LufthansaPétrole
Une loi pour forcer les compagnies à baisser leurs prix
 lundi 22 décembre 2008

Alors que le prix du pétrole s'est effondré, certaines compagnies aériennes tardent à supprimer les surcharges "carburant". Pour leur forcer la main, un député a déposé un projet de loi pour taxer les compagnies récalcitrantes.

Vendredi dernier à New York, le pétrole plongeait sous la barre des 34 dollars le baril, alors qu'il caracolait à 145 dollars en juillet dernier. Mais de nombreuses compagnies, Air France en tête, tardent toujours à répercuter cette baisse sur le prix du billet. Un député du Vaucluse, Jean-Michel Ferrand, a donc déposé une proposition de loi qui vise à taxer les compagnies pétrolières qui ne répercutent pas immédiatement la baisse du cours du pétrole sur les prix de vente des carburants. Ce n'est pas une première pour Jean-Michel Ferrand qui est déjà parti en guerre à plusieurs reprises ces derniers mois contre les pétroliers : "lorsque le prix du baril augmente, la hausse est immédiatement répercutée sur le prix du carburant à la pompe. En revanche, lorsque le prix du baril diminue, les compagnies pétrolières sont beaucoup moins promptes à répercuter cette baisse au profit du consommateur".
 veut dev

Une loi pour forcer les compagnies
pétrolières à baisser leurs prix
 lundi 22 décembre 2008


Alors que le prix du pétrole s'est effondré, certaines compagnies aériennes tardent à supprimer les surcharges "carburant".

Pour leur forcer la main, un député a déposé un projet de loi pour taxer les compagnies récalcitrantes.


Vendredi dernier à New York, le pétrole plongeait sous la barre des 34 dollars le baril, alors qu'il caracolait à 145 dollars en juillet dernier.

Mais de nombreuses compagnies, Air France en tête, tardent toujours à répercuter cette baisse sur le prix du billet.

Un député du Vaucluse, Jean-Michel Ferrand, a donc déposé une proposition de loi qui vise à taxer les compagnies pétrolières qui ne répercutent pas immédiatement la baisse du cours du pétrole sur les prix de vente des carburants.

Ce n'est pas une première pour Jean-Michel Ferrand qui est déjà parti en guerre à plusieurs reprises ces derniers mois contre les pétroliers : "lorsque le prix du baril augmente, la hausse est immédiatement répercutée sur le prix du carburant à la pompe.

En revanche, lorsque le prix du baril diminue, les compagnies pétrolières sont beaucoup moins promptes à répercuter cette baisse au profit du consommateur".

Lufthansa veut devenir numéro un

en Europe avec Austrian

[ 05/12/08  - 15H21 - Reuters  ]


VIENNE (Reuters) - La compagnie aérienne allemande Lufthansa devait signer vendredi un accord d'achat d'Austrian Airlines qui pourrait lui permettre de devenir le numéro un du secteur en Europe.
Lufthansa
doit dans un premier temps racheter les 42% détenus par la holding publique autrichienne OeIAG dans Austrian Airlines (AUA). Elle compte ensuite racheter l'intégrité du capital pour 377 millions d'euros une fois obtenu le feu vert de Bruxelles.
Les compagnies aériennes traversent actuellement une période mouvementée avec les fluctuations des prix du pétrole et la baisse de la demande provoquée par le ralentissement de la conjoncture mondiale.
Lufthansa est en concurrence avec Air France KLM et British Airways pour décrocher la place de premier transporteur aérien en Europe.
La compagnie allemande a racheté plusieurs compagnies régionales comme Brussels Airlines, la britannique BMI et sa compatriote Eurowings et elle est également en concurrence avec Air France pour une alliance avec Alitalia.
British Airways, de son côté, a révélé cette semaine être en discussions avec la compagnie australienne Qantas après avoir engagé dans le courant de l'année des négociations avec l'espagnole Iberia qui sont toujours en cours. L'irlandaise Ryanair essaie pour sa part de racheter sa compatriote Aer Lingus.
La publication vendredi des chiffres du trafic de novembre confirme la situation difficile que traversent les compagnies aériennes. L'Iata, l'Association internationale du transport aérien, a prévenu que le secteur pourrait perdre au total plus de cinq milliards de dollars cette année.

Les compagniesaériennes africaines face

au défi de la crise financière


      2008-12-07 12:39:33     

    NAIROBI, 7 décembre (Xinhua) -- Les compagnies aériennes  africaines ont subi de lourdes pertes tant dans le transport de  passagers que dans le trafic de cargo suite à la crise financière  mondiale en cours, selon un communiqué de presse de l'Association  internationale du transport aérien (IATA).

     Le transport aérien international a poursuivi le déclin en  octobre dernier, tandis que les compagnies aériennes africaines  ont été les plus touchées, a ajouté l'IATA.

     Les statistiques montrent que le chiffre d'affaires des  compagnies aériennes africaines en octobre a diminué de 12,9% par  rapport au mois précédent.

     La Kenya Airways, une des figures de l'aviation civiale  africaine, a annoncé plus tôt que ses bénéfices au cours des neuf  premiers mois de cette année ont connu une chute de 61% en  comparaison avec la même période de l'année dernière.

     En outre, les compagnies aériennes africaines font face à la  concurrence acharnée avec des acteurs non africains, dont les  poids-lourds mondiaux Emirates, Lufthansa et Air France, sur le  continent africain et se voient ne partager que 2% du trafic  aérien mondial.


BRUNO TREVIDIC

Le transport aérien,
canari de l'économie mondiale

[ 02/12/08  ]

Le transport aérien est un peu à l'économie mondiale ce que les canaris étaient aux mines de charbon. Quand ils s'arrêtaient de chanter et mouraient, c'était le signe d'un coup de grisou imminent. La crise économique actuelle n'a pas dérogé à la règle. Plusieurs mois avant son éclatement, le transport aérien commençait déjà à battre de l'aile, avec les premiers signes d'un ralentissement du trafic perceptibles dès janvier 2008. Onze mois plus tard, la liste des compagnies aériennes parties « ad patres » comporte déjà 39 noms, dont plusieurs européens, comme l'espagnol Futura, les britanniques XL Airways et Silverjet ou le scandinave Sterling Airways. Toutes ont perdu des plumes, y compris par les stars du secteur comme Air France-KLM, British Airways et Lufthansa, dont les actions ont perdu entre 50 % et 60 % de leur valeur depuis janvier. Et la crise ne fait encore que commencer. Selon le directeur de l'association des compagnies européennes, Mike Ambrose, le nombre de faillites de transporteurs aérien pourrait encore doubler d'ici à la fin de l'hiver.

Mais, en dépit de cette hypersensibilité aux coups de grisou de l'économie mondiale, les compagnies aériennes, comme les canaris, ne sont pas une espèce en voie de disparition. Comparé à tous les autres secteurs « mondialisés », le transport aérien se caractériserait même par l'importance de sa population et sa capacité de récupération. Alors que les avionneurs et les équipementiers aéronautiques de stature internationale ne sont guère plus d'une dizaine, l'Association internationale du transport aérien (Iata) compte aujourd'hui encore quelque 230 membres - soit plus que de pays à l'ONU - contre 200 en 2002. Et ce sans compter les compagnies à bas coûts, qui ont également fleuri ces dernières années. Après le drapeau et l'hymne national, la compagnie aérienne est en effet la première chose dont se dote un Etat.

Par ailleurs, si le transport aérien a la réputation d'être une activité cyclique, soumise à de brusques décrochages, ses périodes de crise sont en réalité rares, courtes et de bien moindre ampleur que ses périodes de croissance. Au cours des vingt dernières années, il n'a connu que deux récessions - 1991 et 2001 - avec un recul du trafic de 2 % à 3 %, contre 7 % de croissance annuelle moyenne sur les dix-huit autres années. Quant à la crise, sans précédent selon certains, les dernières statistiques de l'Iata faisaient état d'un trafic encore en progression de 3,3 % en cumul à fin septembre, malgré un recul de 2,9 % en septembre.

Rien de bien inquiétant en apparence. Mais, selon l'Iata, cela se traduira par 5,2 milliards de dollars de pertes cumulées pour 2008, qui iront ainsi s'ajouter aux quelque 40 milliards de pertes cumulées depuis 2000. C'est en effet un autre paradoxe du transport aérien : si les compagnies se sont multipliées depuis l'après-guerre et si le nombre de passagers a doublé en dix ans, les transporteurs aériens ont toujours enregistré des pertes consolidées, les bonnes années ne permettant pas d'effacer les mauvaises. Et ce pour au moins deux raisons : le trop grand nombre d'opérateurs, qui oblige les compagnies à vendre leurs billets à prix marginal, et les freins réglementaires à la consolidation, qui les empêchent de réaliser suffisamment d'économies d'échelle pour compenser l'augmentation des coûts de personnel, de carburant et de flotte.

Tous les autres facteurs - crises économiques, guerres, attentats, épidémies - n'ont finalement été que des épiphénomènes vite résorbés, dans un contexte de croissance quasi ininterrompue. La crise actuelle ne devrait pas faire exception. Sauf si, par extraordinaire, elle permettait de faire sauter les règles qui régissent le transport aérien depuis sa création et font obstacle à sa consolidation. Mais il faudrait pour cela que les Etats-Unis et les pays européens acceptent de voir leurs compagnies passer sous contrôle étranger. En Europe, la perspective de voir d'autres Etats membres prendre le contrôle d'une compagnie nationale reste souvent insupportable, comme l'illustrent les exemples récents d'Alitalia, d'Olympic et, dans une moindre mesure, d'Iberia. Quant aux investisseurs étrangers, il leur est toujours interdit de détenir plus de 49 % d'une compagnie européenne. Malgré les regroupements en cours, tels que les rachats de Brussels Airlines, de BMI et d'Austrian par Lufthansa ou la fusion de Delta et Northwest aux Etats-Unis, le transport aérien devrait donc rester encore longtemps un secteur morcelé, à la fois extraordinairement dynamique et structurellement déficitaire.

Bruno Trevidic est journaliste à la rubrique services des « Echos ».

Les compagnies aériennes

vont affronter un rude hiver



Les compagnies aériennes européennes se préparent à un hiver considéré par l'ensemble des acteurs du secteur comme celui de tous les dangers alors que la solution des surcharges carburant, jusqu'ici utilisées par certains avec habileté, vient à s'épuiser avec le repli des cours pétroliers et le ralentissement économique qui s'installe.

Les avertissements ont été nombreux tout au long de la 17ème édition du World Air Transport Forum qui s'est achevée vendredi à Paris. Les experts ont été unanimes : la crise va faire de nombreuses victimes dans l'industrie du transport aérien et ne laisse aucun choix aux transporteurs, lesquels devront poursuivre leurs réductions de coûts, amorcer des fusions ou disparaître.


"Je suis pessimiste à l'approche de la saison (hivernale). Notre environnement est bien pire que celui né du 11 septembre 2001, il y a urgence de répondre aux surcapacités", a déclaré Marc Rochet, fondateur de la compagnie française L'Avion rachetée début juillet par British Airways pour 68 millions d'euros.

"Chacun se dit : 'j'attends que mon concurrent s'effondre en premier, histoire d'obtenir un peu plus d'oxygène'", a-t-il dit.

Les intervenants du World Air Transport se sont demandés si une major pouvait faire défaut alors que le spécialiste suédois du low cost Sterling a rejoint la longue liste des compagnies s'étant déclarées en faillite cette année.

Certains transporteurs gardent le moral et affichent des prévisions optimistes, affirmant qu'une reprise du marché sera forte. Elle ne devrait toutefois pas avoir lieu avant 2010 d'après les prévisions les plus enthousiastes.

Ralph Kaiser, P-DG de la société de paiement UATP, a accusé ces compagnies de jouer la partie de poker : "Personne ne veut être le premier à communiquer de mauvaises nouvelles et tout le monde se ment."

Plusieurs compagnies aériennes européennes ont néanmoins révisé en baisse leurs prévisions de résultats annuels, à l'instar d'Air France-KLM ou de Lufthansa.

Au cours des dernières décennies, la croissance du trafic aérien a été en moyenne deux fois plus rapide que celle du produit intérieur brut. En septembre, le trafic international a néanmoins reculé de 2,9%, une première depuis 2003, selon les données de l'Association internationale du transport aérien (Iata).


Robert Crandall, ancien directeur général d'American Airlines et réputé à l'origine de l'utilisation du yield management (gestion informatique des capacités), a jugé que la corrélation entre trafic et croissance économique était vouée à s'effacer, du moins momentanément, et averti que le secteur devait se préparer à une longue crise.

"Les difficultés financières mondiales vont être bien pires que ce que la majorité d'entre nous veut penser", a-t-il prédit.

CURE DE DÉSENDETTEMENT

Habituées à des niveaux de marge faibles, les compagnies aériennes devront trouver des réponses durables à la baisse attendue de la consommation des ménages.

Jean-Cyril Spinetta, P-DG d'Air France-KLM, a jugé qu'un vaste mouvement de désendettement des entreprises s'imposait.

"Nous allons vers un monde économique différent. La consolidation se fera et sera certainement très forte dans les prochains mois, elle avait trop tardé", a-t-il plaidé.

Les grandes compagnies européennes ont commencé à s'organiser et à se positionner sur certains dossiers mais l'incertitude planait une nouvelle fois vendredi soir sur l'avenir d'Alitalia, dans l'attente d'un accord entre les syndicats et un consortium d'investisseurs désireux de redresser la compagnie et de l'adosser à un éventuel partenaire européen tandis que des doutes se sont fait jour sur le périmètre exact de la privatisation d'Austrian Airlines.


CARBURANT

Un autre enjeu majeur pour les compagnies résidera dans leur capacité à trouver une réponse adaptée à la volatilité des cours du pétrole. Le baril de brut a culminé à plus de 147 dollars en juillet, un niveau record, avant de décliner au cours des semaines suivantes pour repasser sous le seuil de 70 dollars.

Les "surcharges fuel" ayant permis de compenser l'augmentation des prix ne vont donc plus trouver leur justification, du moins à court terme, à un moment où le trafic aérien devrait continuer à refluer.

Jean-Cyril Spinetta a néanmoins estimé que les cours étaient condamnés à remonter.

La seule note encourageante de la semaine dans le secteur, aux yeux des spécialistes, est venue des compagnies aériennes du Moyen-Orient. Tous leurs représentants au World Air Transport Forum ont évoqué des perspectives de croissance soutenues, motivés selon eux par la diversification des économies de la région.

Les experts n'ont pas tous été convaincus.

La nouvelle Alitalia devrait

démarrer le 1er décembre

26/10/2008 17:50

La nouvelle compagnie aérienne issue de la fusion entre Alitalia et la compagnie privée italienne Air One devrait démarrer le 1er décembre, affirme dimanche le journal français La Tribune sur son site.

Selon La Tribune.fr, cette date a été mentionnée par le président d'Air France Jean-Cyril Spinetta, lors de rencontres en fin de semaine dernière avec les syndicats et les analystes.

De son côté, une porte-parole d'Air France a assuré que M. Spinetta n'avait "pas parlé du 1er décembre".

Le journal écrit en outre que le choix d'un partenaire étranger, Air France ou l'allemand Lufthansa, pour la nouvelle Alitalia interviendrait le 12 novembre.


La Tribune affirme également que M. Spinetta a estimé que son groupe était "mieux placé" que Lufthansa pour être choisi comme partenaire de la nouvelle Alitalia.

La porte-parole de la compagnie française a également contesté que le président d'Air France ait fait cette déclaration. Jeudi dernier, le quotidien économique italien Il Sole-24 Ore jugeait "très probable que soit confirmée l'alliance" de la compagnie italienne avec Air France-KLM, en mentionnant "des sources politiques fiables". (CLA)

La nouvelle Alitalia semble

pouvoir finalement décoller




ROME (AFP) — La nouvelle Alitalia semble finalement pouvoir décoller après la signature dans la nuit par les pilotes du plan de sauvetage du transporteur national présenté par des investisseurs italiens, regroupés au sein de la Cai, qui ont dû leur offrir des concessions de dernière minute.

"La Cai (Compagnie aérienne italienne, ndlr) peut fonctionner. Avec la signature des pilotes, il est maintenant possible de faire voler les avions", s'est félicité samedi matin sur la radio publique Rai, Altero Matteoli, ministre des Transports.

Au terme de près de 15 heures de négociations, la Cai, les syndicats confédéraux et les représentants des deux principales associations de pilotes, Anpac et Up, ont signé dans la nuit un accord qui permet aux 900 commandants de bord d'Alitalia d'obtenir un contrat de travail plus avantageux que celui du reste du personnel.

Les pilotes auront le même contrat de travail que les autres catégories de salariés de la nouvelle Alitalia mais la Cai a finalement accepté d'en employer 139 autres en plus des 1.550 initialement prévus, ont précisé les syndicats.

Rappelant l'intérêt du groupe Air France-KLM, disposé à prendre une participation de 10 à 20% dans le capital d'Alitalia, M. Matteoli a estimé que "c'est très important, car la nouvelle Alitalia ne peut décoller qu'avec un partenaire étranger fort". L'allemande Lufthansa est également sur les rangs et elle a de surcroît la préférence des syndicats italiens.

"Cette solution évite le pire", c'est-à-dire la faillite de la compagnie, "mais elle est en-deçà, beaucoup plus faible de ce qu'elle aurait dû être et il faut voir maintenant combien elle va coûter au contribuable", a estimé pour sa part Pier Luigi Bersani, le responsable économique du Parti démocrate (PD, principal parti de l'opposition).

M. Bersani faisait allusion au fait que le projet soutenu à bout de bras par le gouvernement de Silvio Berlusconi offre aux repreneurs italiens de la Cai seulement l'actif d'Alitalia, tandis que l'Etat se charge des dettes.

Seuls désormais les hôtesses et stewards n'ont pas encore accepté les offres des repreneurs mais une réunion avec cette catégorie de personnel est prévue dès lundi.

Alitalia a évité de justesse la faillite cette semaine après l'accord donné jeudi par le plus important syndicat italien, la CGIL, au plan de sauvetage.

La volte-face de la CGIL est due aux concessions de dernière minute de la Cai sur les rémunérations des personnels au sol, les congés ou le sort des salariés précaires.

Une faillite d'Alitalia, détenue à 49,9% par l'Etat, ou sa vente à une compagnie étrangère aurait constitué un grave revers pour Silvio Berlusconi.

Le président du Conseil s'était engagé à trouver des repreneurs italiens au nom de la défense de l'identité nationale, après s'être opposé en avril durant la campagne électorale à un rachat d'Alitalia par Air France-KLM.

Mais Alitalia "ne dispose pas de la masse critique en termes financiers et de capacité opérationnelle pour tenir le coup face à la concurrence mondiale" écrit samedi le quotidien la Repubblica et le transporteur national devra absolument s'allier soit avec Air France-KLM soit avec Lufthansa.

Silvio Berlusconi "devra quand même choisir entre un provincialisme malsain et autarcique et un européisme sain et réaliste", conclut le journal.



Alitalia : la CGIL approuverait
le plan de reprise

Le plus important syndicat italien était jusqu'ici opposé au plan présenté par un consortium industriel.

Une réunion décisive sur Alitalia se tient, jeudi 25 septembre depuis 11h30 (9h30 GMT), au siège du gouvernement italien. La rencontre met face à face le gouvernement et les quatre confédérations syndicales représentées au sein de la compagnie, les cinq organisations catégorielles n'étant pas représentées.
Selon l'agence Ansa, la plus importante confédération syndicale, la CGIL, jusqu'ici opposée au projet de rachat, aurait finalement donné son accord.

Une licence de vol suspendue?

Jeudi est aussi une journée décisive en ce que le commissaire nommé pour gérer Alitalia après son dépôt de bilan le 29 août, Augusto Fantozzi, doit présenter un plan de réduction de coûts à l'autorité de l'aviation civile italienne, l'Enac, sous peine de se voir retirer la licence de vol.
Reste que mercredi, l'ancien patron d'Alitalia et consultant d'Air France-KLM, Francesco Mengozzi, a transmis au gouvernement italien un "message d'intérêt" du numéro un de la compagnie franco-néerlandaise, Jean-Cyril Spinetta, envers Alitalia. Selon des sources concordantes, le groupe franco-néerlandais pourrait prendre une participation de 10 à 20% du capital d'Alitalia.
Longtemps en lice pour un rachat avant la rupture des négociations, Air France s'était déjà dit prêt à prendre une participation minoritaire dans la compagnie, dont la presse avait annoncé qu'elle pourrait déboucher sur une prise de contrôle d'ici quelques années.
La CAI a officiellement retiré son offre de reprise lundi, après le rejet de sa proposition par six des neuf syndicats de la compagnie. Le plan prévoyait 3.250 licenciements sur un effectif actuel de 20.000 personnes, des réductions de salaires, un allongement des horaires et une réduction du nombre de dessertes assurées.
 

Alitalia:

Un accord aurait été signé

avec les syndicats.



ROME (AFP) — La signature dans la nuit de dimanche à lundi d'un accord-cadre sur la restructuration d'Alitalia, grâce à l'explosion du front syndical, a permis de relancer in extremis les négociations et sauve la face du gouvernement italien, mais n'écarte pas le spectre d'une faillite.
Après des heures de tractations, les quatre confédérations syndicales (CGIL, CISL, UIL et UGL), les repreneurs et le gouvernement sont parvenus à un accord-cadre fixant notamment les effectifs de la nouvelle compagnie à 12.500 personnes (1.550 pilotes, 3.300 hôtesses et stewards et 7.650 techniciens, employés et cadres dirigeants), selon l'agence Ansa.
Une avancée car les repreneurs ne prévoyaient jusqu'à présent que de garder 11.500 salariés des 17.500 d'Alitalia et d'Air One, deuxième compagnie de la péninsule, avec laquelle elle doit fusionner, selon le plan de sauvetage.
Alitalia emploie pour sa part environ 11.000 personnes actuellement dans le transport de passagers. Les suppressions d'emplois devraient donc être d'environ 3.000 dans ce secteur. En outre, les activités de maintenance et de fret qui emploient environ 2.000 personnes doivent être cédées.
Le sort d'un millier de personnes travaillant notamment pour la plate-forme téléphonique d'Alitalia n'était pas encore clair lundi.
Ce premier document ne concerne cependant que le plan industriel et ne règle pas le problème du contrat unique de travail proposé par la CAI (Compagnie aérienne italienne), l'alliance des repreneurs italiens, et rejeté par l'ensemble des salariés.
Cette épineuse question devait être abordée lors d'une nouvelle réunion avec les confédérations lundi à 11H00 locales (09H00 GMT).
La signature de cet accord par les confédérations marque une rupture profonde entre les syndicats. Le gouvernement qui faisait tout pour renouer le dialogue, depuis le retrait des repreneurs des négociations vendredi, a préféré contourner les autres organisations plus arc-boutées sur leurs positions.
Les cinq syndicats non-signataires (SDL, ANPAC, UP, ANPAV et Avia) représentant les pilotes, les hôtesses et les stewards, ont immédiatement rejeté l'accord, qualifié de "provocation", dans un texte commun.
Ils ont attendu en vain toute la nuit, dans une autre salle du ministère du Travail, d'être convoqués à une réunion qui devait rassembler toutes les organisations.
Ils doivent être reconvoqués en début d'après-midi.
L'accord permet de sauver la face du gouvernement de Silvio Berlusconi, qui avait promis qu'il trouverait des repreneurs italiens, après l'échec de la tentative d'Air France-KLM qui s'était heurtée au rejet des syndicats en avril.
C'est "une solide base de départ pour l'avenir de la compagnie nationale", s'est félicité le ministre du Travail Maurizio Sacconi.
Il représente un "premier pas important pour sauver Alitalia", a déclaré de son côté Raffaele Bonnani, le secrétaire-général de la CISL.
Mais la faillite ne s'éloigne pas pour autant, les caisses d'Alitalia se vidant.
La compagnie, qui vit sous perfusion grâce à un prêt de l'Etat et perd 3 millions d'euros par jour, pourrait à court terme ne plus pouvoir assurer tous ses vols, faute de pouvoir payer le carburant, et les premières mises au chômage technique vont prendre effet, a prévenu samedi le commissaire extraordinaire nommé par le gouvernement pour gérer Alitalia, Augusto Fantozzi.
Tous les vols sont assurés normalement lundi, assure-t-on chez Alitalia.
Détenue à 49,9% par l'Etat, Alitalia s'est déclarée insolvable et a été placée le 29 août sous administration extraordinaire.
Les clients des agences de voyages détenteurs d'un billet Alitalia "ont la garantie d'être remboursés" en cas de cessation d'activité de la compagnie aérienne, au bord de la faillite, a-t-on appris lundi auprès du Syndicat national des agences de voyage (Snav).
"Alitalia a effectué un dépôt de garantie auprès du BSP à Madrid, l'organisme qui centralise les paiements des billets aériens émis par les agences de voyages dans le monde", a déclaré à l'AFP Jean-Pierre Mas, président de la commission Air du Snav.
Cette garantie inclut les billets achetés sur internet auprès d'une agence de voyages en ligne, mais "ne couvre pas les billets directement émis par Alitalia sur son site internet", a-t-il précisé.
Tous les vols d'Alitalia étaient assurés normalement lundi, selon la compagnie aérienne, alors que se poursuivaient les discussions entre repreneurs et syndicats sur le plan de sauvetage de la compagnie qui perd 3 millions d'euros par jour.
Le Snav a demandé à Air France "d'assurer les vols en code sharing" (partage des codes) avec Alitalia en cas de défaillance de la compagnie italienne, "mais nous n'avons pas reçu de réponse formelle", a-t-il relevé.
Interrogée par l'AFP, Air France n'a pas souhaité faire de commentaire.
De nombreuses liaisons entre la France et l'Italie sont effectuées selon le principe du "code sharing", qui autorise les deux compagnies à vendre des sièges sur les vols opérés par sa partenaire. Air France et Alitalia sont membres de l'alliance Skyteam.
Après avoir jeté l'éponge dans la course à la reprise d'Alitalia au printemps dernier, Air France s'est déclarée fin août prête à prendre une participation minoritaire au capital de la nouvelle société issue des négociations. Elle détient déjà 2% dans Alitalia.

ADP :
Le chiffre d'affaires bondit de 12,3%

  • Mirana Rabemananjara
    13/08/2008 | Mise à jour : 09:03 |

  • Pierre Graff, PDG d'Aéroport de Paris. (Photo Figaro)

    Aéroport de Paris enregistre pour le premier semestre un chiffre d'affaires consolidé de 1,21 milliard d'euros, en forte progression de 12,3% comparé à 2007 sur la même période.

  • Les services aéroportuaires ont généré le plus d'activités avec 957,4 millions d'euros de chiffre d'affaires, en forte progression de 9,8%.


  • La location des locaux et autres activités commerciales, mais surtout les redevances, ont fortement soutenu cette branche.

  • Le pôle Immobilier affiche une expansion de 7% et génère un revenu de 102,2 millions d'euros au groupe, appuyé par l'augmentation des loyers ainsi que de la commercialisation depuis juillet 2007 d'une nouvelle gare et de nouveaux locaux.

  • En outre, les filiales et sociétés détenues en partenariat du groupe continuent fortement leur expansion qui s'affiche à 26,7% ce semestre, portée par l'ouverture de nouvelles boutiques ainsi qu'une politique de rénovation pour Société de distribution Aéroportuaire.


  • Quant à sa filiale spécialisée dans le design et l'architecture, sa part dans le revenu a littéralement bondi de 55% avec 41,9 millions d'euros, grâce aux « succès commerciaux » remportés en 2007 et en 2008, précise le communiqué.

  • ADP affiche une forte croissance sur l'ensemble de ses segments, nettement supérieure à la croissance du trafic des passagers qui enregistre une légère hausse de 2,8% avec 42,7 millions de passagers ce premier semestre 2008.

  • Le groupe n'a par ailleurs pas précisé ses prévisions 2008.

Berlusconi discute alliance

avec une compagnie étrangère

Vendredi 08 Aout 2008

ROME (AFP)--Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a annoncé jeudi des discussions "avec une grande compagnie étrangère" en vue d'"une alliance" avec Alitalia Spa (AZA.MI) avant de boucler le plan de sauvetage de la compagnie aérienne.

"L'objectif est que l'Italie puisse avoir sa compagnie nationale qui fasse des profits", a déclaré M. Berlusconi jeudi soir sur la chaîne de télévision TG1.

"Nous avons déjà le plan industriel, nous avons les actionnaires, nous avons les capitaux nécessaires, nous sommes en train de discuter avec une grande compagnie étrangère pour faire une alliance qui pèse sur le plan international", a-t-il dit.

Cette piste "est exactement l'hypothèse opposée à celle de la vente à Air France que voulait faire le précédent gouvernement", a assuré M. Berlusconi.

Silvio Berlusconi avait assuré le 26 juillet disposer des fonds nécessaires pour relancer Alitalia.

Le porte-parole du gouvernement italien, Paolo Bonaiuti, a annoncé le 31 juillet que les noms des repreneurs de la compagnie aérienne seraient connus en septembre.

Alitalia survit grâce à une injection de 300 millions d'euros d'argent public décidée en urgence fin avril après l'échec des négociations avec Air France-KLM (3112.FR).

La Chine : un marché d’avenir

pour les compagnies aériennes

FRÉDÉRIC BENIADA - 06:42




Il y aura d’ici 2015 plus 70 millions de touristes chinois dont une bonne moitié qui voyageront hors d’Asie. Et même si actuellement, le marché chinois traverse une phase de ralentissement, avec une baisse de son trafic aérien, du notamment aux conditions plus restrictives de délivrance des visas, sur le long terme, ces perspectives de développement sont une aubaine pour les compagnies européennes.

La Lufthansa, Air France-KLM, British Airways et Finnair se partagent le gâteau et ont investi depuis bien longtemps ce marché au potentiel impressionnant. La compagnie allemande et sa filiale Swiss arrivent en tête avec plus de 72 vols par semaine, soit 23 500 sièges proposés hebdomadairement sur la Chine. Une position dominante qui s’explique par la forte présence industrielle allemande en Chine, avec de grands groupes, comme BASF, Bayer, BMW ou Daimler Chrysler. Sur Pékin, Shanghai, Canton et Hong Kong, l’essentielle de la clientèle est aujourd’hui composée d’hommes d’affaires. Mais ces aéroports arrivent déjà presque à saturation. Du coup, ces compagnies européennes multiplient les destinations en desservant des villes de moindre importance, comme Nankin qui compte tout de même plus de 8 millions d’habitants. Alex Hilgers, directeur France de la Lufthansa.

Pour accroître leur trafic sur la Chine, les compagnies occidentales comptent également sur les alliances qu’elles ont passé avec des transporteurs chinois, China Southern pour Air France, Air China pour la Lufthansa. Pour l’heure, il s’agit simplement de se positionner sur un marché à terme très intéressant . La Chine n’est pas un eldorado. Il y a de l’offre et la concurrence des compagnies chinoises ne cesse de s’accroître. Mais comme le souligne, le directeur général pour la Chine de la Lufthansa, en 2020, ce pays comptera 16 villes de plus de 20 millions d’habitants. De quoi remplir, quelques gros porteurs.

            Lufthansa frappe à la porte

                         de sa voisine                

          Austrian Airlines, en difficulté

      


La compagnie aérienne allemande se trouve à nouveau sur les rangs pour entrer dans le capital de son homologue autrichienne Austrian Airlines (AUA), en précaire situation financière.

Lufthansa «est intéressée par un dialogue avec les actionnaires d'AUA, si le gouvernement autrichien nous aborde», a déclaré mardi Stefan Lauer, membre du directoire du géant allemand du transport aérien.

Il y a peu, le gouvernement autrichien martelait son intention de conserver AUA dans le giron autrichien, face aux rumeurs d'association ou de vente, qu'il s'agisse de Lufthansa, du consortium Air France-KLM (France/Pays-Bas) ou d'Aeroflot (Russie).

«Pour que l'Autriche reste un acteur économique important, il est nécessaire qu'une compagnie fonctionne sous influence autrichienne.

Partant de là, aucune forme de partenariat garantissant l'influence autrichienne ne peut être exclue», soulignait le 21 mai le chancelier social-démocrate Alfred Gusenbauer.

Incapables d'attirer un investisseur national aux reins assez solides, les autorités autrichiennes ont dû ravaler leurs ambitions d'indépendance pour le fleuron aéronautique national.

Lufthansa part dès lors avec un temps d'avance sur le dernier investisseur à s'être fait connaître, Air China.