Le 25 novembre à Air France
Actifs et retraités
Agissons pour une retraite digne !




Depuis plusieurs mois, nous avons engagé l’action pour la défense des revendications sur la vie à la retraite. Parmi les principaux thèmes revendicatifs on trouve :

  •     La défense du pouvoir d’achat.
  •     L’amélioration de la protection sociale.
  •     La reconnaissance et le respect du salarié retraité.
  •     La promotion de la solidarité comme valeur de justice et d’égalité.

Ces objectifs visent d’une part, à empêcher la casse de décennies d’acquis sociaux en sauvegardant l’existant voire en le reconquérant ; d’autre part, à imposer au Pouvoir et au Patronat une logique de progrès social  tenant compte des évolutions de la société.

La bataille est rude. L’histoire a démontré que l’inaction et l’attentisme conduisent inexorablement aux reculs et que seules les actions organisées permettent d’avancer. Elles doivent se construire en impliquant de plus en plus de salariés actifs et de retraités.

Les retraités d’Air France ont des revendications spécifiques qui concernent l’ensemble des salariés de la Compagnie :

•    Pour une mutuelle réellement basée sur la solidarité entre les biens portants et les malades, les différentes catégories professionnelles, les salariés actifs et les retraités quelle que soit leur situation familiale.
•    Pour la revalorisation des pensions CRAF à hauteur de 15% et le paiement des pertes subies par les agents ayant procédé à un départ anticipé dans le cadre des « carrières longues ».
•    Pour la reconnaissance des salariés retraités qui ont fait Air France : Exigeons le droit aux activités sociales, culturelles et sportives sans discrimination, notamment en matière de tarifs, de subventions, d’accès aux locaux !
•    Pour le maintien du système des billets R et l’attribution d’un billet annuel réservé et gratuit.

Sur ces revendications l’USRAF et la CGT d’Air France ont engagé de multiples actions : Pétitions sur la mutuelle, lettres à Jean Cyril SPINETTA (Président d’Air France) et à Vincent BOO (Président de la mutuelle), rassemblements lors de la tenue de différentes assemblées générales de la mutuelle (auxquels se sont joints des retraités CFDT et FO), d’une session du Comité Central d’Entreprise ; journée nationale d’action le 27 mai 2008 avec rassemblement aux Invalides (siège d’Air France/KLM) ; signature massive de la pétition unitaire sur le maintien des billets R.

Ces différentes initiatives ont débouché sur des succès tels que le gel de l’augmentation des cotisations pour les retraités en 2007, la tenue de rencontres avec des représentants de la direction ou la participation de l’USRAF à des réunions de négociations syndicats/direction traduisant une avancée vers la reconnaissance du syndicalisme retraité. De même, par ces actions nous avons freiné les ardeurs de la direction et de certains élus da la mutuelle pour introduire le double cahier des charges. La mobilisation actifs et retraités, impulsée par les syndicats unis, a permis de sauvegarder nos droits acquis en matière de billets R.

Ces succès sont importants, pour autant nous n’avons pas encore gagné sur de nombreux sujets. La direction refuse d’apporter des réponses positives à nos revendications légitimes. Pire, elle poursuit sa politique d’économie sur le dos des salariés et plus encore sur celui des retraités. A l’image de la mutuelle où, avec l’appui de certains élus et syndicats, elle remet en cause les valeurs de solidarité et joue la division pour mieux l’imposer (augmentation des cotisations pour les retraités et introduction du double cahier des charges en 2008). Au cours des différentes actions engagées nous avons pu constater qu’un nombre de plus en plus important de retraités et d’actifs s’impliquaient.

Il faut poursuivre dans cette voie en proposant à d’autres organisations de se joindre à nous. C’est la raison laquelle la CGT d’Air France a décidé de contacter les autres organisations afin de construire ce grand mouvement revendicatif dont nous avons besoin pour gagner (Voir courrier ci-dessous).

Nous devons nous mobiliser encore plus nombreux, encore plus déterminés et encore plus unis pour faire :

Du mardi 25 novembre à Air France :
Une grande Journée Nationale d’action retraités/actifs
Une étape supplémentaire vers de vrais succès revendicatifs

Rassemblement aux Invalides (siège d’AF/KLM)
A 10H

Courrier adressé à l’ensemble des organisations syndicales d’Air France, l’ARAF, l’ARIT et l’amicale UTA :







L’âge du départ à la retraite suscite
un débat à l’Assemblée

 publié le 02-11-2008 sur le site www.la-croix.com  

Lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, les députés ont adopté un amendement controversé, qui donne la possibilité aux salariés ayant une aible retraite de travailler jusqu’à 70 ans

C’est dans un climat tendu que l’Assemblée nationale a achevé samedi matin l’examen en première lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009. Les députés de l’opposition se sont, en effet, insurgés contre l’adoption d’un amendement qui doit permettre aux salariés, confrontés au risque de percevoir une faible retraite, de continuer à travailler jusqu’à 70 ans.

L’Assemblée a, en fait, amendé un article qui, dans sa version initiale, interdisait aux employeurs de mettre leurs salariés à la retraite d’office après 65 ans à partir de 2010. Les députés ont estimé que cette « suppression pure et simple de la procédure de mise à la retraite » pourrait causer des difficultés pour les entreprises.

Ils ont donc jugé préférable de repousser l’âge limite de départ à 70 ans, en votant un amendement qui laisse « la possibilité aux salariés qui le souhaitent de prolonger leur activité au-delà de 65 ans, sous réserve d’en avoir préalablement manifesté l’intention auprès de leur employeur et dans la limite de cinq années ».
La mesure ne remet pas en cause le droit de partir à 60 ans

Si la mesure est définitivement adoptée par le Parlement, la procédure sera la suivante. Avant qu’un salarié n’atteigne 65 ans, l’employeur l’interrogera sur son intention de partir volontairement à la retraite. En cas de réponse négative, il n’aura pas le droit de le mettre d’office à la retraite. La procédure se répétera les quatre années suivantes jusqu’aux 70 ans du salarié.

Il convient de préciser que la mesure ne remet pas en cause le droit de partir à la retraite à 60 ans, ni le nombre d’années de cotisation exigées pour avoir une retraite à taux plein : quarante ans actuellement, quarante et un ans d’ici à 2012.

« Il n’est plus acceptable aujourd’hui qu’un homme ou une femme âgé(e) de 65 ans soit mis(e) à la retraite contre son gré, du seul fait de son âge, alors même qu’il (elle) n’a pas forcément toutes ses annuités d’assurance ou souhaiterait prolonger son activité pour améliorer sa pension », a justifié Denis Jacquat (UMP), l’auteur de l’amendement. Un argument qui n’a pas convaincu l’opposition.
"Cette mesure traduit bien la réalité d’aujourd’hui"

« L’âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans », s’est indignée Martine Billard (Verts), tandis que Marisol Touraine (PS) a accusé le gouvernement d’utiliser « tous les moyens pour reculer l’âge des départs en retraite et amener les salariés à travailler le plus longtemps possible ».

Le secrétaire confédéral de la CGT, Jean-Christophe Le Duigou, a lui aussi réagi. « Cette mesure traduit bien la réalité d’aujourd’hui, a-t-il indiqué. De moins en moins de salariés auront la totalité de leurs droits à 60 ans et une retraite suffisante à 65 ans. Ils devront donc chercher à poursuivre leur travail, voire à cumuler emploi et retraite. »

Durant la même séance, les députés ont adopté un amendement qui prévoit de repousser à 65 ans l’âge limite d’activité en vol des personnels navigants de l’aviation civile, contre 55 ans actuellement pour les hôtesses et stewards, et 60 ans pour les pilotes.

Cette mesure suscite le mécontentement de huit syndicats de navigants d’Air France qui ont lancé un appel à la grève. Initialement, un préavis de grève avait été déposé du 4 au 8 novembre, mais les syndicats l’ont repoussé du 5 au 9 décembre, pour « mettre la pression » sur les sénateurs qui vont à leur tour examiner le PLFSS.
Alourdir de 23 % la taxation des alcools forts

Pour le reste, le texte adopté par les députés vise à contenir le déficit de la Sécurité sociale au-dessous de 9 milliards d’euros en 2009. Au chapitre des nouvelles recettes, le projet de loi prévoit de porter de 2,5 % à 5,9 % la taxe sur le chiffre d’affaires santé des mutuelles, des assurances et des institutions de prévoyance. Cette taxation devrait rapporter un milliard d’euros l’an prochain.

Un « forfait social » à la charge des employeurs (contribution de 2 % sur intéressement et participation) devrait, lui, rapporter 400 millions d’euros. Les députés ont aussi décidé de taxer les parachutes dorés des plus hauts dirigeants, mais ont renoncé, à la demande du gouvernement, à d’autres taxes visant les stock-options, les actions gratuites et les retraites chapeaux.

Enfin, ils ont retenu un amendement prévoyant d’alourdir de 23 % la taxation des alcools forts (plus de 25°), ce qui devrait permettre d’engranger 80 millions d’euros de recettes supplémentaires. Plusieurs mesures, visant à favoriser le recours aux médicaments génériques, ont également été adoptées par l’Assemblée qui, en revanche, a renoncé à un déremboursement partiel des cures thermales.

Après un vote solennel mardi 4 novembre à l’Assemblée, le texte va être examiné par le Sénat, son adoption définitive étant prévue pour fin novembre-début décembre.  
Pierre BIENVAULT (avec AFP)

 


Le gouvernement doit mettre
 en place rapidement

un dispositif de cessation anticipé d’activité

  Déclaration commune de la CGT, de la CFDT, de la CFE-CGC
jeudi, 24 juillet 2008 



La négociation patronat-syndicats sur la prise en compte de la pénibilité s’est terminée le 16 juillet sur un constat de désaccord. La responsabilité de cet échec incombe aux délégations patronales du Medef, de la CGPME et de l’UPA qui ont refusé, jusqu’au bout, la mise en place d’un véritable système de « réparation » compensant une moindre espérance de vie due aux mauvaises conditions de travail. Ce sont des dizaines de milliers de salariés, ouvriers, employés, cadres, qui vont continuer à subir une injustice inadmissible.

Certes, les trois ans et demi de négociations ont permis de mettre en valeur l’importance de la prévention en matière de pénibilité. Une première approche des critères à retenir pour évaluer les différentes formes de pénibilité, a été établie : contraintes physiques marquées, environnement agressif, certains rythmes de travail, facteurs psychosociaux… Bien que non aboutie, cette négociation a permis de sortir du « déni de pénibilité » qu’affichait au début de la discussion la délégation patronale.

Nous déplorons que la délégation patronale n’ait même pas voulu acter les points d’accord et de désaccord entre partenaires sociaux dans un relevé de conclusions à transmettre au gouvernement.

Pour les organisations syndicales, (CGT, Cfdt, CFE-CGC), il n’est pas question d’en rester à ce constat d’échec. Elles rencontreront le plus rapidement possible le gouvernement sur la base de trois principes :
 la création d’un dispositif spécifique départ anticipé pour pénibilité qui peut certes revêtir des modalités différentes mais rester au choix du salarié ;
 la définition de critères permettant de couvrir réellement l’ensemble des situations vécues par les différentes catégories de salariés. Il s’agit de critères de conditions de travail et non pas de critères médicaux. Il n’est pas question d’envisager la mise en place d’un dispositif invalidité-bis ou mi-temps thérapeutique-bis ;
 la fixation d’une contribution conséquente des entreprises au financement d’un tel dispositif. C’est une mesure de justice qui aurait de plus l’intérêt d’inciter réellement à une démarche de prévention de nature à améliorer les conditions de travail et à réduire la pénibilité au travail, ce qui demeure pour tous l’objectif principal.

Les organisations syndicales souhaitent voir mis en place, d’ici la fin de l’année, un dispositif pérenne qui ouvre immédiatement un droit à une cessation anticipée d’activité pour les dizaines de milliers de salariés qui ont connu des conditions de travail pénibles, affectant leur espérance de vie à la retraite en bonne santé.

Le 24 juillet 2008




Une Manifestation pour les retraites :

VIDEO


Des dossiers qui vous concernent :

n°1
NE LAISSONS PAS REMETTRE EN CAUSE

NOS RÉGIMES DE RETRAITE

n°2
FINANCER UN DROIT À RETRAITE
AVEC 75 % AU MOINS DE SON SALAIRE,
ACCESSIBLE DÈS L’ÂGE DE 60 ANS
ET CELA QUELLE QUE SOIT
LA DURÉE DE LA FORMATION INITIALE,
EST-CE POSSIBLE ?


La retraite...
Une affaire de jeunes!




Plusieurs organisations de jeunes et d'étudiants(CGT Jeunes, UNEF, , UNSA Jeunes, FO jeunes, FSU, Solidaires, Léo Lagrange, SOS Racisme, UNL, FIDL, LMDE, Génération Précaire, JOC, Fac Verte) se mobilisent sur la question des retraites. Elles viennent de cosigner un appel par lequel elles entendent
"garantir à nos aînés des retraites de haut niveau financées par un système par répartition.
Nous réclamons la prise en compte des années d'étude et la période d'insertion des jeunes dans le calcul des retraites afin de pouvoir à notre tour bénéficier d'un système de retraite solidaire.
Le gouvernement ne peut aborder le débat sur les retraites sans l’avis des générations directement concernées par cet enjeu social majeur : les jeunes d’aujourd’hui.




Le gouvernement souhaite rouvrir le dossier des retraites au printemps, afin de présenter un texte de loi courant juin pour une adoption au Parlement pendant l'été. Comme souvent, le risque existe de voir le débat qui se profile se limiter à une acceptation pure et simple de choix politiques faussement présentés comme la seule solution possible pour l’avenir des retraites. Comme toujours, il entend réduire ce débat à une équation comptable ne concernant que les retraités ou les salariés proches de la retraite. Or trop de réformes ont été imposées au nom des jeunes et finalement contre eux, à commencé par le CPE en 2006. Les jeunes d’aujourd’hui auront à subir dans quelques années toute modification du système actuel et refusent d’être les grands oubliés d’un débat qui les concerne.

Alors que la nature du système de retraite qui se met en place aujourd’hui contribue à façonner la société de demain, la jeunesse ne veut pas que le débat sur les chiffres confisque le débat sur l’avenir.

Jeunes, nous sommes attachés à un système de retraite par répartition de haut niveau Jeunes en insertion, salariés ou étudiants, c'est sur nous que reposera le financement du système de retraite dans les années à venir. Attachés à la solidarité entre les générations, nous souhaitons financer aujourd’hui et demain un système de retraite par répartition de haut niveau qui garantisse un niveau de pension permettant de vivre pleinement le temps de la retraite.

Nous refusons que la retraite par répartition devienne un « filet de sécurité » à minima, insuffisant pour vivre, qui oblige les retraités à travailler en complément ou à dépendre financièrement de leurs enfants comme c'était le cas avant la mise en place d'un système solidaire.

Nous refusons la logique d'une retraite basée sur la capitalisation et l’épargne individuelle, inefficace économiquement et inégalitaire socialement. Nous finançons les pensions d'aujourd'hui, nous refusons d'avoir à épargner en plus pour nos vieux jours, surtout dans des fonds qui peuvent être ruinés du jour au lendemain ! Alors que la durée de vie s'allonge, nous affirmons que l'augmentation des besoins de financement du système de retraite n'est pas un coût mais une chance qu’il faut saisir. Parce que le statu quo n’assurera pas la pérennité du système, nous réclamons des réformes qui permettent son financement et garantissent nos droits sociaux.

Nous n’acceptons pas que le catastrophisme ambiant serve d’argument pour imposer un allongement pur et simple de la durée de cotisation ou pour esquiver une nouvelle fois le débat sur la nécessaire augmentation des financements solidaires des retraites par répartition. Il n’est pas acceptable que l’allongement de l’espérance de vie soit synonyme de régression sociale.

Alors que notre pays n’a jamais été aussi riche, nous n’acceptons pas que le message que la société adresse à sa jeunesse soit de travailler plus longtemps pour toucher une retraite moins importante conduisant ainsi notre génération à vivre des conditions de retraites moins bonnes que celles de nos parents.

Le système de retraite doit prendre en compte l'évolution de la société Nous réclamons des réformes qui pérennisent notre système par répartition et garantissent nos droits sociaux, mais nous souhaitons également faire évoluer le système de retraites pour mieux prendre en compte l’évolution de la société.

L’augmentation du niveau de qualification des jeunes a entraînée un allongement de la durée des études et un recul de l’âge moyen d’entrée dans un emploi stable (27 ans) qui conduisent les jeunes à commencer à cotiser plus tard que par le passé. A heure où l’objectif d’augmenter le nombre de diplômés de Licence à 50% d’une génération semble partagé, les périodes d’étude ne doivent pas devenir pénalisantes. Il est donc indispensable de permettre à chacun de valider les années d'études dans le calcul des annuités ouvrant droit à la retraite, afin de renforcer le droit à la retraite à taux plein à 60 ans pour les futurs actifs et d’offrir la garantie de pouvoir étudier sans être inquiété par son avenir, même lointain. Pour cela, les étudiants, sans revenus, pourraient contribuer au financement du système en s’acquittant d'une cotisation symbolique qui matérialiserait leur affiliation à une caisse de retraite.

Il est également nécessaire de valider les périodes d’inactivité forcée, et de prendre en compte la situation des jeunes en situation d’insertion professionnelle pour qui l'enchaînement de stages, de CDD, de périodes d’intérim ou de chômage conduisent à accumuler des droits à retraites très incomplets, ou inexistant durant la recherche du premier emploi.

En ignorant plus longtemps ces évolutions de la société qui caractérisent notre génération, le gouvernement adresse aux jeunes un message clair : la retraite, ce n'est pas pour vous! Les jeunes seront au rendez-vous du débat public En s’opposant au CPE en 2006, la jeunesse s’est également opposée à la précarité et à la remise en cause des droits qui menaçaient l'ensemble des salariés. Au printemps 2008 et dans les années à venir, les jeunes seront au rendez-vous du débat sur le système de retraite pour affirmer que la retraite est l'affaire de tous ! Nous voulons garantir à nos aînés des retraites de haut niveau financées par un système par répartition.

Nous réclamons la prise en compte des années d'étude et la période d'insertion des jeunes dans le calcul des retraites afin de pouvoir à notre tour bénéficier d'un système de retraite solidaire.

Le gouvernement ne peut aborder le débat sur les retraites sans l’avis des générations directement concernées par cet enjeu social majeur : les jeunes d’aujourd’hui.

Premiers signataires : UNEF, CGT Jeunes, UNSA Jeunes, FO jeunes, FSU, Solidaires, Léo Lagrange, SOS Racisme, UNL, FIDL, LMDE, Génération Précaire, JOC, Fac Verte





La journée d’action sur les retraites à l’appel de la CGT, la FSU, l’Unef, Sud et Solidaires a donc rassemblé 80 000 personnes dans 115 manifestations et rassemblements partout en France. Le Secrétaire général de la CGT a qualifié cette journée de «mise en jambes» expliquant qu’il s’agissait d’une initiative «indispensable pour que le débat soit public dans le pays. […]
   

On ne regrette pas d'être à l'avant-garde de la prise de conscience », assure Bernard Thibault, ajoutant qu'il ne « désespère pas que le cercle s'élargisse dans les semaines à venir. Il ne faut pas être naïf, pour le gouvernement, l'orientation est déjà à peu près calée. […] Dans deux mois, il sera trop tard pour se mobiliser. […] C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas voulu perdre de temps, pour que les salariés soient sensibilisés et attentifs et exercent une pression s'ils ne veulent pas être déçus ». Il faut le souhaiter, il faut y travailler car rien n’est de génération spontanée.

Pour ce qui concerne les catégories techniciennes, ingénieurs et l’encadrement, les enjeux des deux rendez-vous sur les retraites de 2008 sont capitaux. Ils risquent en effet après avoir consacré un temps de plus en plus long à leurs études, de devoir cotiser 41 ans à compter de 2012 et au moins 41 ans et demi à compter de 2020 (contre 37,5 années en 1993 et 40 années aujourd’hui) pour avoir droit à une retraite « à taux plein »… dont le montant sera très largement inférieur au montant auquel ils auraient pu prétendre encore en 1993.

Du côté des complémentaires AGIRC et ARRCO, selon les chiffres des régimes, en 2007, le droit potentiel à retraite pour une même durée de cotisation ouvert par chacun des points acquis en contre partie des cotisations versées n’est plus que… les trois quarts de ce qu’il était en 1993 dans le régime ARRCO (régime non cadres) et seulement les deux tiers de ce qu’il était, toujours en 1993, dans le régime AGIRC (régime cadres) ! Quant aux pensions liquidées, si elles ont bougé dans le régime général entre 1993 et 2007 à peu de choses près comme l’indice des prix INSEE, elles ont évolué sur la même période de 2,1 points de moins que l’indice des prix à l’ARRCO et de … 5,9 points de moins que l’indice des prix à l’AGIRC !

Dans les semaines qui viennent, nous devons aller au devant des salariés de nos catégories, et notamment les plus jeunes, pour leur expliquer qu’avec la baisse du niveau des pensions déjà programmée ce sont eux qui auront les retraites les plus faibles, le moment venu : pour une carrière complète de 41 ans et demi, ils atteindront au mieux 50 % de leur revenu d’activité, soit une baisse de l’ordre d’un tiers par rapport à la législation en vigueur jusqu’à la réforme Balladur en 1993.

Il faut ouvrir le débat en grand avec les salariés dont on sait que les trois quarts s’inquiètent et doutent au sujet de la retraite. Il faut démystifier l’épargne retraite et toute autre forme de capitalisation individuelle ou collective. Selon les chiffres de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance pour espérer compenser une baisse de seulement 10%du niveau de sa future pension, un salarié devrait économiser un mois de salaire par an, au moins pendant… trente ans. Et tout cela sans période de chômage, maladie…


Les derniers jours ont mis en lumière l’opposition globale, mais pas univoque, des organisations syndicales à la perspective d’un nouvel allongement de la durée de cotisation. La situation est donc un peu plus compliquée pour François Fillon et Xavier Bertrand. Elle est propice à ouvrir le débat avec tous les salariés, pour exiger d’autres mesures d’équilibre pour assurer la pérennité du système de retraite.

CGT

Union Syndicale des Retraités

d’Air France/CGT 

La CGT Air France

L’UGICT-CGT Air France



Pétition pour

des négociations sur la CRAF



Nous, soussignés, exigeons l’ouverture rapide

de négociations sur :

  • La revalorisation du point CRAF de 15% ;
  • L’assurance que le fond de réserve et l’ensemble du patrimoine de la CRAF soient bien la pleine propriété des pensionnés et des personnels ayant cotisé ;
  • Le maintien de l’engagement d’AIR FRANCE de combler la moitié du déficit annuel du régime jusqu’à l’extinction du fond de réserve ;
  • La modification des critères d’augmentation du point CRAF qui garantisse une progression minimum identique au régime général ;
  • L’alignement de l’ancien régime sur le niveau le plus favorable aux retraités
  • Les intentions de la Direction sur l’avenir de la CRAF, en toute clarté et avec l’ensemble des organisations syndicales.
SI  VOUS VOULEZ SOUTENIR CES REVENDICATIONS ALORS SIGNEZ LA ....

Au " rendez-vous 2008 "

Une nouvelle réforme des retraites
Cet article est issu du site La Tribune.fr (www.latribune.fr).



La négociation globale sur les retraites
                            s'ouvrira en mars ou avril

Elle portera sur l'allongement de la durée de cotisation, les petites pensions, les redéploiements de cotisations et l'emploi des seniors.

Pour les Français, un des chantiers majeurs de l'année 2008, avec la réforme de la durée du travail, concernera le dossier sensible des retraites.

Pour les non-initiés, le " rendez-vous de 2008 " est la suite programmée de la loi Fillon de 2003 sur les retraites, qui instituait le principe de réajustements, tous les quatre ans, des réformes des régimes de base en fonction des évolutions démographiques, économiques ou sociales.

Alors que les assurés, et particulièrement les cadres, s'inquiètent de la baisse à venir du montant des pensions, le taux de remplacement (la première pension par rapport au dernier salaire) ne cessant de se détériorer, le " rendez-vous 2008 " devrait marquer un nouveau tour de vis dans la gestion des régimes de retraite.

Car la réforme de 2003 n'a pas tenu son objectif initial d'assurer l'équilibre financier des régimes à l'horizon de 2020 .

Comme le constate le gouvernement dans son rapport préparatoire à la réforme attendue en 2008, le contexte économique et financier est moins favorable que ce qui était envisagé en 2003 :

" À l'horizon 2020, le besoin de financement apparaît sensiblement plus élevé, avec un déficit supplémentaire de 4 à 5 milliards d'euros. "

Parmi les nouveaux efforts que devront fournir les Français figure d'abord l'allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein.

La loi Fillon inscrivait déjà explicitement l'allongement de la durée d'assurance de 40 à 41 ans en 2012, à raison d'un trimestre supplémentaire par année à partir de 2009.

En octobre dernier, la commission de garantie des retraites a validé cette majoration.

Dans son rapport préparatoire, rendu public le 31 décembre, le gouvernement va plus loin, en reprenant des projections du Conseil d'orientation des retraites (COR) qui simulent un allongement de la durée d'assurance à 166 trimestres (41 ans et demi) en 2020, " compte tenu des dernières prévisions démographiques de l'Insee ".

Les partenaires sociaux et le gouvernement examineront également, au cours de la négociation globale sur les retraites prévue en mars ou avril, la possibilité d'une hausse des cotisations vieillesse compensées par des baisses des cotisations à l'assurance chômage pour le régime général (salariés du privé).

Le gouvernement rappelle en effet dans son rapport que la poursuite de la baisse du chômage devrait permettre d'apurer les déficits cumulés de l'Unedic courant 2009, ce qui dégagerait des marges de manoeuvre.

Dans le " scénario central " du COR, le cumul d'ici à 2020 des excédents de l'Unedic serait supérieur en valeur actualisée au cumul des besoins de financement du régime général.

Au programme également du rendez-vous 2008, le travail des seniors, les avantages familiaux ou la révision du très coûteux dispositif " carrières longues ", qui permet le départ en retraite avant 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler à l'âge de 14, 15 et 16 ans.

REEXAMEN ATTENDU DES REGLES RELATIVES AUX MINIMA

Concernant les pensions de retraite, il ne faut pas compter sur une évolution mieux-disante de la règle d'indexation sur l'inflation, le gouvernement faisant d'entrée valoir que " le choix d'un indice plus dynamique serait extrêmement coûteux pour les régimes ".

L'objectif minimum de pension pour une carrière complète, fixé par la loi de 2003 à 85 % du Smic en 2008, devrait même être reconsidéré, le Premier ministre jugeant nécessaire de déterminer " si cet objectif est toujours pertinent ou s'il faut s'en donner un autre ".

En revanche, conformément aux promesses électorales de Nicolas Sarkozy, le rendez-vous retraite pourrait conduire à un réexamen d'ensemble des règles relatives aux minima : minimum de pension, minimum contributif et minimum vieillesse.

Le gouvernement souligne toutefois que le COR souhaite à l'avenir associer à toute nouvelle hausse des prestations des dispositions garantissant son financement (nouvelles ressources ou nouvelles économies).

Ce qui sera donné d'une main risque donc fort d'être repris de l'autre.

VÉRONIQUE CHOCRON

Régimes spéciaux:

la quasi totalité des syndicats appellent à la grève le 14 novembre

PARIS (AFP) 09/11/2007 21:16



Directions d'entreprises et syndicats affûtent leurs armes pour la bataille de communication autour de la grève du 14 novembre qui s'annonce importante à la SNCF et à la RATP, alors que le gouvernement peine à diviser un front syndical quasi-uni.

Vendredi, le président Nicolas Sarkozy a martelé de nouveau qu'il irait "au bout" de la réforme des régimes spéciaux de retraite, réaffirmant qu'il s'agissait d'"une affaire d'équité", alors que 21 des 23 syndicats des principales entreprises concernées dans le transport ou l'énergie ont déposé un préavis de grève.

"La France doit tourner le dos à la brutalité", a lancé M. Sarkozy qui a appelé chacun à faire "preuve de beaucoup de sang froid".

Le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, a pour sa part demandé au ministre du Travail Xavier Bertrand de convoquer rapidement une "réunion tripartite" gouvernement, syndicats et entreprises pour "travailler à une issue du conflit en cours".


"Il n'y aura pas une majorité d'agents pour accepter" de perdre "un à deux mois de pension par an pour les futurs retraités", a souligné M. Thibault.

La plupart des syndicats souhaitent reconduire la grève, si possible jusqu'au 20 novembre, pour converger avec celle prévue par les fonctionnaires ce jour-là.

A la SNCF, sept des huit fédérations de cheminots se sont mises en ordre de marche pour un conflit qui selon certaines "s'annonce long et dur".

Un avis partagé par M. Bertrand, pour qui "chacun des usagers doit se préparer à une grève qui peut durer", a-t-il expliqué au Figaro.

Parmi les syndicats cheminots, seule la Fgaac (30% de conducteurs) fait le "pari d'obtenir plus par la négociation que par la grève".

Le syndicat autonome était seul vendredi à la 2ème séance de négociation d'entreprise, avec le très minoritaire syndicat des cadres supérieurs (Sncs), au grand dam de la présidente de la SNCF, Anne Marie Idrac, qui jeudi espérait encore arracher un autre partenaire au front des grévistes.


"Ce n'est pas un échec, l'objectif est que la direction donne à chaque cheminot de l'information", a-t-elle indiqué lors d'un séminaire de presse de la SNCF.

Son directeur général exécutif, Guillaume Pépy, a affirmé que "plusieurs organisations syndicales souhaitaient réfléchir" avant de démarrer la grève du 14 novembre, après avoir reçu la lettre personnelle envoyée par Mme Idrac aux cheminots. Il a cité "CFDT, CFTC et CFE-CGC".

Le "numéro 2" de l'entreprise s'est déclaré "convaincu qu'une assez grande partie des cheminots ont envie de sortir de cette situation par le haut, par le dialogue plutôt que par la confrontation".

En attendant, les dirigeants de la SNCF réunis en séminaire sont restés en relation constante avec le pouvoir politique sur ce chaud dossier. Ils ont annoncé un "point presse quotidien" dès le 14 novembre "comme en 95".

"Nous sommes déterminés à prendre toute initiative pour limiter l'impact du mouvement annoncé, sur les clients, sur les entreprises et in fine sur les cheminots", a affirmé Mme Idrac.

Dans un communiqué commun, les syndicats de cheminots ont indiqué "vouloir par (leurs) explications, gagner l'opinion publique à la justesse de (leur) action, dans l'intérêt de l'ensemble des salariés de ce pays et du service public".

Lundi, ils appellent à rassemblement devant le siège de la SNCF à Paris, pour exiger un "moratoire" sur le fret.

Dans l'Energie, où les cinq fédérations sont unies dans la grève, le patronat s'est déclaré "prêt à poursuivre le dialogue".

La recherche de l’unité pour gagner
la réforme des retraites



Le succès de la journée d’action du 18 octobre est incontestable et son retentissement dans l’opinion n’est pas celui espéré par le Président et le Premier ministre.

En effet, la grève a été massive et unitaire notamment à la SNCF, elle a été très forte à EDF et à la RATP. Mais elle n’a pas pour autant été rejetée par les autres salariés et par l’opinion.

C’est qu’il apparaît de plus en plus clairement que le passage en force, en dépit des négociations en cours, n’a pour autre objet que de préparer le terrain à des décisions très douloureuses pour tous.

Le 18 octobre appelle d’autres mobilisations qui se dessinent et se décideront encore au cours de cette semaine. À l’évidence, la mobilisation peut être encore élargie. Et l’on peut se réjouir de ce que les entreprises n’ont pas réussi à faire jouer à l’encadrement et à la maîtrise le rôle de courroie de transmission.

En effet, dans nos catégories, la réforme ne passe pas. Ce qui marque cette mobilisation et l’état d’esprit du corps social dans cette période, c’est l’aspiration très forte à l’unité et à la recherche de convergences. C’est très net dans le conflit majeur que traverse Air France sur la question salariale dans lequel la CGT et son Ugict prennent une part active en dépit d’une audience électorale plus faible parmi les navigants commerciaux que dans le reste de la compagnie. Le climat revendicatif d’ensemble peut puiser dans la réussite de la mobilisation contre la réforme des régimes spéciaux des raisons de confiance pour de nouvelles mobilisations sur les questions au centre des préoccupations des salariés, en particulier les salaires et l’emploi. La décision de toutes les Fédérations de fonctionnaires, sauf la CGC, d’une journée de grèves et de manifestations pour le 20 novembre va dans ce sens.

L’objectif de la CGT est bien de gagner sur le cadre de la réforme des régimes spéciaux, pour les salariés concernés bien sûr, mais aussi pour se mettre en condition la plus favorable pour gagner sur la réforme d’ensemble des retraites du régime général. Ce choix conduit la CGT à argumenter fortement non seulement en défense des acquis des salariés, visés par la réforme des régimes spéciaux, mais de le faire en gagnant la conscience des millions d’autres à l’importance d’être solidaires autour d’enjeux communs pour la réforme des retraites qui se profile pour début 2008. C’est un moyen essentiel pour déjouer le piège tendu par Nicolas Sarkozy : opposer les différentes catégories de salariés les unes aux autres, affronter le mouvement syndical et singulièrement la CGT là où elle est la plus forte, isoler et abattre le mouvement social, dans ce secteur pour dégager la voie à d’autres réformes antisociales de grande ampleur.

La CGT est engagée depuis le printemps dans une campagne sur les retraites, en perspective de la réforme de 2008. Elle n’est donc pas prise de court par la brutalité des annonces et du calendrier gouvernemental et ses arguments pèsent dans l’opinion et peuvent peser encore plus. Bon an mal an, la question de la solidarité sur les questions d’âge de départ et de pénibilité à prendre en compte a commencé à se frayer un chemin, au milieu d’une chape de plomb médiatique, visant à restreindre le champ revendicatif et à opposer bien sûr régimes spéciaux et régime général au nom de la fameuse « équité ». Reste que beaucoup de ceux qui nous entourent étant convaincus qu’on ne pourra pas faire autrement que d’allonger les durées de cotisations. L’enjeu est donc de poursuivre le travail de débat et de conviction pour gagner un financement pérenne de notre système de retraite permettant de réduire les inégalités d’espérance de vie, de garantir un niveau de vie correct aux retraités salariés et de prendre en compte la pénibilité dans la détermination de l’âge de la retraite.


Mémorandum de la Cgt concernant l’avenir des régimes spéciaux de retraite

Le gouve rnement a engagé à la hussarde la réforme des régimes spéciaux. Dans son discours prononcé le 18 septembre 2007 au Sénat à l’occasion du 40e annive rs a i re de l’association des Journalistes de l’Inform ation sociale, le Président de la République M. Nicolas Sarkozy a donné quinze jours au ministre du Travail, M. Xavier Bertrand, pour présenter les lignes directrices de sa réforme.

Cette réforme est indissociable du « rendez- vous de 2008 » à propos duquel le Premier Ministre vient de faire connaître ses orientations : passage à 41 annuités pour une carrière à taux plein en 2012, remise en cause des dispositifs « carr i è re s longues », remise à plat des droits familiaux et conjugaux et en particulier de la réversion.

Elle est publiquement justifiée par deux arguments principaux :

  • elle permettrait d’améliorer la situation financière du régime général même si cet argument est désormais moins repris par le gouvernement ;
  • elle serait nécessaire en termes d’équité entre les diff érentes catégories de salariés, la durée de cotisation étant considérée par le gouve rnement comme le critère d’égalité entre les régimes. La Cgt récuse ces deux assertions.


  • C’est pourquoi elle a souhaité rendre public le présent mémorandum, afin de réfuter ces assertions, et de présenter des propositions de réforme visant à améliorer les retraites de tous les salariés du privé comme du public.


    Retraites :

    9 cadres sur 10 se disent pessimistes
    Challenges.fr | 09.08.2007 | 18:33 | 

    41% des cadres estiment que leur situation professionnelle va se dégrader avec l'élection de Nicolas Sarkozy.

       (c) Reuters

    Selon un sondage réalisé par Opinion Way pour le compte du syndicat de l'encadrement CFE-CGC jeudi 9 août, une écrasante majorité de cadres, 91% plus exactement, se déclarent pessimistes pour le niveau de leur retraites. Et ce, qu'ils soient du secteur privé ou du secteur public.
    Dans les détails, seuls 9% des cadres se disent "très" ou "assez optimistes" sur le niveau de leurs retraites, selon l'enquête diffusée par le syndicat, alors que 52% se déclarent "assez pessimistes" et 39% "très pessimistes" sur le sujet.
    Par ailleurs, le sondage souligne les doutes et les craintes qui traversent la Fonction publique depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Ce dernier a affiché son intention de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite d'ici 2008.

    Service minimum approuvé

    En outre, 41% des cadres du public estiment que les choses vont aller "en se dégradant" dans leur situation professionnelle à la suite de l'élection de Nicolas Sarkozy et à la mise en place du gouvernement Fillon. Et inversement, 30% pensent que les choses vont s'améliorer et 29% qu'elles ne vont pas changer.
    Le constat dans le privé est plus optimiste puisque 44% d'entre eux estiment que les "choses vont aller en s'améliorant", 25% s'attendent à une dégradation et 31% au statu quo.
    Concernant les chantiers de reformes mis en œuvre par le gouvernement, 90% des cadres du privé et 76% de ceux du public affirment être favorables à la réforme des régimes de retraite dits spéciaux.

    Unanimité autour du sevrice minimum

    Le service minimum fait également l'unanimité avec pour le secteur privé et pour le secteur public respectivement 84% et 68% d'approbation.
    En revanche, 53% de l'ensemble est pour un contrat de travail unique et seuls 36% voient d'un bon œil la création de franchises non remboursées par la Sécurité sociale sur les dépenses de santé, les 63% restant y étant opposés.


    Résumé du fonctionnement de la CRAF

    La CRAF a été créée en mars 1951. Le régime a duré jusqu'au premier janvier 1993.

    Depuis cette date, le régime est clos et paye un différentiel de retraites aux anciens ayant liquidé leur retraite avant 1993.

    Pour les autres le régime verse un différentiel calculé sur la base de la durée et du salaire payé avant 1993.

    Composition de la retraite payée aux retraités d'avant 1993

    Calcul de la retraite chapeau CRAF

    TB CRAF: Salaire moyen mensuel de base des trois dernières années (limité a 4 plafonds sécu, 1852€ en 1992)réduit du prélèvement sécurité sociale.

    Calcul de la pension:

    TB CRAF * Nbr années cotisées * 2% jusqu'au plafond sécu. Au delà *1,667%
    ou
    TB CRAF * Nbr années cotisées *1,867%

    A la suite de ces calculs, le chiffre retenu est celui le plus favorable mais est limité à 75% du TB CRAF (toutefois il est aussi limité à 85% du salaire échelle 10 échelon 10).

    Ce chiffre est le montant total de la pension de référence pour la CRAF.

    A sa retraite le salarié touche :

    • La retraite sécurité sociale
    • La retraite AGIRC(1) et ARCO(1)
    • Le chapeau CRAF= Ref CRAF, réduit de la Retraite Sécu, réduit de la Retraite l'AGIRC(1)et l'ARCO(1)

    Annuellement la pension de référence CRAF est revalorisée en fonction des évolutions de salaires Air France.

    Composition de la pension versées aux retraités d'Air France d'après 1992

    Calcul des droits acquis à la CRAF

    TB CRAF: Salaire moyen mensuel de base des trois dernières années (limité a 4 plafonds sécu, 1852€ en 1992)réduit du prélèvement sécurité sociale.

    Calcul de la pension:

    TB CRAF * Nbr années cotisées * 1,892% jusqu'au plafond sécu. Au delà *1,577%

    ou

    TB CRAF * Nbr années cotisés *1,7662%

    A la suite de ces calculs, le chiffre retenu est celui le plus favorable

    Ce chiffre réduit du montant des retraites acquises jusqu'en 1992 à l'AGIRC(1) et l'ARCO(1) et divisé par la valeur du point de 1992 (5,26€) donne les droits acquis a la CRAF.

    Ces droits ont été calculés à l'arrêt de la CRAF en1992, et communiqués à tous les ressortissants.

    A sa retraite le salarié touche :

    • La retraite sécurité sociale.
    •   La retraite AGIRC et ARCO (Calculé sur la totalité de la carrière).
    •  Le différentiel CRAF= droits acquits CRAF * valeur du point CRAF au moment de la

    liquidation.

     (1) (Ces sommes sont calculées sur la base des salaires reconstitués depuis le début de la carrière et pour laquelle Air France a payé une soulte au moment de l'arrêt de la CRAF)