagnie et 45 jeunes salariés précaires bastiais et ajacciens.

La Compagnie refuse d’appliquer le jugement du tribunal des prud’hommes de Bastia et d’Ajaccio qui ordonne la titularisation en CDI de ces personnels.

La direction de la Compagnie subit sur ce dossier revers sur revers. Les condamnations s’accumulent et les sommes dues par la Compagnie deviennent considérables.

Le 3 janvier, la cour d'appel de Bastia a maintenu l'astreinte financière infligée à Air France ainsi que son règlement.

Le montant dont la Compagnie doit s’acquitter auprès de ces jeunes salariés précaires s’élève à plus de 3 millions d’euros.

Mais ce montant ne cesse d’augmenter puisque les astreintes continuent de s’appliquer tant que la Compagnie refusera d’exécuter la décision du tribunal des prud’hommes de Bastia et d’Ajaccio qui ordonne la titularisation en CDI de ces personnels.

Il est plus que temps de trouver une solution à ce contentieux, qui coûte très cher à la Compagnie et qui détériore son image, en raison de la multiplication des recours juridiques, qui apparaissent aux yeux de l’opinion comme une forme d’entêtement sans issue.

Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président du Conseil d’Administration, l’expression de ma respectueuse considération.

Pascal ZADIKIAN

Nouvelle condamnation pour Air France

Par Pierre-Olivier Casabianca

 CDD Air France, à Bastia 3 janvier, attente du jugement de la cour d'appel

La cour d'appel de Bastia a confirmé le jugement de 1ère instance à l'encontre d'Air France
 

Nouveau revers pour Air France. Les CDD corses qui occupent les aéroports d'Ajaccio et de Bastia ont remporté une nouvelle bataille. Le 3 janvier, la cour d'appel de Bastia a maintenu l'astreinte financière d'Air France ainsi que son payement.

La facture est donc salée pour Air France. Le mois dernier la compagnie de transport devait déjà payer plus de 3 millions d'euros aux 45 jeunes qui campent dans les aéroports de Bastia et d'Ajaccio depuis près de 70 jours.

Un montant qui ne cesse de grimper puisqu'une décision de justice oblige Air France à verser 6.000 euros par jour et par salarié, tant que la signature d'un contrat à durée indéterminée n'est pas effective.

Air France condamnée à embaucher 45 CDD

Le tribunal des prud'hommes d'Ajaccio et de Bastia avait ordonné en fin d'année dernière la titularisation de 45 employés d'Air France en contrat à durée déterminée.

Ces personnels étaient employés en période estivale de fort trafic, depuis plus de cinq ans pour certains.

Depuis fin octobre, des employés d'Air France occupent jour et nuit les aéroports d'Ajaccio et de Bastia pour dénoncer le refus de la compagnie de titulariser ces salariés en CDD en dépit des jugements des prud'hommes.

La direction d'Air France a déclaré nepas être en mesure d'intégrer ces personnels en raison de ses difficultés économiques en Corse.


Conflit à Air France :

décision de justice aujourd'hui
Publié le mardi 03 janvier 2012 à 07h19   

Les indignés d'Air France campent toujours dans les aéroports de Bastia et d'Ajaccio.

C'est dans les halls des aérogares de Bastia-Poretta et d'Ajaccio-Campo dell'Oro que les indignés d'Air France ont passé le réveillon de la nouvelle année. Voilà près de 70 jours maintenant, que ces jeunes, qui campent dans les aéroports, réclament toujours leur titularisation et se battent avec leur avocat pour obtenir enfin un CDI.

Air France a eu une fin d'année difficile puisque la compagnie a vu tous ses recours rejetés par les différentes instances judiciaires devant lesquelles ils avaient été déposés.

Le tribunal de grande instance de Bobigny, puis le tribunal administratif de Bastia, avaient rejeté le 23 décembre dernier les requêtes de la compagnie.

Ce qui faisait dire, alors, à Me Pasquale Vittori conseil des Indignés « Nous sommes très satisfaits de cette décision et de celle rendue à Bastia. Elles prouvent qu'Air France est engagée dans un processus de multiplication de procédures plutôt que dans une logique de négociations. La défense de la compagnie aérienne n'a eu de cesse de discréditer les magistrats insulaires, mais là ils ne pourront plus utiliser cet argument puisque c'est le tribunal de Bobigny qui les condamne ».

Une décision de justice très attendue

Aujourd'hui, c'est le premier président de la cour d'appel de Bastia, Philippe Hérald, qui va rendre son arrêt concernant les exécutions des ordonnances de référés qui visent les astreintes imposées à Air France. Cette audience qui n'est pas publique réunira les différentes parties. Cette nouvelle décision de justice va sans doute donner une nouvelle impulsion au conflit. Dans un sens comme dans l'autre, cet arrêt devrait relancer où ralentir les discussions entre les protagonistes de cette affaire.

Si le premier président maintient les astreintes, dont le montant avoisinait les 5 millions d'euros le mois dernier, il y a fort à parier que les choses risquent de s'accélérer dans les jours qui viennent. Dans le cas contraire, la situation pourrait s'enliser un peu plus et laisser ces 45 jeunes, qui ne demandent qu'à travailler, dans une plus grande situation de précarité.

Air France :

Un million de voyageurs pour ses A380


Air France a annoncé que l'année 2011 a vu le nombre de passagers transportés en A380 dépasser le million depuis la mise en service de ce très gros porteur en novembre 2009.

A compter du 28 mai 2012, Air France ajoutera une nouvelle destination américaine SIPA.

Le cap symbolique du million de passagers ayant voyagé à bord de l'A380 a été atteint cette année, a annoncé la compagnie aérienne Air France.

Ce très gros porteur avait été intégré dans la flotte de la compagnie, il y a un peu plus de deux ans, en novembre 2009.

Cet hiver, cinq destinations seront desservies par Air France en A380 : New York JFK, Washington DC, Dubaï, Montréal, et Johannesburg.

Mais le vol reliant Paris-Charles de Gaulle à Dubaï ne sera assuré que durant l'hiver.

Air France a annoncé que lors de cette période, son A380 desservant habituellement Tokyo servira à relier la destination phare des Emirats Arabes Unis.

En mai 2012, une nouvelle destination : Los Angeles

L'A380 a une capacité de transport égale à celles d'un Airbus A340 et d'un Boeing 777 réunis.

516 passagers avec la Premium Voyageur peuvent donc prendre part au voyage sur ce très gros porteur de la flotte d'Air France.

« Plus respectueux de l'environnement, l'A380 réalise moins d'émissions gazeuses (-20% de carburant consommé par rapport à l'A330) et se révèle être l'avion le plus silencieux de sa catégorie », souligne la compagnie.

A compter du 28 mai 2012, Air France ajoutera une nouvelle destination américaine : Los Angeles.

Un vol sera assuré chaque jour, faisant de la mégalopole la troisième destination américaine au plan de vol de l'A380, après New York et Washington.

A l'été 2012, huit A380 d'Air France relieront par conséquent à Paris les six villes que sont Los Angeles, New York, Johannesburg, Tokyo, Montréal et Washington.

Actu France Soir


Alitalia envisage de fusionner avec Air France, 

selon un quotidien italien


Alitalia a mené des pourparlers à haut niveau sur une possible fusion avec Air France, qui détient déjà le quart du capital de la compagnie aérienne italienne, a rapporté samedi le quotidien Il Messaggero.

"La mission d'Alitalia à Paris pour un mariage avec Air France", a titré le journal, expliquant que des responsables d'Alitalia ont rencontré vendredi à Paris le patron du groupe Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta.

Gaetano Micciche, responsable de la branche investissement de la banque Intesa Sanpaolo, qui a contribué à la mise au point de l'accord de 2008 qui a sauvé Alitalia d'une imminente banqueroute, participait à ces entretiens, selon le journal.

Interrogée par l'AFP à Paris, une porte-parole d'Air France a indiqué que la compagnie aérienne française n'avait "pas de commentaire" à faire au sujet de cet article.

Un conseil d'administration d'Alitalia est prévu mardi.

La compagnie a souffert des difficultés de l'économie italienne et des effets de la crise de la dette en zone euro et, selon Il Messaggero, elle prévoit des pertes nettes de 60 à 70 millions d'euros pour 2011.

Le quotidien précise également que les actionnaires italiens s'impatientent et essayent de mettre fin à la période de blocage qui empêche le transfert d'actions à Air France-KLM jusqu'en octobre 2013.

L'accord pour privatiser et sauver Alitalia a été conclu sous le gouvernement de Silvio Berlusconi et visait à prévenir une prise de contrôle d'Air France-KLM et de préserver ainsi le caractère national de la compagnie.Alitalia, qui était au bord de la faillite en 2008, avait été reprise par une alliance de grands patrons italiens et fusionnée avec Air One, la deuxième compagnie de la péninsule.

La compagnie avait démarré son activité sous sa nouvelle forme le 13 janvier 2009, au lendemain de l'annonce de son alliance avec Air France-KLM.


Expulsion et libre accès, Air France

perd deux batailles face aux indignés

24 dec 2011




Air France vient une nouvelle fois d'être débouté par la justice.


Les avocats de la compagnie aérienne ont déposé dans le courant de la semaine un recours devant le juge administratif des référés pour lui demander d'enjoindre les deux chambres de commerce et d'industrie, responsables des aéroports de Bastia et d'Ajaccio, à requérir à la force publique pour expulser les 45 indignés qui campent dans les aérogares depuis plus de 55 jours maintenant.


Le juge des référés, Christine Castany, a rendu en fin de matinée son ordonnance. La magistrate dans ses attendus« a décidé de rejeter les deux requêtes présentées par Air France ».


Elle a en effet « considéré que la situation d'urgence exigée par les textes n'était pas caractérisée », et a « estimé que le risque d'aggravation compte tenu de l'approche des périodes de fêtes, dont avait fait état Air France en cours d'audience, ne suffisait pas davantage, en l'état des éléments versés au dossier, à justifier les mesures demandées. »


Amendes à la clé


Par ailleurs, le tribunal des référés a confirmé qu'il n'était pas « établi que les perturbations seraient le fait des occupants irréguliers d'une partie du hall de l'aéroport ; que le risque d'aggravation soutenu en cours d'instance par la société requérante ne suffit pas, en l'état de l'instruction, à justifier l'urgence qu'il y aurait à prononcer l'expulsion des occupants sans titre de la partie en cause de l'aérogare, au demeurant distincte des locaux et des emplacements que la compagnie Air France a été autorisée à occuper sur les aéroports de Bastia et d'Ajaccio. »


Enfin le tribunal administratif a condamné Air France à verser 1 500 euros aux deux chambres de commerce, à la CGT et aux « indignés » qui dormiront, ce soir encore, dans les aérogares de Bastia et d'Ajaccio




Air France 

De Juniac s'alarme

de la situation du groupe



Des extraits de l'intervention du PDG d'Air France lors du dernier comité central d'entreprise ont été révélés vendredi.

Le PDG d'Air France a évoqué l'inquiétude des actionnaires liée à la dette de 6,5 milliards du groupe. (c) AFP

Alexandre de Juniac, le nouveau PDG d'Air France entré en fonctions le 16 novembre, s'est exprimé pour la première fois devant son personnel, au cours d'un Comité central d'entreprise tenu le 24. Des extraits de la réunion ont été révélés vendredi 2 décembre par l'Union des navigants de l'aviation civile (Unac) d'Air France, organisation intersyndicale.

Caroline Michel, journaliste au Nouvel Observateur, a consulté ce document.

Le Directeur général des finances Michel Calavia s'est exprimé le premier, indiquant que sur la période janvier-septembre, "le groupe Air France a subi une perte d'exploitation de 366 M€ venant après deux années précédentes de pertes".

Les actionnaires "fortement inquiets"

Michel Calavia a également défini trois priorités, valables pour l'ensemble du groupe Air France-KLM : "restaurer rapidement la compétitivité du groupe" et "restructurer le réseau court et moyen-courrier" (à l'origine des pertes les plus importantes dans le transport de passager).

Mais par-dessus tout, le responsable des finances du groupe souhaite "réduire [son] endettement qui inquiète fortement nos actionnaires, ce qui se traduit tous les jours dans le cours de l'action. Air France-KLM valait hier soir (23 novembre) 1 milliard d'euros. Nous en avons valu 10 milliards".

"C'est une valeur dérisoire", a poursuivi Michel Calavia. "Bien sûr, il y a de la dette derrière. Celui qui achèterait Air France ne paierait pas cher, mais assumerait une dette importante. Cette valeur dérisoire ne fait que traduire l'inquiétude des actionnaires sur notre capacité."

Bilan financier "plus que préoccupant"

Le PDG Alexandre de Juniac a ensuite pris la parole à son tour pour évoquer le bilan financier "préoccupant" d'Air France : "Pour la troisième année consécutive, le résultat d'exploitation de la maison est négatif ou le sera sur l'année civile. Il est extrêmement préoccupant qu'une maison comme Air France ne puisse pas dégager de résultat d'exploitation. Dégager du résultat est la condition de la survie de cette maison".

Le président du groupe chiffre la dette d'Air France à 6,5 milliards d'euros. "Les marchés financiers commencent à douter de notre capacité à rembourser", s'alarme-t-il, comparant la situation du groupe à celle des Etats européens endettés.

De Juniac ne se veut "pas pessimiste"

"Avoir une dette qui augmente et des doutes sur notre capacité à rembourser est plus qu'inquiétant", estime-t-il, "car on ne sait jamais comment la situation peut se retourner à quelques jours. C'est le cas également des états qui étaient considérés comme les risques les plus sûrs et qui sont maintenant considérés comme des risques comparables aux autres et plutôt les moins sûrs."

Pour autant, de Juniac ne se dit "pas pessimiste sur le fond, à moyen terme". Il évoque les atouts de la maison : "son personnel qualifié, dévoué, motivé", "une flotte somme toute assez jeune", "le meilleur réseau du monde", "un hub (plate-forme de correspondances) qui est une très grande réussite" et "un réseau d'alliances très remarquable avec nos partenaires".

Le Nouvel Observateur





 Air France pourrait avoir recours au licenciement


Interrogé lors d’un déplacement en Chine, Alexandre de Juniac, nouveau patron d’Air France, a reconnu qu’un plan de licenciement pouvait être envisagé comme mesure d’économie. Il a toutefois précisé que cela serait qu’en dernier recours.



Les rumeurs disaient que le gouvernement avait demandé au nouveau PDG d’Air France Alexandre de Juniac de ne pas mettre en place de plan de licenciement. Il semblerait que le patron envisage de ne pas suivre la consigne. L'un de nos correspondants en Allemagne nous informe ainsi que "AF-KLM a décidé le licenciement de près de 150 personnes,c'est à dire tout le personnel à la vente et enregistrement dans toute l'Allemagne". A Pékin, ce 1er décembre 2012, le PDG a souligné que «L'emploi sera une mesure de dernier recours, mais s'il faut le faire on le fera», a-t-il déclaré rappelant qu’il avait déjà utilisé cette alternative dans d’autres groupes auparavant. Le 28 novembre, il avait présenté un premier programme en deux phases au comité central d'entreprise d'Air France. Dans un premier temps, des mesures d’économie rapides seront engagées en début d’année 2012 pour diminuer l'endettement et restructurer le court et le moyen-courrier. Ensuite, à partir de mai-juin, il prévoit des transformations plus profondes. 
Lors de cette visite en Chine, Alexandre de Juniac a annoncé que la compagnie avait cessé de faire appel à la société chinoise Taeco pour sa maintenance après la découverte de 30 vis manquantes sur l'un de ses A340 en novembre. Le transporteur et le sous-traitant ont tous les deux débuté une enquête pour déterminer l'origine de l'incident.





Air France suspend la maintenance de ses avions en Chine après un incident


Air France a suspendu la maintenance de ses avions par la société chinoise Taeco après la découverte de 30 vis manquantes sur l'un de ses A340 à la mi-novembre, a déclaré jeudi à Pékin le PDG de la compagnie, Alexandre de Juniac.

"On a arrêté d'envoyer nos avions pour l'instant" chez Taeco, a déclaré le patron d'Air France, en attendant les résultats de l'enquête ouverte par le transporteur aérien, qui devrait durer "quelques jours".

Taeco, qui est basé à Xiamen, dans le sud-est de la Chine, est un des leaders dans l'entretien des gros porteurs et travaille notamment pour Lufthansa, British Airways, American Airlines, JAL et Emirates.

La société de maintenance chinoise a annoncé mardi avoir également ouvert une enquête sur cet incident.

Taeco assure depuis plus de quatre ans la maintenance lourde des Boeing 747 d'Air France, "soit 10% de notre flotte long-courrier", selon M. de Juniac qui a précisé qu'il s'agissait du deuxième A340 de la compagnie française à se rendre à Xiamen pour une opération de maintenance complète.

Ces "grandes visites", qui interviennent tous les six ans, durent un peu plus d'un mois et coûtent "plusieurs millions de dollars", selon un responsable d'Air France.

Le nombre d'appareils d'Air France entretenus par Taeco est compris "entre 5 et 7 avions par an", selon M. de Juniac. Air France avait indiqué plus tôt dans un communiqué que le nombre d'appareils concernés était de "moins de 5 par an".

Un Boeing 747-400 d'Air France avait déjà été immobilisé l'an passé après une "grande visite" en Chine: certaines parois de l'avion avaient été repeintes avec de la peinture potentiellement inflammable. L'avion avait volé pendant trois semaines.

Plusieurs syndicats d'Air France ont dénoncé la sous-traitance de la maintenance vers des pays à bas coûts comme la Chine.