Au siège d’EADS, un militant CGT menacé de licenciement

L'université est universelle :

notre matière grise est de toutes les couleurs !

Signer la pétition :

Ils sont étrangers, sont venus étudier en France, souvent avec talent, allaient créer leur entreprise, participer à la recherche française ou avaient une promesse d’embauche dans une entreprise française … et ne peuvent plus le faire. Ils rentreront chez eux, et il est peu probable que l’envie les reprenne un jour de venir voir en France s’il y fait bon vivre. La raison de ce divorce ? Une circulaire, publiée en mai dernier par notre ministre de l’Intérieur, Claude Guéant pour mettre en oeuvre la politique anti-immigration de Nicolas Sarkozy.

La circulaire du 31 mai 2011 rappelle explicitement que « le nombre d’étrangers entrant en France pour motif professionnel (…) doit diminuer ». Pour cela, il ne doit plus être accordé « aucune facilité particulière dans l’examen de la procédure de délivrance d’une autorisation de travail » aux étudiants étrangers. Il est donc plus difficile pour les étrangers ayant étudié en France d’obtenir après leurs études une autorisation de travail. Il sera aussi plus difficile de venir étudier en France, et déjà des doctorants se voient refuser le renouvellement de leurs titres de séjour. Le message de la circulaire est clair : étranger, ne viens pas étudier chez nous, et n’espère pas trouver un emploi au terme de tes études. Employeur français, tu n’embaucheras pas d’étranger. Peuple de France, tes dirigeants veillent sur tes emplois ! Préférence nationale ! La France aux Français !

Nous protestons de toutes nos forces, avec le Collectif du 31 mai, pour le retrait de cette circulaire. Il est temps de rappeler que l’idée qu’elle véhicule est aussi mensongère que dangereuse. Dire que l’embauche d’un étranger prend l’emploi d’un citoyen français, c’est faux ! C’est un mensonge éhonté ! Un diplômé étranger travaillant en France, c’est quelqu’un qui paye ses impôts en France, qui consomme en France, qui achète en France, qui soutient l’emploi et la consommation en France. S’il devient chef d’entreprise, c’est quelqu’un qui embauche en France. S’il retourne dans son pays, c’est quelqu’un qui sait que la France est ouverte sur le monde et développe avec la France les échanges, le commerce. La France gagne à recevoir des étudiants étrangers. Les étudiants étrangers ne sont pas une menace pour la France, ils sont une chance. Les universités le savent très bien : la France doit recevoir plus d’étudiants étrangers. C’est aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et maintenant même en Chine, que les étudiants étrangers apportent leur créativité, leur savoir-faire, leur énergie, leurs découvertes et leurs dépôts de brevets.

Nous demandons l’abrogation de la circulaire Guéant, moralement méprisable, économiquement suicidaire. Nous appelons les chefs d’entreprise comme les universitaires à soutenir publiquement cette demande. Nous prenons l’engagement de soutenir les actions du collectif du 31 mai dans son combat contre des mesures dont l’absurdité le dispute à l’indignité, et de parrainer les diplômés étrangers en les aidant concrètement dans leurs démarches dans les préfectures, à les protéger, à faire tout ce qui est en notre possibilité pour qu’ils puissent rester dans notre pays et lui apporter leur richesse, car la matière grise est de toutes les couleurs.

Parmi les premiers signataires :

Philippe Aghion, professeur d’économie à Harvard
Christian Baudelot, sociologue
Stéphane Beaud, sociologue
Vincent Berger, président de l’université Denis-Diderot
Jerome Bourdon, professeur en sociologie des medias, université de Tel Aviv
William Bourdon, avocat
Frédérique Bredin, présidente de société de production audiovisuelle
Geneviève Brisac, écrivain
Michel Broué, mathématicien, Institut Universitaire de France
Patrice Brun, président de l’université Bordeaux 3
Edouard Brézin, physicien
Christophe Charle, historien, président de l’ARESER
Catherine Clément, philosophe et romancière
Nathalie Duhamel,ancienne secrétaire générale de la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS)
Roger Establet, sociologue
Bernard Faivre d’Arcier, ancien président du Festival d’Avignon
Albert Fert, prix Nobel de Physique
Muriel Flis-Treves, psychiatre, psychanalyste
Marc Fontecave, chimiste, professeur au Collège de France
Lea Forestier, avocate
Caroline Fourest, rédactrice en chef de la revue Prochoix
René Frydman, professeur de médecine
Romain Goupil, cinéaste
André Grimaldi, professeur de médecine
Roland Gori, psychanalyste, professeur émérite de psychopathologie
Tiennot Grumbach, avocat, ancien bâtonnier
Guillaume Hannezo, associé gérant Rotschild
Françoise Héritier, anthropologue, professeure au Collège de France
Laurent Heynemann, réalisateur
Caroline Huppert, réalisatrice
Yves Jeuland, réalisateur
Axel Kahn, président de l’université René Descartes
Anne de Kervasdoué, gynécologue,auteur d’essais sur la santé des femmes
Jean de Kervasdoué, professeur titulaire de chaire au CNAM,directeur de l’école Pasteur /CNAM de santé publique
David Kessler, directeur général des InrocKuptibles
Anne Lauvergeon,présidente du conseil de surveillance de Libération
Edgar Morin, sociologue et philosophe
Jean Jouzel, climatologue
Michele Manceaux, écrivain, journaliste
Tonie Marschall, productrice réalisatrice
Marie Masmonteil, productrice
Dominique Miller, psychanalyste
Jacques-Alain Miller, philosophe et psychanalyste français
Jean-Pierre Mignard, avocat
Serge Moati, réalisateur, producteur
Bertrand Monthubert, mathématicien, secrétaire national  du PS à l’enseignement supérieur et à la recherche
Pap N’Diaye, historien, EHESS
Mathilde Nobecourt, éditrice
Olivier Pastré, économiste, professeur à Paris 8
Christine Petit, biologiste, professeure au Collège de France
Thomas Piketty, directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris
Pierre Rosanvallon, professeur au College de France
Jean Luc Romero, président d’ELCS, de l’ADMD et du CRIPS-ile de france
Jean-Christophe Rufin, écrivain
Marie Laure Sauty de Chalon, présidente directrice générale de aufeminin.com
Fabienne Servan-Schreiber, productrice
Jean Louis Servan-Schreiber, président France de Human Rights Watch
Perla Servan-Schreiber, directrice du magazine « CLES »
Alain Sussfeld, directeur général d’UGC
Daniel Soulez-Lariviere, avocat
Amanda Sthers, écrivain
Irene Théry, directrice d’études à l’EHESS
Makhi Xenakis, artiste plasticienne

Enquête sur les discriminations au travail



Courrier aux syndiqué-e-s

du collectif CGT contre l’homophobie

Les constats sont unanimes : les discriminations dans le monde du travail persistent et s’amplifient chaque jour davantage, même dans les entreprises qui affichent et revendiquent des politiques dites de « diversité ». En effet, malgré le renforcement des moyens de lutte contre les discriminations dans le domaine de l’emploi et du travail, les discriminations et leurs victimes sont toujours de plus en plus nombreuses.

Les personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transgenres et Transsexuelles, communément appelées LGBT, font partie des personnes et groupes de personnes cibles de pratiques discriminatoires, tant dans l’accès à l’emploi que dans la vie au travail. Les discriminations qu’elles subissent sont parmi les plus sensibles à aborder et appréhender, parce que la plupart du temps passées sous silence, largement sous-estimées, trop souvent niées ou acceptées et, pire encore, légitimées.

Comment ces discriminations se manifestent-elles ? Sont-elles connues et reconnues des syndiqué-e-s, militant-e-s et responsables de la Cgt ? Comment l’organisation syndicale, ses militants et militantes se rendent-ils disponibles aux salarié-e-s qui en sont les cibles ? Quels sont les moyens d’action syndicale pour lutter contre ces discriminations ? Sont-ils connus et utilisés ? Autant de questions auxquelles tentera de répondre l’enquête inédite sur « Les syndiqué-e-s de la Cgt et leur rapport à l’homophobie, à la transphobie et aux discriminations à l’encontre des LGBT » lancée par la CGT et réalisée par Émergences dans le cadre du projet « Pour l’égalité des droits des LGBT au travail » cofinancé par le Fonds social européen. Cette enquête permettra de dresser un état des lieux à partir duquel seront formulées des propositions pour améliorer la connaissance et l’action contre ces discriminations, en relation avec nos repères revendicatifs.

Pour la CGT, le combat contre une discrimination, quelle qu’elle soit, nourrit et renforce le combat contre l’ensemble des discriminations qui divisent, affaiblissent et mettent en concurrence les femmes et les hommes, les jeunes et les seniors, les hétérosexuel-le-s et les homosexuel-le-s, les personnes d’origines diverses…

Nous invitons tous les syndiqués et toutes les syndiquées, avec ou sans mandat, à répondre au questionnaire d’enquête disponible et remplissable en ligne à l’adresse
www.enqueteCGT-discrimLGBT.fr. Le questionnaire est accompagné d’un glossaire explicitant certains termes peu connus du grand public. Une dizaine de minutes, au maximum, suffit pour le remplir.

La contribution de chacun et chacune à cette enquête et à sa diffusion est essentielle pour le développement d’une action syndicale qui, en ne laissant de côté aucun combat, permet de contribuer à rendre visibles toutes les discriminations, et par la même de mieux combattre l’exploitation de chaque travailleur et travailleuse dans tous les aspects de sa vie. Fraternellement.

Le collectif confédéral de la CGT de lutte contre l’homophobie, pour l’égalité et la non-discrimination des Lesbiennes, Gays, Bi et Trans. (LGBT) au travail et dans la vie.


Des milliers de Français
défilent contre "la répression"
Samedi 4 septembre, 19h33



Des dizaines de milliers de personnes - 100.000 selon les organisateurs - sont descendues dans la rue samedi en France pour dénoncer la politique sécuritaire du gouvernement, accusé de répression et de xénophobie. Lire la suite l'article

HALDE : une dilution de la lutte

contre les discriminations ?


Communiqué commun

Le rapport sur les projets de loi organique et ordinaire relatifs au Défenseur des droits publié ce jour inquiète nos organisations et associations de lutte contre les discriminations notamment sur les discriminations liées au sexisme, au racisme, à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre, au handicap ou à l’état de santé.

La HALDE est venue plusieurs fois soutenir les revendications de nos associations. Elles ont su constater l’efficacité de son action et ont apprécié une véritable expertise pour assurer la lutte contre toutes les discriminations. Si toutes ces évolutions positives ont été saluées, les associations mesurent encore le chemin qu’il reste à parcourir pour que la lutte contre les discriminations passe du niveau d’action juridique nécessaire à un mieux-être réel des individus dans leur quotidien.

Pourtant, son expertise agace et ce d’autant plus qu’après avoir contredit des projets de loi, les menaces sur la Halde pèsent constamment sur l’autorité administrative, et ce depuis plusieurs mois.

Nos organisations et associations ont été attentives dans le projet de loi organique à la perte de collégialité sur le rendu des délibérations de la Halde. Nous notons d’une part, que, seul, le défenseur des droits pourra « s’écarter des avis émis par le collège » même si c’est « après lui en avoir exposé les motifs ». En d’autres termes, l’actuelle collégialité sera remise en question par l’autorité d’une seule personne. D’autre part, nous déplorons également la disparition de l’article 11 de la loi sur la Halde qui a pu peser sur des interpellations politiques à travers ses recommandations. Le doute subsiste sur la formulation puisque la Halde agit aujourd’hui dès qu’ »elle estime [que] des recommandations [tendent] à remédier à tout fait ou à toute pratique qu’elle estime être discriminatoire ». Or le rapporteur Gélard énonce que « Le Défenseur des droits peut recommander de procéder aux modifications législatives ou réglementaires qui lui apparaissent utiles », tel qu’est énoncé l’article 25.

Le rapport Gélard concède donc sans ménagement la remise en cause de l’impartialité d’une autorité indépendante.

Nous sommes en droit de nous poser certaines questions : Quel intérêt a le législateur de diluer plusieurs organisations dans une même entité ? Quelles améliorations réelles sont ttendues avec cette réforme ? S’agit-il d’envisager l’invisibilité des discriminations au sein du Défenseur des droits ? Pourquoi le Défenseur des droits dispose-t-il d’un pouvoir supérieur par rapport à celui de la Halde ?

La lutte contre les discriminations nécessitant beaucoup de moyens financiers et humains, nos organisations et associations demandent au gouvernement de montrer sa détermination à faire progresser la lutte contre toutes les discriminations en les augmentant, et en assurant cette lutte par des vecteurs institutionnels.

De ce fait, elles exigent que la HALDE ne soit pas intégrée et diluée au sein du Défenseur des Droits.

Le, 21 mai 2010

Liste des associations signataires : FNATH, SOS Racisme, Fédération Syndicale Unitaire, CFDT, CGT, Ligue des droits de l’Homme, Syndicat de la Magistrature, MRAP, Estim’, Inter-LGBT, Collectif contre l’homophobie de Montpellier, Lesbian and Gay Pride de Lyon, LGP Lille, Adheos, Coordination Inter-pride, Centre LGBT Paris Idf, Fédération LGBT, Collectif Education contre les LGBTphobies en milieu scolaire, Quazar, SOS Homophobie, CENTR’ÉGAUX, Commission LGBT des Verts, Homosexualités et socialisme (HES), Collectif Fier-e-s & Révolutionnaires (PCF), Tjenbé Rèd, Trans’aide, Paris foot gay, Les Enfants d’arc en Ciel, InterTrans, ACTHE, Tous&Go, Unapei

Pour des critères clairs et objectifs de régularisation des travailleurs sans papiers
LE MONDE | 12.05.10 | 15h34



L'emploi d'étrangers sans titre de séjour valable est une réalité économique aujourd'hui dans de nombreuses branches et entreprises de notre pays.

Cet appel commun, inédit par la diversité de ses signataires, est nécessité par le caractère sérieux, sensible et complexe de cette question, qui dépasse les clivages habituellement constatés dans notre société.

Il ne signifie et n'entraîne en aucune manière une communauté de vue des signataires sur quelque autre sujet que ce soit.

Afin de permettre l'effectivité de l'égalité de traitement entre les salariés, afin de lutter contre les différentes formes de "dumping social", les signataires considèrent qu'il est urgent de formuler des critères objectifs pour la délivrance d'autorisation de travail et de séjour pour les travailleurs migrants qui en sont dépourvus.

Ces critères doivent garantir l'égalité de traitement des salariés, quelle que soit leur nationalité, quelles que soient la taille de l'entreprise et sa situation géographique sur le territoire.

Licencier, voire expulser des salariés parce que "sans papiers" ne résout rien.

Car ils sont indispensables et le travail qu'ils font ne trouve pas preneur parmi les autres salariés.

Sanctionner indifféremment ou sans discernement, voire fermer, des entreprises sous prétexte qu'elles emploient des salariés sans papiers, au risque de pénaliser tous les salariés, ne résout rien non plus.

Définir des critères de régularisation nationaux, clairs et objectifs permettra de lutter réellement contre le travail "non ou mal déclaré", qui mine l'économie et contre lequel nous nous élevons avec force.

Les organisations syndicales et patronales intéressées à une résolution réellement pérenne de cette question doivent pouvoir aboutir au plus vite avec le gouvernement à une solution positive sur la base de "l'approche commune" des employeurs et organisations syndicales de salariés, rendue publique le 8 mars 2010.

Les premiers signataires du texte :

Bernard Thibault , secrétaire général de la CGT ; François Chérèque, secrétaire général de la CFDT ; Alain Olive, secrétaire général de l'UNSA ; Annick Coupé, déléguée générale Union syndicale Solidaires ; Bernadette Groison, secrétaire générale FSU ; Pascal Decary, DRH Véolia propreté ; Sophie de Menthon, présidente Ethic ; Béatrice Bourges, secrétaire générale Entreprise et progrès ; Jean-Marc Borello, délégué général Groupe SOS ; René Ruols, président Territoire et dialogue social ; Jean-Philippe Milesy, délégué général Rencontres sociales ; Pierre Ferracci, président Groupe Alpha ; Charles Michalou, président Apex ; Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme ; Patrick Peugeot, président de la Cimade ; Richard Moyon, porte-parole RESF ; Aurélie Trouve, porte-parole Attac ; Dominique Sopo, président SOS-Racisme ; Bernadette Hetier, co-présidente MRAP ; Christophe Deltombe, président Emmaüs France ; Alain Supiot, professeur de droit ; Gérard Noiriel, historien ; Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France ; Edgar Morin, sociologue ; René Mouriaux, politologue ; Alain Touraine, sociologue ; Robert Castel, sociologue ; Henri Rouilleault, administrateur de l'Insee ; Bernard Maris, économiste ; Michel Husson, économiste ; Luc Beal-Rainaldy, secrétaire national SNUTEFI-FSU ; Nathalie Ferre, enseignante-chercheuse en droit du travail, Paris-XIII ; Emmanuel Dockes, professeur en droit du travail, Paris-X ; Frédéric Guiomard, directeur master droit social et ressources humaines, Paris-X.


Discrimination raciale


Renault doit payer

249.900 euros

 à un ex-cadre

SOCIÉTÉ 21/04/2010 À 11H24

LIBERATION.FR


Le communiqué CGT


Pour avoir discriminé un cadre, Boubakar Soumaré, Renault devra lui verser 249.900 euros de dommages et intérêts. La sentence est tombée vendredi dernier. La cour d'appel de Versailles a condamné l'entreprise Renault pour discrimination raciale.


Engagé en août 1970 par la Régie nationale des usines Renault comme cadre stagiaire, Boubakar Soumaré avait obtenu un contrat à durée indéterminée en janvier 1971, selon le Mrap.

D'après Fayçal Megherbi, conseiller juridique de l'association, le salarié avait constaté une stagnation dans l'évolution de sa carrière dès la sixième année.

«Performance individuelle insuffisante»


Il avait porté l'affaire en 2003 devant le conseil des prud'hommes de Boulogne-Billancourt au moment de prendre sa pré-retraite.

Débouté deux ans plus tard, l'ancien salarié avait alors fait appel de cette décision.

«C'est une première dans les annales. Jamais encore une entreprise n'avait été condamnée pour discrimination d'un cadre», remarque le conseiller juridique du MRAP, qui salue l'arrêt rendu par la cour d'appel de Versailles.

Selon un porte-parole de la direction de Renault, Boubakar Soumaré a occupé cinq postes différents entre 1971 et 1998, notamment comme chargé d'études ou chef de projet.

D'après le porte-parole, qui réfute les accusations d'ordre racial, la faible évolution de salaire de cet employé au cour de sa carrière s'explique par une «performance individuelle insuffisante.»

Le constructeur automobile devra également verser 3000 euros de dommages et intérêts à la CGT-Métallurgie, à l'UG des ingénieurs, cadres et techniciens CGT, ainsi qu'au Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (Mrap), selon une source judiciaire.

 

«La cour de Versailles a ordonné une expertise qui a révélé de vraies différences de salaires entre le plaignant et d'autres salariés titulaires de diplômes équivalents, remarque Nadège Magnon, avocate du MRAP dans cette affaire, et elle a constaté que l'entreprise Renault n'avait aucune justification ojective pour cette différence de traitement.»


Une instance importante dans la lutte

contre les discriminations !

La HALDE

mercredi, 24 mars 2010


Consulter le rapport annuel 2009

Ce n’est pas la première fois que la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité (HALDE) fait l’objet d’attaques.

Il s’agit de baisser ses moyens, de lui attribuer d’autres tâches comme celle d’observatoire, de la rattacher à une autre entité comme celle de défenseur des droits et bien d’autres encore…

Si la HALDE dérange tant, c’est qu’elle est devenue un outil efficace pour lutter contre les discriminations.

Les syndicats, dont la CGT, par leur participation, contribuent à cette efficacité.

Elle s’est fait connaître et reconnaître ces dernières années.

Non seulement, elle est en mesure de saisir les juges de dossiers de discriminations mais elle fait des recommandations à des entreprises comme à des institutions publiques, qui peuvent être un point d’appui très important pour les organisations syndicales afin de lutter contre les discriminations.

La plus grande part des réclamations qui parviennent à la HALDE concernent le travail et l’emploi. C’est un point d’appui important pour notre action syndicale.

C’est pourquoi, nous voulons que la HALDE garde et renforce son indépendance mais aussi que ses moyens soient développés pour mener à bien ses missions, en premier lieu, aider les personnes qui veulent engager une procédure contre une discrimination.

Il ne peut pas s’agir de lui conférer d’autres exercices pour l’occuper à d’autres choses, ni de la ramener sous la coupe d’une institution pour mieux la contrôler et encore moins de réduire les budgets qui lui sont alloués.

Alors que le changement de présidence de cette instance est en cours, sans avoir été correctement préparée, il est essentiel que la France réaffirme sa volonté de combattre les discriminations et qu’elle valorise l’outil essentiel qu’est devenue la HALDE pour cette lutte.

Montreuil, le 22 mars 2010



"Stoppons la répression", "Non à la politique inhumaine de Sarkozy" ont scandé les manifestants mobilisés à l'appel d'une centaine d'organisations soutenues par le Parti socialiste, les Verts, les partis d'extrême gauche et les syndicats.

Selon la LDH, quelque 140 manifestations rassemblant 100.000 personnes ont eu lieu dans plus d'une centaine de villes dont Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Montpellier, Metz, Bordeaux et Strasbourg, ainsi que devant les ambassades de France dans plusieurs capitales européennes.

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, n'a compté, lui, "sur l'ensemble du territoire, que quelques dizaines de milliers" de manifestants. Dans un communiqué, il se dit déterminé à poursuivre son action (Voir ).

A Paris, entre 12.000 et 50.000 personnes - selon la police et les organisateurs - ont défilé sous le soleil entre le quartier de la République et l'Hôtel de ville.

Sur la statue de la République au milieu de la place du même nom, un grand drapeau français de plusieurs mètres de large a été tendu, avec une tache en son centre où était inscrit le mot "sarkozysme".

"PAS DE FRANCE AU KÄRCHER"

Des manifestants brandissaient le drapeau tricolore et des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire "Non à la xénophobie du gouvernement français", "Pas de Roms en charter, pas de France au Kärcher" ou encore "Privés de liberté sans décision de justice, merci Brice".

La secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet, les dirigeants Verts Noël Mamère et Cécile Duflot, le porte-parole du NPA Olivier Besancenot, l'ancienne première dame Danielle Mitterrand et le leader du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon étaient présents, de même que des leaders syndicaux.

Tous devraient se retrouver mardi pour une manifestation nationale contre la réforme des retraites du gouvernement.

"La défense des libertés, des principes démocratiques et la défense des droits sociaux vont de pair", a dit à la presse Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT. "Et en général, quand les libertés reculent, le droit social recule aussi".

A Bordeaux, 3.000 personnes selon les organisateurs, 1.200 selon la police, ont manifesté entre le parvis des Droits de l'Homme et la place de la Victoire, dans le centre-ville.

A Lyon, les estimations varient entre 4.500 et 7.000.

Dans un court discours très applaudi, le président de l'association régionale des Tziganes et de leurs amis Gadjé a déclaré : "Nous, les gens du voyage, ce qu'on veut, c'est la liberté, comme vous tous".

A Marseille, les organisateurs ont recensé 10.000 personnes, la police 2.500, entre le Vieux-Port et la préfecture. "Vichy c'est fini, Sarkozy ça suffit", ont repris en choeur les manifestants. Dans la foule, un homme porte un t-shirt orné d'une photo du président et de la mention "expulsable en 2012".

"ROM ET FRANÇAISE"

"Mère de 8 enfants, grand-mère de 14 : tous français", a déclaré une manifestante, Esmeralda, "Rom et Française" à la fois. "Nous sommes français depuis le XVe siècle, c'est bien plus que les Niçois et les Savoyards".

Organisée au terme d'un été marqué par une cristallisation du débat politique autour des questions sécuritaires, la journée de samedi a pour but, selon ses organisateurs, de défendre la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" à l'occasion du 140e anniversaire de la République française.

Elle survient un mois après le discours sur la sécurité prononcé par Nicolas Sarkozy à Grenoble, où le chef de l'Etat a annoncé que toute personne d'origine étrangère qui porterait atteinte à la vie d'un représentant de l'autorité publique serait déchue de sa nationalité.

Le gouvernement a également accéléré la politique de démantèlement des campements illégaux de Roms et insisté sur les reconduites à la frontière des membres de cette minorité, représentée samedi dans les défilés.

"Il y a un racisme qui revient en 2010 et c'est quand même assez grave", a dit à l'agence Reuters Délia Romanès, qui dirige avec son mari Alexandre le cirque tzigane qui porte leur nom.

Pour Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme, "que nous soyons nombreux à dire calmement que l'avenir de ce pays, ce n'est pas le repli vers les vieilles haines et les vieux préjugés racistes, paraît important et ce sera une indication pour les mois qui viennent".

Dans la matinée, des artistes comme Régine, Jane Birkin et Agnès Jaoui ont manifesté devant le ministère de l'Immigration, où ils ont symboliquement interprété la chanson de Serge Gainsbourg "Les p'tits papiers".

Service France, avec les correspondants de Reuters en régions, édité par Elizabeth Pineau


Chers camarades,

Nous vous confirmons notre participation Cgt à la marche des fiertés des Lesbiennes, Gays, Bi et Trans (LGBT) de Paris ce samedi 25 juin 2011. Cette marche débutera de la place du 18 juin 1940 (Montparnasse) à 14h00 et arrivera place de la Bastille. Pour avoir le détail du parcours http://marche.inter-lgbt.org

L’Union Régionale Ile de France Cgt s’est inscrite mais nous aurons l’endroit précis du rendez-vous et la disposition dans la manifestation le 22 ou 23 juin seulement…

Nous insistons sur la nécessité de participation du plus grand nombres de nos organisations Cgt pour qu’elles relaient cette information et qu’elles militent pour une participation la plus importante possible. En effet, cette manifestation festive et revendicative à Paris a un retentissement national et le collectif confédéral y prend toute sa place.

Nous avons également besoin de la participation de l’Union Régionale Ile de France et de toutes les Unions départementales régionales.

Beaucoup de camarades Cgt militants dans des entreprises ou dans la fonction publique en Ile de France nous interpellent, tous les ans, car ils n’ont pas connaissance de la participation de la Cgt à la Marche. Il est donc important qu’à Paris comme nous le faisons dans de nombreuse ville de France (voir liste : http://www.cgt.fr/-Homophobie-.html ) nous parvenions à relayer l’information et à participer à cette initiative.

Nous vous remercions par avance pour votre participation active !

Fraternellement,

Pour le collectif : Frédérique Bartlett.



Collectif confédéral Cgt de lutte contre l'homophobie

Pour l’Égalité et la non-discrimination des Lesbiennes, Gays, Bi et Trans. (LGBT)
CGT - 263, rue de Paris – 93516 MONTREUIL Cedex
Tél. : +33 (0)1 48 18 81 26     Fax : +33 (0)1 48 18 19 22

Courriel : discrim-homo@cgt.fr     Site Internet : www.cgt.fr (rubrique Travail / Égalité au travail / Homophobie)