Travailler beaucoup augmente le risque d’alcoolisme
  lesoir.be mardi 09 août 2011
Travailler de longues journées peut multiplier par trois le risque d’alcoolisme chez les jeunes adultes, selon une étude publiée par des chercheurs néo-zélandais.



« Les individus qui travaillent 50 heures ou plus par semaine sont de 1,8 à 3,3 fois plus nombreux à connaître des difficultés liées à la consommation d’alcool, comparé à ceux qui ne travaillent pas », souligne une étude menée par des chercheurs de l’université d’Otago, auprès d’un millier de personnes âgées de 25 à 30 ans.

Les taux sont similaires pour les femmes et les hommes, a ajouté Sheree Gibb, qui a dirigé cette étude destinée à la publication britannique « Addiction » (« Dépendance »).

Ce lien peut s’expliquer par le stress provoqué par de longues heures de travail et par les contacts avec les collègues, selon la scientifique.

« Les personnes qui travaillent beaucoup ont la possibilité de côtoyer leurs collègues » plus souvent que ceux qui font des journées courtes, a-t-elle ajouté. « Les endroits où travailler de longues journées est habituel peuvent avoir une atmosphère sociable, accompagnée de consommation d’alcool ». L’étude souligne ainsi le besoin de cibler les gros travailleurs dans les campagnes de lutte contre l’alcoolisme, a précisé Sheree Gibbs.

(AFP)


Stress au travail:

Pour les syndicats,

il est temps de dépasser

 la phase du diagnostic



Un dossier du journal 20 minutes du 19 avril 2011


Remise du rapport sur le suivi des risques psychosociaux au travail

avril 12, 2011 par IndiceRH


Ce rapport, coordonné par Michel Gollac, Directeur du Laboratoire de Sociologie quantitative du CREST, propose un dispositif de suivi des risques pour la santé mentale provoqués par certaines conditions d’emploi, d’organisation, et de relations au travail.

Le Ministre a remercié ses auteurs pour la grande qualité de leurs travaux et a rappelé que ce document résulte de la mise en oeuvre d’une des propositions du rapport de Philippe Nasse et Patrick Légeron qui lui a été remis en mars 2008, qui recommandait notamment la construction d’un indicateur global du stress.

Le rapport du Collège préconise de mettre en place des indicateurs nationaux pour suivre six types de facteurs de risques psychosociaux au travail :

  • L’intensité du travail et le temps de travail,
  • Les exigences émotionnelles,
  • Le manque d’autonomie,
  • La mauvaise qualité des rapports sociaux au travail,
  • La souffrance éthique,
  • L’insécurité de la situation de travail.

Le rapport précise que ces facteurs ne doivent pas être envisagés séparément et que leurs effets dépendent aussi de la durée d’exposition. Par ailleurs, des événements traumatisants, comme un licenciement ou une restructuration, peuvent rendre plus sensible à certains de ces facteurs.

Le Collège d’expertise sur le suivi des risques psychosociaux au travail recommande la réalisation d’une première enquête complète en 2015. Il propose une liste de variables à mesurer et un procédé de questionnement, incluant un suivi en panel.

Xavier Bertrand a indiqué que la prochaine enquête sur les conditions de travail prévue en 2012 pourrait déjà intégrer certaines indications.

Le Ministre a souligné qu’avec la mise en oeuvre des recommandations de ce rapport il voulait placer la France parmi les pays en pointe dans le domaine du suivi statistiques.