Lundi 27 août 2007
POURQUOI FAIRE ?

Depuis que le métier de mécanicien d’entretien en ligne existe chez AIR FRANCE, le principe de mobilité des techniciens a toujours été accepté.
 
UN PEU D’HISTOIRE …
Le cursus d’un technicien d’escale était bien clair:
·       Après une formation spécifique à Paris, il était affecté dans une escale école en France durant 4 ans pour pouvoir ensuite occupé un poste dans une escale européenne ou plus lointaine.
·       Les mutations se suivaient en bonnes intelligences et tout le monde y trouvait son compte, compagnie et agents.
·       Les qualifications de «types avions» se faisaient selon les besoins, sans restriction.
HIER,
Des nouveaux projets de restrictions budgétaires plus contraignants sont arrivés et tout a changé lentement.
Par mesure d’économie, la compagnie a réduit au maximum les dépenses sur la formation, les qualifications de «types  avions » n’ont été dispensées qu’au compte goutte, ainsi que sur les diverses indemnités n’ont été que rarement réévaluées.
 
AUJOURD’HUI,
Le déficit d’agents qualifiés impose aux techniciens en escale d’être déjà pourvu des qualifications requises, les condamnant rapidement à une mobilité réduite au seul territoire français, faute de ne pouvoir maintenir ou acquérir les qualifications long courrier.
On se retrouve avec un pôle long courrier et un pôle domestique sans passerelle entre l’un et l’autre à quelques exceptions près. La mobilité est cependant toujours obligatoire pour tous.
 
UN TECHNICIEN AFFECTE EN FRANCE EST CONTRAINT DE FAIRE LE TOUR DE L’HEXAGONE !!
 
Tout le monde connaît les contraintes de la mobilité, elles sont acceptables dans un cadre d’expatriation ou d’alternance France /Etranger, elles le sont moins, dans le périmètre limité en France surtout quand il n’y a pas de promotion associée.
 
Elles coûtent cher à la compagnie:
·       primes de logement
·       primes de déménagement
·       indemnités de changement de résidence
 
Elles génèrent des disfonctionnements:
·       les techniciens arrivant n’ont pas toujours toutes les bonnes qualifications avions, entraînant en cascade une augmentation anormale des croisements d’horaires de plus en plus difficile a accepter.
·       elles perturbent les familles, l’épouse perd sont travail et le salaire de l’agent ne compense pas ce manque à gagner.
·       les indemnités de logement ne suivent pas le coût de la vie locale avec pour exemple l’augmentation des loyers de 58% en 10 ans à Nice.
Si les conditions ont changé les règles
doivent évoluer dans l’intérêt de tous …
 
LA LOCALISATION SUR LA BASE DU VOLONTARIAT EST UNE SOLUTION D’ECONOMIE POUR LA COMPAGNIE ET UNE SECURITE FINANCIERE ET SOCIALE POUR LES FAMILLES.
 
Cela se fait déjà en Europe et dans le monde à Air France, KLM pratique déjà depuis longtemps et ça marche !!!Pourquoi pas nous ????
 
NOUS DEMANDONS D’EN DEBATTRE AVEC NOS RESPONSABLES HIERACHIQUES AFIN DE TROUVER UNE PLATEFORME EQUILIBREE POUR TOUS. 
par CGT Ugict-CGT Nice AIR FRANCE publié dans : LES BREVES DE VOTRE SERVICE


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Les professions techniciennes représentent aujourd’hui plus de 4 millions de salariés, autant de femmes que d’hommes avec un niveau de formation toujours plus élevé, assis sur des connaissances techniques solides, pointues,
de plus en plus proches du travail des cadres.

Au sein des professions intermédiaires, se trouvent des technicien(ne)s, des technicien(ne)s supérieur(e)s, des agents de maîtrise et toutes les activités professionnelles qui nécessitent aujourd’hui une formation à base technique.

Ces activités recouvrent de multiples domaines : la gestion, l’administration, les services, la santé, l’éducation, la commercialisation.

Tantôt techniciens en charge de missions d’encadrement, tantôt cantonnés à l’exécution, un bon nombre de ces salariés ne se retrouvent pas dans l’organisation du travail.

Les professions techniciennes représentent aujourd’hui plus de 4 millions de salariés, autant de femmes que d’hommes avec un niveau de formation toujours plus élevé, assis sur des connaissances techniques solides, pointues, de plus en plus proches du travail des cadres.

Dans certaines professions, les jeunes diplômés Bts-Dut trouvent plus facilement un emploi correspondant à leur niveau de formation, perçoivent un salaire conventionnel, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il soit au niveau nécessaire.

Dans d’autres activités, comme le commerce et les services, 60% des embauchés au niveau Bac+2 se voient classés au rang d’employés.

Le contenu de leurs activités n’en est pas moins basé sur des exigences de technicité pour un travail plus qualifié.


Dans la Fonction publique, la place des salariés de catégorie B exerçant une activité gestionnaire ou administrative doit être analysé avec précision.

Si elles et ils se reconnaissent mal dans le terme de technicien, leurs responsabilités réelles, leurs missions, leurs aspirations sont celles des professions techniciennes et exigent une prise en compte spécifique.


Dans tous les cas, les uns et les autres aspirent à évoluer, à se faire reconnaître, à progresser dans leur carrière et visent au bout du compte une fonction de cadre, dont ils et elles assument déjà nombre d’activités et de responsabilités.

On retrouve ces situations contradictoires, décalées, entre qualifications acquises par la formation et leur reconnaissance à des degrés divers et selon les secteurs.

Des professions agissent et obtiennent cette requalification : Edf-Gdf, Equipement, Services publics…

C’est pour faire évoluer ces situations de professions techniciennes soumises aux aléas des conjonctures (chômage, précarité…) et des rapports de forces inégaux, que l’Ugict-Cgt travaille à des repères revendicatifs communs, pour une reconnaissance professionnelle des professions techniciennes, quelle que soit la branche d’activité et ce en prenant appui sur les aspirations exprimées par les intéressés et l’expérience des secteurs plus avancés que d’autres.

Ces aspirations s’expriment dans une double dimension : d’une part, pouvoir développer une vraie carrière dont la progression aille bien au-delà des 15 à 20 ans dans lesquels elle est aujourd’hui enfermée : d’autre part, leur permettre d’accéder au niveau cadre, en prenant appui sur l’évolution de leurs fonctions élargie aux activités cadres, notamment par la validation de leurs acquis de l’expérience.