
Communiqué de presse
La CGT demande la reconnaissance de
la
pénibilité du métier de personnel navigant
et une retraite anticipée.
Une réunion s’est tenue ce matin au ministère des transports, en présence des organisations syndicales et de représentants des ministères des transports et des affaires sociales.
Les discussions ont porté à la fois sur les amendements actuellement en discussion au parlement et plus globalement sur la retraite des hôtesses et stewards.
Les amendements actuellement discutés ne résolvent en rien la question de la reconnaissance de la pénibilité du métier et des dispositions compensatrices en terme de retraite de cette pénibilité.
En effet, dans tous les cas sans réforme des règles de départ à la retraite, les personnels navigants vont devoir travailler plus longtemps soit dans leur métier d’origine, soit dans un autre métier.
La CGT a donc demandé l’ouverture d’une véritable négociation sur la pénibilité permettant d’ouvrir des droits à la retraite anticipée dés 50 ans et au plus tard à 60 ans.
A Montreuil, le 3 novembre 2008

CFDT - CFTC - FO - SNPNC - SUD AERIEN - UGICT CGT UNAC - UNSA
30 octobre 2008
65 ans !
Sans consultation, sans négociation, les
députés de la majorité gouvernementale veulent reculer l’âge de cessation
d’activité des PNC de 55 à 65 ans par des amendements à la loi de financement
de la sécurité sociale.
L’entrée en vigueur de ces nouvelles mesures
est prévue pour… janvier 2009 !
Sans action concertée de tous les syndicats, sans le soutien de l’ensemble des PNC, ces mesures inacceptables et dangereuses seront validées.
Nous réaffirmons notre volonté de travailler avec le gouvernement pour dégager des solutions sur la retraite des PNC : âge de cessation d’activité, reconnaissance de la pénibilité, retraite sécurité sociale et CRPN.
Dans cette attente, nous ne pouvons accepter de telles mesures qui modifient considérablement notre activité, nos vies, nos conditions de départ actuelles (primes de départ remises en cause), et qui menacent la sécurité à bord.
Ces mesures sont aussi génératrices de conséquences sociales au sein de l’entreprise : blocage des promotions, sureffectif pouvant conduire à des licenciements,…
L’heure est à une action rapide et déterminée :
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Tous en grève nationale les 4, 5, 6, 7, 8 novembre Contre le recul de l’âge de notre cessation d’activité Pour la défense de notre retraite Pour
la préservation de la sécurité à bord
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Cette grève sera reconductible si nécessaire.
par ses hôtesses et stewards

Le "Non" l'a emporté à 65%.
Le taux de participation était très élevé (80,3%).
Près de cinq mois après la terrible grève de la Toussaint, ce rebondissement ne fait pas les affaires de la direction.
Nouveau coup dur pour Air France.
Alors que le dossier de la reprise d'Alitalia se s'enlise en raison de l'hostilité au projet déclarée de Silvio Berlusconi, chef de l'opposition de droite, le dossier de la rémunération des hôtesses et stewards de la compagnie française revient sur le devant de la scène.
Cinq mois après la grève très dure pendant les vacances de la Toussaint, ce rebondissement spectaculaire est un véritable sac de noeuds pour l'entreprise.
Le coup de poker de la direction a échoué. Le système de rémunération choisi par la compagnie à la suite d'un accord avec trois syndicats minoritaires, n'a pas été approuvé par les hôtesses et stewards d'Air France.
Soumis à référendum, le texte a été rejeté aujourd'hui à l'issue du dépouillement qui s'est achevé vers 17 heures.
De sources syndicales, le "Non" l'a emporté en recueillant 65,25%.
Le taux de participation était très élevé 80,3%.
Le désaveu est terrible pour la direction.
Ayant échoué en janvier à trouver un accord avec le courant de l'intersyndicale (SNPNC, Unsa, FO, SUD, CFTC, représentant 60% des salariés) elle avait joué la carte des syndicats CGT, CFDT et Unac qui prônaient le maintien de rémunération au forfait (amélioré).
L'intersyndicale exigeait un système de rémunération à la tâche, proche de celui des pilotes.
Au-delà du type de rémunération, c'est le montant de l'enveloppe globale qui accompagnait ce projet qui dérangeait Air France.
La compagnie ne voulait en aucun cas dépasser 40 millions d'euros.
Consulter le Projet Alternatif

Air France soumet un accord collectif
aux hôtesses par référendum
AÉROPORT-DE-ROISSY, 5 fév 2008 (AFP)

Assemblée générale des hôtesses et stewards d’Air France
"Les négociations commencées en fin d'après-midi lundi se sont terminées mardi matin sur une note positive. Air France attend les résultats de la consultation de leurs instances par les syndicats. Au terme de cette consultation, un texte sera soumis à référendum auprès des PNC (navigants commerciaux)", a annoncé un porte-parole de la direction.
Les 14.000 hôtesses et stewards de la compagnie devraient recevoir dans les semaines qui viennent une copie de ce projet et un bulletin de réponse à renvoyer sous trois semaines pour dire s'ils adhèrent ou non à ce projet.
Les salariés sont appelés à s'exprimer sur le projet d'accord collectif quinquennal soutenu par la CGT, l'Unac et, en partie, la CFDT, qui représentent à eux trois 39% des PNC. Ce texte est rejeté dans ses grandes lignes par l'intersyndicale CFTC-FO-SNPNC-Unsa-Sud Aérien, qui représente 60% des PNC.
Depuis la fin de la grève des hôtesses et stewards qui avait cloué fin octobre une partie des avions de la compagnie au sol pendant cinq jours, les syndicats de PNC et la direction se sont réunis régulièrement pour discuter des conditions de travail et des salaires, sur fond de divisions syndicales.
L'intersyndicale a proposé de mettre fin au système de forfait des hôtesses et stewards, au profit d'un mécanisme qui allie une partie fixe et une partie variable en fonction des tâches opérées. Mais ce projet a été rejeté par la direction courant janvier.
C'est finalement le projet de l'Unac, de la CGT et de la CFDT (qui émet néanmoins quelques réserves), maintenant le système de rémunération au forfait, qui a été accepté par la direction d'Air France et qui sera soumis au référendum.
"Un référendum c'est le rêve de tout syndicaliste. C'est une belle aventure. Les PNC vont pouvoir décider", s'est félicité Eyal Jonas, secrétaire de la CGT-PNC. "Loin du scénario productiviste de l'intersyndicale, notre projet repose sur une meilleure prise en compte des heures de nuit, un repos supérieur après les vols pénibles et une meilleure prise en compte des besoins de repos personnels", a-t-il précisé.
Au contraire, Thierry Haas, porte-parole de l'intersyndicale, pointe un projet "dont on ne connaît que les grandes lignes, qui manque de transparence et qui brade l'accord collectif actuel". Selon lui, "la direction joue avec le feu" et "ça risque de bouger très fort dans les mois qui viennent".
Entre les deux, Cyril Jouan de la CFDT "acte les avancées de la direction". "On est allé au bout de la négociation, on a porté ce projet, mais des réserves sur la détermination de la pénibilité des vols, le nombre de jours de repos stables et le déclenchement des heures de nuit nous empêchent d'y adhérer complètement", a-t-il expliqué à l'AFP.
Le recours au référendum n'est pas une première à Air France. En 1994, plus de 80% des salariés avait accepté par référendum le plan de rigueur du PDG Christian Blanc pour sauver la compagnie, alors publique, de la faillite. En juin 2003, un référendum avait également validé un accord collectif pour les PNT (pilotes).
Tract "Mobilisation Générale ?"
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Tract "Promesses non tenues"
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Air France :
la direction de CityJet
fait marche arrière
France Info - 20 décembre 2007 - 08:58

N° 79 - Roissy, Décembre 2007
Négociations PNC : état des lieux
Le conflit PNC d’octobre dernier a permis une reprise des négociations de l’Accord Collectif Global (ACG) selon d’autres critères et dans d’autres conditions. Le message adressé par les PNC est clair et sans équivoque : Malaise profond et crise de confiance. L’employeur ne peut en faire l’impasse plus longtemps.
Il est de sa responsabilité de rétablir un climat serein, permettant aux PNC d’exercer leur métier, au demeurant pénible, dans des conditions optimales. La CGT et l’Ugict- CGT participent activement au processus en cours.
A ce stade de la négociation, nos syndicats font le constat d’un désaccord de fond avec les positions de « l’intersyndicale » dont l’unique revendication consiste à introduire chez le PNC un « copier / coller » du forfait PNT. Ce scénario s’il était retenu serait hasardeux.
En plus d’une vraisemblable détérioration des conditions de travail, l’augmentation, en fonction de l’activité, de la part variable de la rémunération aux dépens de la part fixe, conduirait à d’importantes variations de salaires entre les PNC, et pour un même PNC d’un mois sur l’autre.
Il apparaît de plus évident que dans le cas de conjonctures de type « 11 septembre », SRAS et autres crises géopolitiques ou financières, les conséquences d’une application pour le PNC de ce scénario seraient dramatiques. Une forte réduction des capacités conduirait tout droit au chômage technique d’une partie du personnel de bord, avec pour seul et ultime revenu une part fixe minimisée.
De leur côté, nos syndicats, porteurs de propositions élaborées avec le PNC se prononcent pour :
La reconnaissance et la valorisation des temps passés à disposition de l’employeur (briefing, heures de nuit, réserves, temps d’attente entre vols (béton), immobilisations sol, …).
Le relèvement des bas salaires dans la profession (suppression totale de la bi-scale)
Le maintien du nombre de jours de repos en cas d’absence (accident du travail, maladie, …)
L’amélioration et la valorisation des parcours professionnels (CC, CCP)
Un temps maximum de 80 heures de vol par mois
Le maintien des acquis PNC en cas d’évènements (maternité, perte de licence temporaire,…)
La mise en garde est toujours d’actualité. Or en rajouter, comme très récemment sur les ondes, par des déclarations tonitruantes visant à faire passer aux yeux de l’opinion publique les hôtesses et stewards d’Air France pour des privilégiés, n’est pas de nature à calmer le jeu. Les PNC, attentifs à la poursuite des travaux Syndicats/Direction, restent prêts à passer de nouveau à l’action.
L’heure est à la négociation. Un bilan sera fait à l’issue du processus. Il appartiendra alors aux PNC de décider des suites à donner au conflit d’octobre.
Vous êtes invité à signer la pétition sur la réforme
du régime de retraite PNC ici
http://www.ipetitions.com/petition/retraitepnc/
Les PNC continuent à se serrer les coudes ici :
http://solidaritepnc.fr/
le profond mal-être des navigants
Les fils du dialogue viennent d'être renoués à Air France. Neuf jours après la fin de la grève des hôtesses et des stewards, la direction de la compagnie et les syndicats ont repris les négociations, mercredi 7 novembre, à propos de "l'accord collectif" qui régit l'activité des personnels navigants commerciaux (PNC). D'ici à la mi-décembre, une vingtaine de rencontres sont programmées pour renouveler ce document de plus de 400 pages dont la validité expire le 2 janvier 2008. L'ordre du jour s'annonce dense : mobilité professionnelle, congés, déroulement de carrière, etc.
Mercredi, les salaires étaient au coeur des discussions. Un sujet explosif à Air France. C'est, en effet, pour obtenir une "amélioration de leur rémunération" et de leurs conditions de travail que les hôtesses et les stewards ont décidé de "poser leur valise", du 25 au 29 octobre. La mobilisation fut massive : 85 % de grévistes, d'après les syndicats ; 59 %, objecte la direction.
Quoi qu'il en soit, les responsables de la compagnie n'avaient pas anticipé l'ampleur de ce conflit, qui a causé une belle pagaille durant le premier week-end des vacances de la Toussaint. "J'ai été surpris", a reconnu le PDG d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta. Un aveu... "étonnant", réagit Fatiha Schneider, présidente du SNPNC, l'une des principales organisations syndicales chez les PNC. "Il était évident que la grève serait très largement suivie", enchaîne Thierry Haas, de la CFTC-PNC.
Depuis de nombreux mois, les hôtesses et stewards de la compagnie ont l'impression d'être "pressés comme des citrons" et soumis à une austérité salariale implacable. Cette situation est inacceptable, à leurs yeux, car l'entreprise dégage des bénéfices depuis dix ans d'affilée. Sur l'exercice 2006-2007, son résultat d'exploitation s'élevait à 1,24 milliard d'euros, en progression de 32,4 %. Une performance sans précédent dans l'histoire du groupe.
Or, cette bonne santé tient "pour une bonne part aux efforts consentis par les PNC", rappelle Franck Mikula, président de l'Union des navigants de l'aviation civile (UNAC). Au milieu des années 1990, les hôtesses et les stewards ont dû, comme toutes les autres catégories de personnels d'Air France, se plier à un plan d'économies que Christian Blanc, alors patron de la compagnie, avait lancé pour éviter la faillite : hausse de la productivité de 30 %, accroissement du nombre d'heures de vol (de 68 à 75 par mois), instauration d'une double échelle de salaires qui permettait de diminuer les rémunérations versées aux nouveaux entrants dans l'entreprise, incitations au départ volontaire des PNC âgés et recrutement de jeunes (de manière à diminuer la masse salariale), etc.
Ces mesures ont été à l'origine de plusieurs grèves entre 1995 et 1998. Mais la direction les a appliquées sans ciller. Aujourd'hui, elle en recueille les fruits, ce qui n'a évidemment pas échappé aux PNC. "Nous aimerions toucher les dividendes de nos efforts", confie Marc, 43 ans, sous un prénom d'emprunt. Embauché en 1988, il est aujourd'hui chef de cabine principal. "On nous demande d'en faire de plus en plus, dans des avions de mieux en mieux remplis et avec de moins en moins de PNC, dit-il. Dans le même temps, notre pouvoir d'achat ne suit pas. J'en ai ras le bol."
Nombreux sont en effet les stewards et hôtesses à déplorer "l'intensification" de leurs tâches. Au fil des ans, le nombre de passagers dont ils s'occupent sur les vols long-courriers a augmenté, soulignent-ils. Décalage horaire, travail de nuit, exiguïté des cabines... La direction admet que le métier est "fatigant". "Mais cette pénibilité est compensée par le système des congés et des repos", plaide-t-elle. De plus, entre 2003 et 2006, les PNC, "qui étaient dans l'entreprise à ces deux dates" (soit environ 80 % des effectifs actuels), ont vu leur salaire s'accroître de 16,6 %.
Les organisations syndicales doutent que les fiches de paye aient autant progressé. Plus loin même : elles estiment que la direction s'enferme dans le déni face à la lassitude de la base. "Les gens sont épuisés", résume Marie-Christine Leleu, chef de cabine principale et déléguée syndicale SNPNC. "Notre métier peut sembler peu éprouvant aux yeux d'une personne qui ne l'exerce pas, analyse Chrystelle Rot, déléguée syndicale SUD-PNC. Mais à la longue, la fatigue s'accumule. C'est un phénomène vicieux, lancinant."
A cette usure s'ajoute un malaise diffus. Beaucoup d'hôtesses et de stewards trouvent que leur relation avec l'encadrement est difficile, "infantilisante", selon la formule de Chrystelle Cazarré, déléguée du personnel (CFTC). La hiérarchie est souvent décrite comme "lourde", "autiste", stratifiée en plusieurs couches, ce qui compliquerait le dialogue social avec ces salariés nomades et les remontées d'informations vers le sommet.
Une impression prévaut : celle "de ne pas être pris au sérieux". Elle s'est renforcée lorsque les négociations sur "l'accord collectif" ont démarré fin juin. "Nous aurions dû commencer trois mois plus tôt, s'indigne Eyal Jonas, de la CGT-PNC. La direction a fait valoir que certains sujets pouvaient être survolés."
Entre navigants commerciaux et pilotes, les rapports ne sont pas non plus au beau fixe, d'après Pascale, 46 ans, hôtesse de l'air chez Air France depuis 1985. Des PNC s'agacent du "traitement de faveur" accordé à leurs collègues qui sont aux commandes des avions. Le sociologue Louis-Marie Barnier, auteur d'une thèse sur le transport aérien, parle, lui, d'une "rupture" entre ces deux catégories de personnels, dans un point de vue publié par L'Humanité du 30 octobre. Mais cette opinion ne fait pas l'unanimité chez les hôtesses et les stewards.
Enfin, la population des navigants commerciaux s'est profondément renouvelée en une décennie : 11 000 d'entre eux ont été embauchés depuis le milieu des années 1990 sur un effectif total de 14 200, à l'heure actuelle. Leur "composition sociale (...) s'est démocratisée", observe M. Barnier, même si la proportion de diplômés du supérieur reste élevée. Du coup, une partie de ces jeunes PNC "adhèrent à des discours peut-être plus simplistes" et se singularisent par une certaine "spontanéité", remarque un steward. Ces évolutions pourraient expliquer le net recul des syndicats "corpo", jugés trop raisonnables, au profit d'organisations plus "radicales".
Bertrand Bissuel
la direction ouvre enfin
les négociations !

La direction a finalement admis au terme de cinq jours d’une grève longue et massivement suivie qu’elle ne pouvait faire sans ses hôtesses et stewards, qu’ils n’étaient en aucun cas quantité négligeable et encore moins une variable d’ajustement.
Ce n’est pas un hasard si ce mouvement est le plus important qu’ait connu la compagnie depuis dix ans. L’explication donnée par l’employeur qui n’aurait rien vu venir en dit long sur le malaise qui règne au sein de cette profession et le divorce dorénavant visible aux yeux de tous entre Air France et son personnel de bord, ultime représentant devant les passagers de l’image de marque de la compagnie.
Il est regrettable que la direction n’ait pas mesuré l’ampleur du mécontentement des PNC. Cette erreur d’appréciation a eu pour conséquence les scènes de panique observées dans l’ensemble des aéroports. Nous déplorons la manière dont la direction d’Air France a communiqué aux médias.
Au final et avec une moyenne, durant les cinq jours de grève de 84 % de grévistes, les PNC ont fait la démonstration de leur volonté de voir aboutir leurs revendications. Celles-ci devront être prises en compte dans le cadre des négociations qui s’ouvriront dès le 07 novembre.
C’est dans cet état d’esprit que l’Ugict-CGT s’inscrit dans le processus de négociation d’un nouvel accord collectif dont le cadre a été fixé le 30 octobre par le Président Spinetta aux organisations syndicales.
Lors de cette réunion de lancement de la négociation à venir qui s’étalera jusqu’au 20 décembre, le Président s’est engagé à ce que l’entreprise fasse le nécessaire pour parvenir à un accord y compris sur les salaires. Sur ce point, 5 réunions sur les 19 prévues leur seront consacrées.
Pour l’Ugict-CGT l’enjeu est clair : la totalité du temps donné à la compagnie par les salariés doit être prise en compte.
En plus des rémunérations, le Président a par ailleurs insisté sur sa volonté d’avancer sur d’autres points pour le moins essentiels : les conditions d’utilisation, l’organisation de l’activité, les conditions de travail, la formation et la sécurité au travail.
A ce stade, nous sommes particulièrement préoccupés par la volonté de la majorité de remettre en cause la cessation d’activité pour le PNC à 55 ans, revenant de facto sur la pénibilité reconnue du métier de PNC.
Si à l’issue de cette réunion, nous pouvons acter de la part de l’employeur une volonté apparente de trouver des solutions aux problèmes posés, nous restons mobilisés pour le cas où dans un moment d’égarement, la direction négligerait le message de fermeté adressé par les hôtesses et stewards durant cinq jours.
Dans ce cas de figure, notre organisation n’hésiterait pas à appeler à la reprise du conflit dans le cadre le plus unitaire possible.
Dès lors, dans le contexte actuel, l’annonce par M. Bussereau dans une tentative de récupération politique du conflit PNC, d’étendre le service minimum au transport aérien résonne plus que jamais comme une nouvelle provocation.
de réunions par la Direction !
18 jusqu'en décembre...dont voici les dates :
7,8,12,14,16,21,22,23,29,30/11/2007
4,5,12,13,14,19,20/12/2007
Quatres axes pour ces réunions :
- Scénarios de réforme de la rémunération
- Règles d'utilisations
- Organisation de l'activité :
Préferences planning, congés, temps partiel
- Protection sociale, prévention/sécurité du travail, formation
Vous en retrouverez les résumés aussitôt que possible sur :
http://negospnc.blogspot.com
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Pour suivre les rassemblement en live
c'est chez Licence4
http://web.mac.com/licence4
Merci à lui !
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Bravo et merci à tous!
La Direction sait maintenant, que nous sommes capables de coller les avions à terre si elle ne nous écoute pas.
Les médias étaient avec nous, nous avons pu témoigner de notre malaise auprès des citoyens de ce pays.
Il n’y a eu visiblement aucune complainte de passager à l’encontre des PNC.
La direction s'est payée le luxe d'une grève qu'elle chiffre à 60 millions d'euros, elle s'est excusée auprès de nos passagers et affirme reconnaître le véritable visage de notre profession.
Elle est maintenant prévenue.
Les PNC sont déterminés et, de fait, les négociations de notre accord collectif après ce conflit ne doivent pas être au rabais.
L'ensemble des organisations syndicales a été reçu par le PDG d'Air France, Monsieur Jean Cyril Spinetta, le 30 octobre au matin.
Cet entretien nous a permis de sortir de ce conflit avec l'engagement de la tenue de négociations constructives.
Nous vous tiendrons informés de l'avancée des négociations à chaque réunion.
La direction doit désormais prendre en compte nos revendications.
Elle ne doute plus de notre détermination à tous.
de grève à Air France
Reuters 28.10.07 | 19h53

Le trafic aérien a été de nouveau perturbé au quatrième jour de grève: Air France table toujours sur 60% de vols assurés pour la journée de dimanche et 70% lundi.
Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, est allé à la rencontre des passagers bloqués à l'aéroport d'Orly dans la matinée. Il a réclamé que les clients soient mieux informés et a appelé syndicats et direction à trouver une sortie de crise dans les meilleurs délais.
En l'absence de nouvelles propositions de la direction de la compagnie aérienne sur les salaires et les conditions de travail, l'intersyndicale constituée de la CFTC, de FO, de l'Unsa, du SNPNC et de Sud Aérien a annoncé que le mouvement lancé jeudi irait "jusqu'à son terme, lundi 29 octobre à minuit".
Dans un communiqué, les organisations syndicales "constatent que la direction reste sur sa position et que rien n'a changé depuis (samedi) soir".
"On est ouvert à une négociation", a expliqué de son côté à Reuters un porte-parole d'Air France, mais "il n'y a aucun élément nouveau" dans le communiqué de l'intersyndicale.
En fin d'après-midi, la CGT a fait savoir qu'elle avait transmis à la direction un "protocole de sortie de crise", espérant une reprise des négociations "au plus tôt".
"S'il n'y a pas de solution avant demain soir, il y aura une frustration extrême et il est évident que tôt ou tard un mouvement similaire se produira", a prévenu un porte-parole de la CGT.
Cette initiative a été dénoncée par l'intersyndicale, qui estime que la CGT "s'est de facto exclue" du mouvement unitaire "en cherchant à négocier directement avec la direction, sans consultation".
Samedi, après plus douze heures de discussions, l'intersyndicale avait rejeté le protocole d'accord proposé par la direction et voté la poursuite de la grève.
"BON TRAITEMENT DES CLIENTS"
Devant l'exaspération de certains passagers, qui dénoncent le manque d'informations fournies par la compagnie aérienne, Air France s'est défendue dimanche dans un communiqué intitulé "Pourquoi il est difficile d'informer les clients en temps réel".
La compagnie fait le distinguo entre "annulations préventives", annoncées sur internet et via un numéro vert, et annulations "à chaud, c'est-à-dire peu de temps avant le départ du vol".
"Les équipages ne se présentent pour prendre leur vol qu'une heure trente avant le départ de l'avion. En fonction du nombre de membres d'équ
