Sarkozy relance l'investissement

Par Gaël VAILLANT
leJDD.fr
 Après avoir arpenté les sommets internationaux, Nicolas Sarkozy sillonne la France pour annoncer la relance de l'économie française. Dernière trouvaille: le président a annoncé la création d'un Fonds stratégique d'investissement, doté de vingt milliards d'euros, pour stabiliser le capital de poids lourds, comme Renault ou Air France, ou doper la croissance des "entreprises d'avenir".

Lors d'un discours à Montrichard (Loir-et-Cher), Nicolas Sarkozy a dessiné jeudi les contours du Fonds stratégique d'investissement, qui doit permettre à l'Etat de protéger ou de relancer des entreprises dans le besoin. Le principe est d'inspiration scandinave. Mais contrairement à celui de la Norvège, le fonds français "n'est pas souverain au sens où on l'entend, qui sert à gérer dans un Etat donné des excédents structurels de balance des paiements. (...) C'est un fonds stratégique qui est à la fois offensif et défensif et qui, dans sa partie défensive, peut servir à protéger des intérêts souverains", a expliqué le président. Autrement dit, tout le monde ne pourra y faire appel: l'objectif "n'est pas de faire perdurer des entreprises non viables", a insisté Nicolas Sarkozy.

Le Fonds d'investissement stratégique sera doté de vingt milliards d'euros, dont six milliards en cash. Le fonds sera une filiale de la Caisse des Dépôts (CDC), qui financera 50% de la dotation initiale. "La CDC était déjà un investisseur à long terme et on a souhaité s'appuyer sur ce qui existait", dit-on à l'Elysée. L'ensemble des participations de la CDC seront de fait géré par le comité de ce fonds, à l'exception de ses investissements récents dans CNP Assurances et
dans Dexia. L'Etat français complétera le reste de l'enveloppe de départ du fonds. Nicolas Sarkozy a précisé que Patricia Barbizet, administrateur-directeur général d'Artemis, chapeautera l'initiative, et qu'un comité d'orientation du fonds devrait se réunir pour la première fois début décembre.

Les grandes entreprises gagnantes

Les poids lourds de l'industrie française devraient être les premiers bénéficiaires de ce fonds, car en fonction de leur caractère stratégique - déterminé en fonction de leur cote boursière, leur place dans l'économie mondiale et leur
poids dans les échanges extérieurs -, l'Etat français se doit de stabiliser leur capital. Par le biais du Fonds d'investissement, il devrait ainsi prendre des participations minoritaires à hauteur de 15,26% d'Air France et de 15% de Renault. L'Etat devrait aussi conforter ses investissements dans France Télécom et dans les Chantiers de l'Atlantique. Ces entreprises connaissent toutes des difficultés et cherchent à préserver leur place sur le marché mondial. Ces participations seront temporaires, le but du jeu étant qu'en deux ans, l'Etat puisse retirer son argent de l'entreprise relancée.

Certains secteurs seront privilégiés, comme la haute technologie,
l'automobile et l'aéronautique. Ce n'est pas un hasard si Nicolas Sarkozy a prononcé son discours à Montrichard, au sein de l'usine Daher, en difficulté. Cet équipementier aéronautique sera le premier à bénéficier du fonds à hauteur de 85 millions d'euros. En revanche, Nicolas Sarkozy a exclu des entreprises comme EDF, Areva, EADS, Thales ou GDF Suez. En effet, prendre de nouvelles parts dans ces groupes reviendrait pour l'Etat à les (re)nationaliser - devenant de fait leurs propriétaires à plus de 50%. Par ailleurs, l'Etat n'a pas besoin de passer par le Fonds stratégique d'investissement pour investir dans les groupes publics (RATP, SNCF, La Poste...).

Le Fonds concernera également les PME dites "de croissance", c'est-à-dire celles qui ont des capacités de développement mais qui ne trouvent pas de fonds propres. Dans une moindre mesure, les entreprises moyennes - cotées ou non en bourse - pourront en bénéficier si, selon l'Elysée, elles sont "considérées comme d'avenir" ou "confortent le développement" de nouvelles technologies. L'Etat espère surtout relancer les créations d'entreprises. A en croire les chiffres d'octobre, publiées par l'Insee jeudi, elles sont à leur plus bas niveau depuis mai 2007.
Air France diffère sa commande
de longs courriers

30/10/2008 : 15:26


Le groupe franco-hollandais reporte au printemps prochain son appel d'offre de 50 à 100 appareils de la catégorie Boeing 787 ou Airbus A350.

«La crise actuelle n'est pas en cause. Au contraire, plus elle est aigue, plus elle nous incite à étudier les plans de flotte dès qu'ils ont une justification économique», a déclaré au Figaro Pierre Vellay, directeur de la flotte Air France-KLM. «Mais nous sommes bloqués pour lancer cet appel d'offre par l'attente du premier vol du Boeing 787 d'une part, la définition de l'Airbus A350 XWB d'autre part, qui a été reportée au mois de mars 2009».

Ces deux programmes sont en retard comme c'est devenu la «règle» dans l'industrie aéronautique. Le groupe Air France-KLM doit donc différer le lancement de son appel d'offre, faute de données techniques pour comparer les performances des deux appareils.

Les intentions d'achat concernent 50 à 100 avions susceptibles de remplacer les Airbus A 330/340 et les premiers Boeing 777-200. Mais une partie de la commande vise à permettre le développement du trafic envisagé par Air France-KLM.
   


N° 49 - Roissy, Octobre 2008

Notre Mutuelle : Quelle solidarité ?

Vous avez reçu à domicile deux documents de la Mutuelle Air France. L’un avec la possibilité d’options et l’autre avec la réouverture des droits à d’anciens adhérents ou de salariés n’ayant pas choisi la Mutuelle au moment de la fusion des entreprises (Air Inter et UTA).

Nos organisations syndicales ne sont pas favorables à la mise en place de l’option, instaurant de fait une Mutuelle à plusieurs vitesses, avec une Mutuelle pour ceux qui le peuvent financièrement et une pour les autres. Les élus de la liste « Mutualité & Démocratie » que nous soutenons ont voté contre lors de la dernière Assemblée Générale.

 
  •     PREMIER CHOIX : L’OPTION

L’option ouvre la possibilité aux adhérents qui le souhaitent, de prendre une couverture complémentaire supplémentaire. L’adhésion est valable pour une période de 3 ans engageant l’ensemble de la famille.

L’adhésion à cette option n’est plus basée en fonction de vos revenus, mais en rapport avec la composition familiale et l’âge de l’ouvrant droit.

Les futurs adhérents à cette nouvelle option sont en groupe fermé, ils n’auront aucune subvention. Ils devront s’auto équilibrer. S’il s’avère que le compte n’est pas en équilibre, cela passera soit par une augmentation des cotisations, soit par une diminution des prestations. Il est demandé aux adhérents prenant l’option, actifs et retraités, un RIB pour le prélèvement bancaire.  En cas d’annulation de l’option de votre part, vous ne pourrez plus la reprendre pour vous et votre famille.

Nous souhaitons vous informer afin que chaque adhérent(e) puisse faire son choix en toute connaissance de cause.

Ceci n’est plus du Mutualisme, mais de l’Assurance.

  •    DEUXIEME CHOIX : LA REOUVERTURE DE LA MUTUELLE AIR FRANCE

Depuis plusieurs années la question de la réouverture des droits est posée à la Mutuelle Air France. Lors de la dernière Assemblée Générale, il a été voté la réouverture des droits sous certaines conditions.

Ceci nous parait une bonne chose qui permet d’avancer et d’éviter de laisser des familles sans couverture complémentaire. Nous regrettons que l’âge soit un des critères de cette adhésion. Le principe d’adhésion est le même : âge, situation familiale et prélèvement bancaire.

Comme l’option, ce groupe sera un groupe fermé et devra s’équilibrer lui-même sans aucune subvention. Bien sûr, chacun est libre d’y adhérer ou non.

Il nous semblait important de vous faire cette information afin qui vous vous déterminiez et preniez votre décision en toute connaissance.
 

 

NOUS VOUS RAPPELONS ICI NOS REVENDICATIONS POUR NOTRE MUTUELLE :

  •     Demander que le cahier des charges soit retiré du futur accord 2009 et que toute modification soit de la responsabilité des élus de la Mutuelle.

  •   Réaffirmer le retour à une véritable solidarité intergénérationnelle par la réutilisation pour les retraités de la subvention versée par la direction.

  •  Maintenir les mêmes prestations, aux mêmes conditions, pour les actifs et les retraités. C’est-à-dire, de l’acquittement des cotisations sur la base des revenus et non en fonction des dépenses.

  • Maintenir en l’améliorant un cahier des charges unique et donc sans option.
 
  •  Organiser un débat avec les organisations représentant les salariés et retraités avant la tenue des réunions de négociations avec la direction d’Air France prévues pour mettre en œuvre le futur accord d’entreprise.

  •  Engager un processus de mobilisation unitaire pour donner plus de poids aux délégations qui seront mandatées afin de négocier dans le cadre du nouvel accord.


Notre position est non pas de créer une option, mais bien au contraire d’améliorer le cahier des charges en faisant une véritable solidarité entre actifs et retraités.

Douze bagagistes pris la main
 dans le sac à Roissy

FRANCE INFO - 08:04



Il s’agirait de “la plus grosse opération de démantèlement d’un réseau de bagagistes menée à Roissy depuis 2004”.

Douze bagagistes de Roissy ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils sont soupçonnés d’avoir volé pour 450.000 euros de marchandises dans des bagages en transit à l’aéroport.


La gendarmerie de Bobigny enquêtait depuis un an et demi, suite à de nombreuses plaintes de passagers.

Douze bagagistes de Roissy, soupçonnés de vol dans les valises en transit à l’aéroport, on été interpellés et mis en garde à vue.


Des bijoux, des ordinateurs, des parfums de grandes marques, des i-pod, 80 paires de chaussures de luxe - le tout pour une valeur totale estimée à 450.000 euros - ont été retrouvés lors des perquisitions menées au domicile des suspects.
    
Ils sont poursuivis pour vols en réunion et recel de marchandises volées. Certains des objets volés auraient été revendus sur le site de vente eBay.

Les douze bagagistes appartiennent tous à la même entreprise, Trac-piste, sous-traitante notamment d’Air France.

Les vols de bagages sont un mal endémique à Roissy.

En 2007, 621 plaintes avaient été déposées pour vols de bagages au niveau du Terminal 2 de Roissy, soit une hausse de 24% par rapport à 2006.


Déjà en décembre 2006, lors du procès de dix-neuf ex-bagagistes de Roissy, certains avaient déclaré que “tout le monde vole à Roissy”.




Jean-Cyril Spinetta amorce sa succession à la tête d'Air France-KLM
LE MONDE | 25.09.08 | 14h00  


    
Jean-Cyril Spinetta, le PDG d'Air France-KLM, a annoncé, mercredi 24 septembre devant le comité d'entreprise d'Air France, qu'il laisserait, le 1er janvier 2009, les commandes de la compagnie aérienne à l'actuel directeur général délégué, Pierre-Henri Gourgeon. Deux conseils d'administration, celui d'Air France et celui d'Air France-KLM, devaient se tenir jeudi pour avaliser cette décision.

M. Spinetta, 64 ans, ne quitte pas pour autant le poste de pilotage. Le 1er janvier, il deviendra à la fois président du conseil d'administration d'Air France-KLM, la structure de tête du groupe franco-néerlandais, et de celui d'Air France. A la même date, M. Gourgeon, 62 ans, sera nommé directeur général d'Air France-KLM et d'Air France.

Ce changement n'est pas une surprise : M. Spinetta n'a jamais caché qu'il souhaitait une solution interne pour organiser sa succession à la tête de l'entreprise. Une solution d'autant plus facile à mettre en place que les deux hommes se sont toujours partagé les rôles, M. Spinetta s'occupant de la stratégie et M. Gourgeon de l'opérationnel.

Ce changement à la tête du groupe devrait plutôt être bien accepté par les salariés. La proximité des deux hommes est, pour eux, un gage de continuité dans l'entreprise. Une complicité qui date notamment du cabinet du ministre socialiste des affaires sociales Michel Delebarre, en 1984.

PAS UN EXERCICE DÉFICITAIRE

A cette époque, M. Gourgeon était conseiller technique, alors que M. Spinetta était directeur du cabinet de celui qui allait devenir ministre des transports.

M. Gourgeon est entré dans le groupe Air France en 1993, comme PDG de Servair, la filiale restauration du transporteur aérien. M. Spinetta n'arrivera à Air France, à la tête de la compagnie, qu'en 1997. Dès 1998, M. Gourgeon sera nommé directeur général exécutif.

La véritable succession à la tête du groupe ne devrait pas intervenir avant deux ou trois ans, car, selon les statuts du groupe, le mandat de M. Spinetta, qui arrive à échéance en 2010, peut être prolongé jusqu'en 2013. Pour M. Gourgeon, la limite d'âge ne sera atteinte qu'en 2010.

En onze années de présidence Spinetta, d'Air France à Air France-KLM, le chiffre d'affaires (24,11 milliards d'euros) a pratiquement été multiplié par trois et le nombre de passagers (75 millions) par deux. Et, surtout, la compagnie n'a jamais affiché un seul exercice déficitaire.

A la tête de la holding, M. Spinetta devrait continuer à suivre de près la consolidation du ciel européen qui s'est engagée après la fusion avec la compagnie néerlandaise KLM en 2004. Cet intérêt correspond à la conviction de M. Spinetta que l'existence de compagnies nationales n'a plus de pertinence aujourd'hui, à l'heure du marché européen.

François Bostnavaron


Air France-KLM se veut un "pilier" de la consolidation en Europe


PARIS (AFP) — Le PDG d'Air France-KLM Jean-Cyril Spinetta voit le groupe franco-néerlandais comme un "pilier" de la consolidation du secteur aérien en Europe, un mouvement qui ne devrait laisser que "trois grands groupes" existant fin 2009, selon lui.

"Fin 2009, il restera trois grands groupes, pas forcément de taille égale, au sein desquels coexisteront plusieurs compagnies ayant aligné leurs stratégies et unifié leur résultat économique", prédit M. Spinetta dans Le Nouvel observateur paru jeudi.

Et Air France-KLM "sera certainement l'un des piliers de cette consolidation", assure-t-il.

M. Spinetta souligne en particulier "la vraie logique de réseau" entre son groupe et la compagnie Austrian Airlines, que le gouvernement autrichien veut privatiser et pour laquelle Air France-KLM s'est portée candidate.

"Une des faiblesses d'Air France-KLM, c'est sa faiblesse en Europe centrale et orientale, une zone en fort développement où Lufthansa (également candidate au rachat d'Austrian, NDLR) a une position dominante", explique-t-il.

Or Austrian a "bâti un réseau extrêmement dense et puissant" dans cette région, selon lui.

Le dossier autrichien est "très différent" d'Alitalia, qui ne souhaite pas "une fusion" mais des "liens commerciaux forts avec un grand acteur", souligne M. Spinetta.

Air France-KLM pourrait prendre 10 à 20% du capital d'Alitalia, qui est au bord de la faillite, selon des sources proches du dossier.

"Nous étudions plusieurs dossiers en même temps", affirme le dirigeant du groupe franco-néerlandais.

Evoquant les difficultés du secteur aérien dues au ralentissement économique et la récente flambée du pétrole, M. Spinetta juge que la stagnation du trafic va "durer quelques années" et "qu'ensuite le transport aérien retrouvera sa pente de croissance, de l'ordre de 5% par an".

Alors qu'il doit laisser la direction d'Air France à son numéro 2 Pierre-Henri Gourgeon, il explique aussi qu'il est "souhaitable de promouvoir une solution interne assurant la continuité de la gouvernance".

Jean-Cyril Spinetta doit laisser les commandes d'Air France à M. Gourgeon au 1er janvier 2009, tout en restant président de la holding Air France-KLM.



Air France,

N°1 pour ses distractions à bord



Difficile de s’ennuyer dans un avion Air France. Du moins c’est ce que pense la « World Airline Entertainment Association » (WAEA). Elle vient de récompenser Air France pour ses efforts en termes de distractions à bord au cours des 12 derniers mois. Quel est l’offre ? 
- La vidéo à la demande sur ses vols longs courriers, depuis novembre 2007. Avec plus de 30 000 écrans, Air France est la première compagnie européenne à offrir autant de sièges équipés de la Vidéo individuelle.

- Un nouveau programme de divertissements en vol Un choix de 85 films, en vidéo à la demande, traduits pour certains en 9 langues (allemand, anglais, chinois, coréen, espagnol, français, italien, portugais, japonais) ainsi que des films en langue originale dont notamment le tamoul, l’hindi, le chinois, le japonais et le brésilien. Les séries télévisées du moment (Heroes, Desperate Housewives… à raison d’une saison entière chaque année), l’information en boucle, . Des jeux et des loisirs adaptés à tous les âges avec un programme audio vidéo, dessins animés… pour les plus petits et pour les plus grands, jeux d’échecs, Solitaire, ou encore des programmes personnalisés tels que l’apprentissage des langues avec Berlitz (23 langues) ou de relaxation.

- 23 chaînes musicales, des clips vidéo, en exclusivité pour Air France l’émission de musique live « Taratata ». De plus, les clients peuvent sélectionner parmi 200 CD (plus de 3000 titres) leur musique préférée pour créer leur propre programme musical durant leur voyage.

- L’utilisation du téléphone portable à bord

En janvier 2008, Air France a lancé son premier vol permettant aux passagers d’utiliser leur téléphone portable sans risque de perturber les outils de radio-navigation. Pour expérimenter cette nouvelle technologie, un Airbus 318 équipé du système de téléphonie embarquée « Mobile On Air » a sillonné l’Europe pendant plus de 6 mois. Les tests ont porté dans un premier temps sur l’échange de données (SMS, MMS ou courriels) puis ont été étendus à la voix. Air France analyse actuellement les observations de ses clients et des équipages.

« Air France s’est engagé dans un processus d’innovation et d’amélioration constante pour tous ses clients. Nous sommes heureux que ces efforts soient aujourd’hui récompensés par ce prix prestigieux décerné par l’industrie du transport aérien en matière de distractions en vol » a déclaré Patrick Roux, directeur du Marketing




Anubex va moderniser les logiciels d'Air France Industries pour environ 750 000 dollars

 Publié par Matthieu Dailly le Lundi 11 Août 2008

anubex
Anubex, un spécialiste de la migration pour les grands comptes, annonce avoir été sélectionné par Air France Industries, une filiale qui vend les services de maintenance de la compagnie aérienne, pour moderniser son infrastructure logicielle. La valeur de ce contrat est estimée à quelque 750.000 dollars.

air france ind
L'application en question, en service depuis les années 90, est utilisée par Air France Industries pour la maintenance des systèmes de radar Awacs (Airborne Warning and Control System) de l'Armée de l'Air française. Concrètement, l'application qui contient près de 5000 programmes différents et gère environ 1 GB de données, passera d'un environnement Wang Pace des anciens laboratoires Wang, à une infrastructure basée sur Windows Server, une base de données de l'américain Oracle, et une interface utilisateur en ligne. Cette nouvelle application utilisera à la foi les languages de programmation Cobol (COmmon Business-Oriented Language) et Java, afin de limiter le « dépaysement » des équipes concernées.

D'après Anubex, ces travaux devraient être finalisés en juin 2009



Le trafic d'Air France-KLM

en hausse de 1,8% en juillet

Air France-KLM lance l'enregistrement et le choix de son siège à partir d'un téléphone mobile. Ce service sera proposé dans un premier temps au départ de la quasi totalité des escales métropolitaines et européennes, sur les vols Air France et KLM court et moyen-courriers. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon
(c) ReutersAir France-KLM lance l'enregistrement et le choix de son siège à partir d'un téléphone mobile. Ce service sera proposé dans un premier temps au départ de la quasi totalité des escales métropolitaines et européennes, sur les vols Air France et KLM court et moyen-courriers. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon

PARIS (Reuters) - Air France-KLM annonce une croissance du trafic passagers de 1,8% en juillet et une hausse de 3,9% de ses capacités.

Dans un communiqué, la première compagnie aérienne mondiale en termes de chiffre d'affaires précise que le coefficient d'occupation a reculé à 84,4% (-1,8 point).

Le groupe aérien franco-néerlandais dit avoir transporté 7,1 millions de passagers le mois dernier (-0,3%).

Sur le réseau Amériques, le trafic a progressé de 4,2% pour des capacités en hausse de 5,2%. Le coefficient d'occupation s'est établi à 88,4% (-0,9 pt).

Le réseau Asie a enregistré une croissance du trafic de 2,1% pour des capacités en augmentation de 5,5%. Le coefficient d'occupation s'est élevé à 87,1% (-2,8 pts).

Sur le réseau européen, le trafic a baissé de 0,4% avec une progression des capacités de 2,6% et un recul de 2,3 points du coefficient d'occupation à 82,8%.

Pour l'activité cargo, le trafic a baissé de 4,1%, principalement dû à l'Asie et aux Jeux olympiques de Pékin, pour des capacités en hausse de 1,0%. Le coefficient de remplissage est en retrait de 3,3 points à 62,1%.

 

Philippe Calavia

directeur financier d’Air France-KLM

«A moyen terme on peut faire le pari

que l’augmentation forte et soudaine

 des prix du carburant se fera au profit

d'acteurs comme Air France-KLM»


(Easybourse.com) Vous avez publié au titre de l’exercice 2007-2008, un résultat d’exploitation en hausse de 13,3%, à 1,4 milliard d’euros, ainsi qu’une marge d’exploitation améliorée de 6,7%, en progression de 0,4 point. En revanche, le résultat net a quant à lui chuté de 16%, tombant à 748 millions d’euros contre 891 millions un an plus tôt. Quels commentaires vous inspirent ces résultats ?

Au point de vue opérationnel, la performance du groupe est excellente, puisque le résultat d’exploitation a progressé. Il y a aussi une augmentation du retour sur capitaux, une bonne maitrise des coûts unitaires, et un bon désendettement du groupe. Pour résumer, au niveau opérationnel, nous sommes totalement en ligne avec nos engagements.

Mais un élément nouveau est intervenu cette année : il s’agit des conséquences que nous avons estimé devoir tirer des enquêtes en cours sur l’affaire du «cargo» (transport de fret aérien), puisque, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis, les autorités concurrentielles accusent l’ensemble des compagnies aériennes d’avoir échangé des informations, ce qui est interdit dans le domaine des tarifs et notamment des surcharges sur le cargo.

Nous avons provisionné une somme importante, plus de 500 millions d’euros, tout simplement parce que nous sommes les plus gros opérateurs de fret aérien dans le monde. Comme ces dépenses ne sont pas déductibles, ou très peu, elles viennent impacter le résultat net, ce qui explique que ce dernier soit, malgré la forte progression du résultat d’exploitation, en repli de 16%.

Si nous avions neutralisé cette provision et aussi un gain exceptionnel que nous avons eu en cours d’année, l’augmentation aurait plutôt été de 10%, ce qui donne une meilleure image de notre performance globale, y compris au niveau du résultat net.Quels ont été les moteurs de croissance sur cet exercice ?

Le moteur de croissance principale a été la progression pour la troisième ou quatrième année consécutive de la recette unitaire, en hausse de 2,5% à taux de change constants, qui traduit en fait, jusqu’à la période récente, une demande de transport assez forte liée à une croissance mondiale qui est restée soutenue en 2007, malgré la crise financière aux Etats-Unis et le ralentissement de la croissance en Europe.Les pays émergents ont en effet continué à tirer l’économie mondiale, et comme nous sommes un acteur qui réalise aujourd’hui largement plus de la moitié de ses activités à l’extérieur de l’Europe, nous avons bénéficié de ce mouvement.

Le second moteur a été la réduction des coûts qui a été de 1% et qui, de fait, a également contribué à améliorer le résultat d’exploitation.

Quelle part de vos coûts globaux représente le pétrole ? Quel a été (et quel sera) l’impact de l’augmentation des cours du pétrole sur votre activité ? 

L’an dernier a été une année intermédiaire, parce qu’il y a eu bien sûr l’augmentation de la facture pétrolière qui est finalement de l’ordre de 7,5% ce qui représente un peu plus de 300 millions d’euros…Globalement, le pétrole, compte tenu de la qualité de nos couvertures, représente environ 21-23% de nos coûts d’exploitation, mais si on raisonne sur les coûts du carburant avant couverture, ce pourcentage aurait été très proche des 30%. Et ce pourcentage augmentera vraisemblablement cette année si les prix demeurent au niveau actuel, c’est-à-dire autour des 130 dollars le baril.De manière générale, nous risquons d’être plus proches des 40% avant couverture, que des 30% comme l’an dernier, toujours avant couverture…

Justement, votre groupe dispose d’une des plus importantes couvertures financières sur le pétrole du secteur, pourriez-vous nous en dire un peu plus ? 


Nous avons mis en place une politique de couverture sur le long terme, ce qui représente un atout structurel pour le groupe Air France-KLM.

L’an dernier, le baril de pétrole a augmenté de 17%, et notre dépense carburant a crû de 7% alors même que nous avons développé nos activités donc consommé davantage de carburant. Si bien que l’écart provient en partie de là, mais aussi, de manière significative, de l’efficacité de nos couvertures qui ont permis de contribuer à réduire l’augmentation de la facture.

Ce sera encore plus vrai cette année, l’an prochain et à plus long terme, puisque notre particularité est d’avoir une politique de couverture glissant sur quatre ans. Donc l’an dernier, nous étions couverts à 80%, cette année nous le sommes à 78%, l’an prochain à 57%, et en 2011-2012, nous serons couverts -mais nous le sommes déjà- à 16%.

Le fait de prendre des couvertures systématiques sur le moyen terme mais depuis plusieurs années, nous permet d’avoir des prix de revient qui sont tous quasiment inférieurs aux prix du marché.A partir de quel prix du baril augmenterez-vous le montant des billets d’avion ? Nous avons un système qui est assez transparent vis-à-vis de nos clients, c’est-à-dire que chaque fois que le baril augmente de 5 ou 10 dollars, nous instituons une surcharge.

La dernière fois que nous avons institué cette surcharge, ça correspondait à un prix du baril à 110 dollars. Normalement, si les cours se maintiennent et que, en moyenne annuelle, le baril reste au-dessus des 120 dollars, il faut s’attendre dans les prochaines semaines à une nouvelle augmentation des prix de vente.

Ceci étant, en même temps que nous augmentons les surcharges, nous disons également dans quelles conditions nous les retirons… Il nous est en effet déjà arrivé de retirer une surcharge parce que le baril avait baissé significativement.Comment comptez-vous pallier cet impact du prix du pétrole autrement que par l’augmentation des prix de vente ? Traditionnellement, il y a effectivement deux moyens principaux d’effacer tout ou partie de l’augmentation des coûts de carburant. C’est d’abord d’en faire payer une partie au client, ce qui est tout à fait légitime dans la mesure où il s’agit du coût d’une matière première que nous payons nous-mêmes plus chère, il faut donc que les client s’habituent progressivement à payer le transport au coût réel du carburant.

Ceci étant, nous ne nous contentons pas de transférer le coût du carburant sur le prix aux clients, mais il faut également travailler sur le coût d’exploitation. C’est ce que nous faisons depuis plusieurs années avec nos plans d’économie. Ainsi l’an dernier, nous avons pu réduire nos coûts unitaires, hors carburant, de 1%.

Nous sommes dans un plan d’économie qui doit nous amener à économiser près de 500 millions d’euros par an sur les deux années à venir, mais nous considérons que, compte tenu de la situation, ce n’est pas suffisant.

D’ores et déjà, et à court terme, nous avons décidé de rajouter aux 500 millions d’euros de cette année, sur la période 2008-2009, 150 millions d’euros supplémentaires, et puis surtout, de lancer une réflexion un peu plus approfondie sur la recherche de nouvelles économies, et notamment en nous appuyant sur l’intégration de plus en plus poussée d’Air France-KLM, qui doit nous permettre de dégager des synergies complémentaires par rapport à ce que nous avions programmé jusqu’ici, puisque nous sommes passés l’an dernier à une phase de plus forte intégration des deux organisations.L’achat d’avions plus récents y participe également… Dans notre plan de réduction des coûts, il y a effectivement un chapitre consacré au changement de la flotte, intitulé «modernisation de l’upload».

A l’heure actuelle, les avions récents consomment 15 à 20% de moins que les avions anciens, il était donc économiquement très profitable de remplacer les vieux avions par des appareils plus modernes. Cela devient aujourd’hui, étant donnée l’importance des charges de carburant, absolument justifié, voire vital, pour maintenir et même accroître la profitabilité des compagnies aériennes.

Dès lors, tout ceux qui n’ont pas investi, ont fait une lourde erreur stratégique parce que, d’abord ils devront le faire dans les années à venir et dans des conditions qui ne seront pas forcément aussi positives que celles que nous avons traversées depuis 2004, mais ils vont de surcroît devoir subir cette année et l’an prochain des surcoûts considérables dans la gestion de leurs dépenses carburant.Il y a, depuis plusieurs semaines, de nombreuses annonces ou rumeurs de fusion dans le secteur -on pense à American Airlines et Continental en vue d'une alliance qui comprendrait également British Airways, ou encore au rapprochement entre United Airlines et US Airways, mais surtout le rapprochement entre Delta Air Lines et Northwest-. Quel rôle pourrait jouer Air France-KLM dans ce mouvement de consolidation du secteur ? Aujourd’hui, la consolidation du secteur ne se présente pas de la même manière qu’il y a quelques mois. Il y a un an, elle passait presque exclusivement par la fusion entre les entreprises et par le regroupement d’entreprises.

Désormais, quand on voit la situation économique et le prix du carburant, on peut se dire que la consolidation va passer, aussi et peut-être principalement dans les mois à venir, par la disparition de certains acteurs. Sur certains segments, sur certains marchés, il est clair qu’il y a une surcapacité. C’est le cas en Europe et dans le marché domestique américain où il y a trop d’intervenants qui ont du mal à rentabiliser leur exploitation…

Sur le long courrier international, jusqu’à une époque récente, ce n’était pas le cas, les capacités étant bien adaptées à la demande ; si la demande baisse ou progresse moins rapidement, peut-être y aura-t-il aussi des acteurs marginaux dans ce secteur, qui devront réduire leur capacité ou cesser complètement leur activité… Je ne vise personne bien entendu.

Aujourd’hui, notre priorité est de bien gérer le groupe, adapter ses coûts, réduire ses coûts, améliorer notre capacité commerciale, tout cela est prioritaire par rapport aux opérations de fusion/acquisition même s’il faut rester pragmatique, et donc continuer à avoir un œil sur ce qui se passe sur le marché…

En période de difficultés, des opportunités peuvent apparaître, c’est d’ailleurs dans ces périodes là que les rapprochements se font… Nous avons nous-mêmes constitué le groupe Air France-KLM par le rachat de KLM en 2003 à une époque où la situation du transport aérien était également médiocre, puisque l’on sortait d’une période noire avec les attentats de 2001, la guerre au Moyen-Orient et les épidémies de SRAS, or c’est bien à ce moment-là que nous avons conclu la reprise de KLM.

Des opportunités peuvent donc se présenter, mais la priorité reste l’amélioration de la profitabilité de notre entreprise, ce qui explique pourquoi nous avons déjà pris une première décision en matière de réduction des coûts pour les années à venir, afin de retrouver une rentabilité aussi bonne qu’en 2007-2008…

Nous devrions rester largement positifs cette année, même avec un baril à 120 dollars en moyenne annuelle, mais la rentabilité devrait baisser, il nous faut donc travailler pour la ré-augmenter.Parmi les acteurs qui seraient, d’après vous les plus touchés, pensez-vous aux compagnies low cost ? Nous verrons bien, mais c’est effectivement l’analyse que nous faisons. Dans ce secteur des opérateurs aériens à bas coûts, il y a des acteurs solides, qui traverseront sans doute la crise, mais il faut regarder ce secteur dans sa globalité.

Il s’agit en effet d’un secteur qui s’est développé assez rapidement ces dernières années, en pratiquant des prix extrêmement bas pour stimuler le trafic et surtout, la partie de la clientèle qui est très sensible aux prix, à l’opposé de la clientèle qui se déplace pour raisons professionnelles et qui, elle, se trouve plus sensible au temps, à la fréquence, donc en gros, à l’adaptation de l’offre aérienne à ses propres besoins.

La clientèle des compagnies low cost se compose à l’inverse de gens qui partent généralement pour des raisons personnelles, familiales, pour des vacances, etc. Ici le temps devient un facteur secondaire, tandis que le prix est un facteur essentiel.    

A partir du moment où le carburant prend une proportion aussi forte dans le total des coûts, les compagnies low cost aussi seront amenés comme tous les autres opérateurs aériens, à augmenter leurs prix, d’une manière ou d’une autre. Or l’augmentation des prix va certainement avoir un effet négatif sur la demande, ils ne seront plus capables globalement de stimuler dans les mêmes proportions leur potentiel de clientèle. Ainsi, toute une série d’opérateurs très récents et peu installés encore sur le marché, certains toujours en phase de start-up, donc avec des rentabilités faibles, risquent d’être amenés à réduire voire à cesser leurs opérations…

Cela se fera bien sûr au profit de ceux qui seront capables de continuer à opérer avec un rythme ralenti et une rentabilité moins forte cette année, et peut-être l’an prochain…Est-ce pour cela que lors de la présentation des résultats, votre PDG, Jean-Cyril Spinetta a expliqué que l’envolée des cours de pétrole pouvait représenter une chance pour un groupe comme Air France-KLM ? Effectivement, si on raisonne à moyen terme, sur deux-trois ans, on peut faire le pari que l’augmentation forte et soudaine des prix du carburant -dans la mesure où c’est justement la conjonction de ces deux facteurs qui est importante-, sera un élément fortement accélérateur de la consolidation du secteur, et que donc ça se fera au profit des acteurs qui d’ores et déjà sont ceux qui sont les plus solidement installés en termes de bases clientèles et qui ont des fondamentaux économiques sains.Il y a près d’un mois, Air France-KLM a abandonné officiellement sa tentative d’OPA sur Alitalia. Depuis, des rumeurs de marché font croire à un possible revirement de votre part… Ce qu’a expliqué le président, Jean-Cyril Spinetta, c’est qu’on ne voit pas comment à l’heure actuelle, l’intégration d’Alitalia dans le groupe, nous permettrait de continuer à créer de la valeur.

Ce qui était vrai il y a quatre ou cinq mois, quand le prix du carburant tournait autour de 95 dollars le baril, et compte tenu des mesures de restructuration que nous avions envisagées, ne l’est plus aujourd’hui. En effet, le prix du carburant est tel que, on peut certes par des mesures drastiques rétablir la situation économique d’Alitalia en réduisant fortement ses capacités, mais créer de la valeur pour le groupe et les actionnaires d’Air France-KLM, nous considérons que ce n’est pas envisageable.

C’est pourquoi nous démentons toutes ces rumeurs. Nous ne sommes plus intéressés par ce dossier parce que nous considérons que la modification profonde du contexte économique ne nous permet plus d’imaginer que cette opération puisse être créatrice de valeur.

Propos recueillis par Nicolas Sandanassamy

Publié le 26 Mai 2008Copyright © 2008 
 



Air France:

l'effet couverture pétrole

restera stable en 09-10


Mardi 5 août 2008 / 15h53


PARIS (Dow Jones)--Le directeur général exécutif d'Air France-KLM (3112.FR) Philippe Gourgeon a estimé mardi que la compagnie aérienne resterait aussi bien protégée contre l'évolution du prix du pétrole au cours de l'exercice 2009-2010 que cette année. 
"Nous disposons d'une des meilleures couverture au monde, qui aura l'année prochaine un effet global équivalent à cette année, ce qui est une sécurité considérable pour le groupe", a déclaré le dirigeant lors d'une conférence téléphonique de présentation des résultats du premier trimestre de son exercice 2008-2009. 
"Le taux de couverture attendu pour l'année prochaine est de 63% avec un niveau de couverture de 3,1 milliards de dollars contre 3,3 milliards de dollars cette année", a-t-il ajouté. 
Au premier trimestre, la facture en carburant du groupe a progressé de 24%, à 1,36 milliard d'euros. 
Commentant les tendances observées par la compagnie aérienne au mois de juillet en termes de trafic, le dirigeant a par ailleurs indiqué que les chiffres du trafic qui seront publiés jeudi afficheraient "une bonne tonalité", malgré une diminution du trafic dans l'activité cargo. 
Air France, qui a confirmé mardi son objectif de dégager un résultat d'exploitation de l'ordre d'un milliard d'euros en 2008-2009 grâce à de nouvelles mesures d'économies, devrait connaître une augmentation de 6% de ses frais de personnels sur l'ensemble de l'exercice, a indiqué Philippe Gourgeon. 
Au premier trimestre, le groupe a connu une hausse de 8% de ses coûts en personnel en raison de la consolidation de ses filiales AirChef, transavia and VLM. 
Thomas Varela et William Horobin, Dow Jones Newswires; +33 1 40 17 17 40; thomas.varela@dowjones.com 


Air France-KLM affecté par

la hausse du pétrole

au 1er trimestre

  05/08/2008 09:09  - Reuters


Ses bénéfices plongent de 60% à 168 millions d'euros.
Mais la compagnie franco-néerlandaise confirme cependant ses objectifs annuels en renforçant son plan d'économies.

Pour son premier trimestre au 30 juin, la compagnie franco-néerlandaise a dégagé un résultat d'exploitation courant de 234 millions d'euros (-43,6%), un résultat net part du groupe de 168 millions (-59,4%) et un chiffre d'affaires de 6.288 millions (+5,8%).

Selon un consensus diffusé par Air France, les analystes attendaient en moyenne un résultat net de 145 millions d'euros, un résultat d'exploitation de 231 millions et un chiffre d'affaires de 6.270 millions.

Air France-KLM a précisé que son activité passagers avait néanmoins augmenté de 3,7% sur la période au cours de laquelle il a transporté 19,7 millions de personnes.

L'activité cargo a confirmé le redressement de sa rentabilité, affichant un trafic en augmentation de 1,5%, tandis que le chiffre d'affaires de l'activité maintenance ressort en repli de 2,1% sous l'effet de la dépréciation du dollar.

Facture pétrolière estimée à 5,86 milliards d'euros

La facture pétrolière s'est établie à 1,36 milliard d'euro au 30 juin 2008, contre 1,09 milliard un an plus tôt.

Le groupe avait prévenu lors de la publication de ses résultats annuels en mai qu'elle était susceptible de croître de plus d'un milliard d'euros en 2008-2009.

Sur la base du prix à terme de 126,82 dollars le baril au 25 juillet 2008 et d'une parité euro/dollar de 1,56, la facture pétrolière pour l'exercice en cours est estimée à 5,86 milliards d'euros.

La dette nette d'Air France-KLM a diminué de 518 millions d'euros à 2,17 milliards d'euros au 30 juin pour des fonds propres à 13,36 milliards (10,61 milliards au 31 mars 2008).

Compte-tenu du nouvel environnement économique, Air France a décidé de renforcer son plan d'économies "Challenge 10" avec 190 millions d'économies complémentaires, portant ainsi l'objectif pour l'exercice 2008-2009 à 620 millions d'euros. Le plan "Challenge 10" prévoyait d'économiser 1,4 milliard d'euros sur la période 2007-2010 pour faire face à la flambée du pétrole.

Air-France a en outre décidé d'ajuster la croissance de ses capacités avec une augmentation de l'ordre de 2% pour la saison hiver 2008 et la saison été 2009.

Enfin, le groupe a confirmé que "les résultats du premier trimestre sont en ligne avec son objectif d'un résultat d'exploitation de l'ordre d'un milliard d'euros" pour l'ensemble de l'exercice 2008-2009.

Air France quitte le tarmac
de l'aéroport d'Avignon


Publié le jeudi 31 juillet 2008 à 08H25