NOVALIS


RESULTATS DES ELECTIONS

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Belle progression UGICT - CGT

Nombre d’inscrits : 865.666

Nombre de votants : 227.755 (dont 35122 Votes Internet représentant 4.06%)

Taux de participation : 26.31%

Votes

Blancs : 10.525

Nuls : 3.588

Suffrages exprimés : 213.642 (dont 34.183 V.I.) soit 93,80%


-UGICT-CGT : 43.285 (dont 6.533 V.I.) soit 20,26% et PLUS 5,20%

- UGICA-CFTC : 25.579 (dont 3.662 V.I.) soit 11,97%

- CFE-CGC : 76.809 (dont 13.242 V.I.) soit 35,95%

- FO Cadres : 17.273 (dont 2.210 V.I.) soit 8,09%

- CFDT Cadres : 50.696 (dont 8.536 V.I.) soit 23,73%


La répartition des sièges pour le C.A. est le suivant (30 sièges : 15 Participants (OS) et 15 Adhérents(Patronat)):

- UGICT-CGT : 3 plus 1 siège

  • UGICA-CFTC : 2 (dont 1 à la plus forte moyenne)

  • CFE-CGC : 6 (dont 1 à la plus forte moyenne)

- FO Cadres : 1

  • CFDT Cadres : 3

  • le nombre de nos délégué-e-s CGT à l’ assemblée de notre caisse est établi à 20.

Pour rappel, les résultats de 2006 (par contre il s’agissait de la CIRCIA avant le regroupement avec Nov.RC ou il n’y avait pas eu d’élections depuis 2002 suite à des regroupements précédents) étaient les suivants :

- UGICT-CGT : 15,06% 2 sièges

- UGICA-CFTC : 8,43% 1 siège

- CFE-CGC : 40,45% 6 sièges

- FO Cadres : 6,28% 0 siège

- CFDT Cadres : 29,65% 4 sièges

(Le CA de 2006 était composé de 26 sièges 13 Participants et 13 Adhérents)



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Prendre connaissance des arguments de l'UGICT



La liste UGICT CGT




Montreuil, le 11 avril 2011

Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé

Monsieur Jean-Denis COMBREXELLE Directeur général du travail
39-43, quai André Citroën
75902 PARIS CEDEX 15


Monsieur le Directeur général,

La loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites dans son article L.138-29 pose le principe d’une pénalité à la charge de l’employeur lorsque l’entreprise n’est pas couverte par un accord ou plan d’action relatif à la prévention de la pénibilité. Le produit de cette pénalité est affecté à la branche AT/MP de la Sécurité Sociale.

Au lieu d’inciter toutes les entreprises à développer une véritable politique de prévention, le projet de décret limite largement le champ d’application de ce dispositif et écarte pratiquement toutes les entreprises de la pénalité financière ou rend celle-ci insignifiante :

D’entrée, les entreprises de moins de 50 salariés sont exclues.
Pourront s’écarter de cette obligation toutes entreprises n’ayant pas 50 % de salariés exposés aux critères, aux facteurs de pénibilité mentionnés à l’article D.4121-5.
Les salariés à temps partiel seront comptabilisés en proportion de leur temps de travail.
L’employeur pourra procéder à la rédaction d’un plan d’action de façon unilatérale plutôt que de privilégier un accord négocié.
Aucune obligation de résultat n’est exigée.
Certain thèmes proposés à l’article D138-27 ont déjà un caractère obligatoire (GPEC, accord senior….).
Les critères de pénibilité sont restrictifs car s’appliquant au dispositif de réparation et non aux politiques de prévention.
Quant à la pénalité, celle-ci sera infime, le taux pouvant être inférieur à 1 % sur une assiette restreinte aux salariés exposés et toutes les entreprises pourront évoquer des défaillances pour être exonérées de toute pénalité.

La CGT demande que les principes généraux de prévention et l’obligation de sécurité et de résultat qui s’imposent à tout employeur, quels que soient sa taille et ses effectifs, entraînent à ne pas faire de distinction dans la prise en compte des effectifs.

En conséquence, la CGT demande qu’avant le 1er janvier 2012, toutes les entreprises négocient des accords avec les Organisations syndicales représentatives, soit en interne, soit en territoire, et ou les IRP.

Pour les petites entreprises, cela sera le meilleur moyen de prendre en compte la prévention car celles-ci n’ont pas toujours, en interne, les compétences requises pour mettre en œuvre un plan d’action.

Dans le cas contraire, pour toutes les entreprises y compris celles couvertes par un accord de branche, une pénalité d’1 % sera appliquée sur l’ensemble de la masse salariale.

D’autre part, la liste des critères retenus doit être beaucoup plus large que les critères indiqués dans le décret réparation publié au JO du 31 mars 2011 (auxquels la CGT demande d’ajouter les rayonnements ionisants, les intempéries et les longs déplacements fréquent).Concernant les rayonnements ionisants, le décret du 30 mars 2011 vient de les exclure. Nous considérons ce retrait comme une véritable provocation, ce qui est inacceptable !

Ces critères doivent répondre aux politiques de prévention. Dans la liste des thèmes à traiter, la possibilité de choix est trop large. Pour une meilleure cohérence, nous proposons de mettre le 1er thème de la 2ème série comme 3ème thème. Ces trois premiers thèmes devant être obligatoirement traités.

Une obligation de résultat doit être exigée, pour cela un point des accords doit être fait tous les trimestres. L’ensemble des dispositifs doit être placé à toutes les phases sous le contrôle des inspecteurs du travail.

Si il y a une volonté d’introduire une véritable politique de prévention, c’est un appel à la mobilisation de l’ensemble des acteurs du système de santé au travail en territoire qu’il faut entreprendre.

Nous restons à votre disposition, et vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur général, nos salutations les meilleures.


Eric AUBIN

Responsable pour la CGT
Des dossiers Retraite et Pénibilité



Retraites complémentaires en danger


Rançon de son refus mordicus de toute augmentation des cotisations, le Medef tente d’imposer aux régimes Arrco et Agirc des remèdes qui seraient fatals pour les pensions.

En 2010, ils avaient raflé la mise, avec la réforme du régime de base, qui, en explosant la retraite à 60 ans, a exaucé leurs vœux les plus chers, faisant porter l’essentiel de l’effort financier sur les salariés. En 2011, le patronat, jamais rassasié quand il s’agit de croquer dans les droits sociaux, tente le même type d’opération, cette fois sur le compte des régimes complémentaires Arrco et Agirc. L’enjeu n’est pas mince : la retraite complémentaire représente 30 % de la pension totale d’un non-cadre, 55 % de celle versée à un cadre. Après six séances de négociation avec les syndicats, à la veille d’une septième, demain, qui devrait être conclusive, le dessein du Medef se dégage : poursuivre l’érosion engagée depuis les années 1990 du taux de remplacement du salaire par les pensions Arrco et Agirc, et donner des coups de boutoir dans le système actuel de la complémentaire, par répartition, pour pousser les feux de la capitalisation.

Pas un euro 
de plus de la part des entreprises

Pour parvenir à ses fins, l’organisation de Laurence Parisot use ici, comme dans la négociation sur l’assurance chômage, d’une arme de destruction massive : au motif d’une prétendue « dégradation de la compétitivité par le coût du travail », un refus net, viscéral de toute augmentation des ressources des régimes par un relèvement des cotisations. Quelle « solution », alors, pour conforter des régimes financièrement fragilisés (faute d’augmentation des recettes, et alors que leurs charges croissent du fait de la démographie, l’Arrco et l’Agirc voient leurs réserves fondre : 12 mois pour le premier, 6 pour le second) ?

10 milliards d’économies sur les droits sociaux

D’abord, l’alignement de l’âge d’ouverture des droits et de l’âge du taux plein sur la réforme du régime de base de novembre dernier : 62 et 67 ans. Deuxième mesure : des coupes dans les droits familiaux et conjugaux, représentant quelque 10 milliards d’euros d’économies. Principale cible, en l’état actuel du projet d’accord soumis par le Medef : la pension de réversion, dont le taux serait progressivement abaissé de 60 % à 54 %, et qui, serait proratisé selon le nombre d’années passées en couple.

Érosion continue du taux de remplacement

La troisième salve vise le taux de remplacement : depuis 1993 et l’indexation, imposée par le patronat, du prix du point sur l’inflation, et non plus sur les salaires, le niveau de la complémentaire, par rapport au dernier salaire, a fortement diminué – de 25 à 30 % selon les cas. Le Medef, dans sa dernière copie, propose tout juste de ralentir pendant quelques années (jusqu’en 2015), cette érosion qui ronge peu à peu la confiance des assurés dans le système.

Agirc, Arrco : 
la fusion de tous les dangers

La quatrième mesure, en apparence technique, est sans doute, à terme, la plus dangereuse. Le patronat préconise la fusion progressive de l’Agirc avec l’Arrco. Aujourd’hui, l’ensemble des salariés cotisent à l’Arrco, les cadres cotisant, en outre, à l’Agirc (pour des salaires supérieurs à 3 fois le plafond de la Sécurité sociale). « L’Agirc est le seul organisme qui reconnaît le statut cadre, explique Sylvie Durand, de l’Ugict-CGT. On y est affilié en fonction de critères (formation, autonomie, niveau de responsabilité) qui définissent la place du salarié dans les grilles de classifications professionnelles. Mettre à bas l’Agirc, c’est donc en finir avec ce statut. Un objectif poursuivi de longue date par le patronat : ça lui ouvre la possibilité de faire exercer à des salariés la fonction de cadre sans les rémunérer et les reconnaître comme tels. » Et, du coup, de « tasser » l’ensemble des grilles de salaires. La fusion présenterait aussi l’avantage, du point de vue patronal, de siphonner les réserves, plus abondantes, de l’Arrco pour payer les pensions des cadres. Viendrait ensuite le moment, dans la logique chère au Medef, de financement à ressources constantes, où il ne resterait plus qu’à réduire les droits à pension complémentaire, des cadres d’abord, puis des non-cadres, pour équilibrer les comptes… Les salariés financièrement les mieux lotis se verraient alors poussés dans les bras des fonds de pension. Enfin, pour Sylvie Durand comme pour beaucoup de syndicalistes, le Medef, avec cette opération, « anticipe sur le débat prévu pour 2013 sur la mise en place d’un régime unique de retraite, inspiré du modèle suédois ». Un régime « à cotisations définies », où le niveau des pensions sert de variable d’ajustement. En droite ligne avec les prescriptions du récent « pacte antisocial » européen, chaleureusement accueilli par Laurence Parisot.

Yves Housson


L'accord Agirc-Arcco 2011 marque un "changement de paradigme" pour le Medef


le 31/03/2011 à 14h28
(Boursier.com) -- Pour le Medef, l'accord Agirc-Arcco 2011 "marque un changement de paradigme". "Les partenaires sociaux ont démontré une nouvelle fois leur capacité à la construction sociale. Avec cet accord historique, les partenaires sociaux ont su redonner aux régimes de retraites complémentaires une viabilité à long terme, en préservant les éléments fondamentaux garantissant aux salariés un niveau de retraite équitable. En évitant une hausse de cotisations, cet accord préserve à la fois le pouvoir d'achat des salariés et la compétitivité des entreprises".

Laurence Parisot, Présidente du Medef, a tenu à saluer "le travail sérieux et approfondi des organisations syndicales et patronales pour arriver à ce résultat qui garantit la consolidation du système de retraites complémentaires français", avant d'ajouter que "depuis des années, inexorablement, nous ne cessons d'augmenter les cotisations sociales, tant celles des salariés que celles des employeurs. Cet accord marque un changement de paradigme".

Cet accord s'inscrit également dans la droite ligne de la réforme des retraites du régime général et du "Pacte pour l'euro" qui préconise très clairement que les régimes de retraites doivent évoluer en fonction de l'évolution démographique et donc de l'espérance de vie. Le recul des deux bornes d'âges, respectivement à 62 et 67 ans, est aujourd'hui entériné par le dialogue social.

Pour Jean-François Pilliard, Président de la commission Protection sociale du Medef et chef de file de la délégation patronale, "cet accord fait la démonstration que, dans un contexte de difficultés financières dans lequel les régimes de retraites complémentaires sont placés, nous pouvons avoir confiance dans la gestion paritaire des partenaires sociaux. Ils font aujourd'hui la démonstration de leur capacité à retourner la tendance qui, jusqu'à maintenant, était défavorable aux retraités des régimes de retraites complémentaires".



Négociations sur les retraites complémentaires : La CGT consulte

Au terme de sept séances difficiles, les négociations sur les régimes de retraites complémentaires AGIRC et ARRCO se sont terminées vendredi 18 mars en fin de journée sur une proposition d’accord du Medef soumise aux organisations syndicales. La CGT a décidé de consulter ses organisations sur le contenu de ce texte et sur la démarche à conduire au cas où il serait adopté en l’état.

Ce texte : 
- aligne les mesures d’âge de la retraite sur celle du régime général qui est une mesure phare de la réforme Fillon contestée par toutes les organisations syndicales et par des millions de salariés qui ont manifesté en 2010. 
- Il perpétue et aggrave des mécanismes qui conduisent à une baisse du taux de remplacement du salaire d’activité par la pension de retraite. 
- Il écarte toute mesure sur les ressources des régimes, conditionnant ainsi l’équilibre financier à une réduction de la couverture sociale assurée par ces régimes.

http://www.cgt.fr/La-CGT-consulte.html

                          Retraite des cadres :

                       menaces sur les pensions

Capital.fr 15/10/2010

             Retraite des cadres : menaces sur les pensions


Plus que la réforme des retraites en cours, c'est la reconduction ou non de l'accord AGFF sur les retraites complémentaires qui inquiète les cadres. A juste titre. S'il n'est pas renouvelé, certains assurés pourraient voir leurs pensions amputées de 22%. Du côté des partenaires sociaux, c'est le silence radio. Or l'accord AGFF prend fin au 31 décembre 2010.

Souvent entrés plus tard sur le marché du travail que les autres actifs, en raison de la poursuite d’études supérieures, les cadres ne devraient pas trop être affectés par le report de l’âge de la retraite à 62 ans. En revanche, la non-reconduction de l’accord Arrco/Agirc sur les retraites complémentaires, dit accord AGFF, pourrait avoir des répercussions bien plus graves pour eux ...

Gérés par les partenaires sociaux, les régimes complémentaires Arrco etAgirc obéissent à leurs propres règles et ne sont pas concernés par la réforme actuelle. Dans ces régimes, l’âge auquel la retraite est automatiquement calculée sans abattement, est fixé à 65 ans. Toutefois, grâce à l’accord AGFF, les assurés peuvent percevoir leurs retraites complémentaires dès 60 ans, sans abattement, dès lors qu’ils ont fait liquider leur retraite de base à taux plein.

A défaut, s’ils n’ont pas la durée d’assurance requise, leurs pensions sont diminuées par application d’un coefficient de minoration, qui dépend soit de leur âge, soit du nombre de trimestres manquant pour obtenir une retraite de base à taux plein. La solution la plus avantageuse est retenue jusqu'à 20 trimestres manquants. Au-delà, c’est le coefficient d’anticipation correspondant à leur âge qui est retenu.

Par exemple, dans le cas un salarié qui prend sa retraite cette année à 62 ans, avec 152 trimestres d’assurance au lieu des 161 requis, si on ne tenait compte que de son âge, sa retraite devrait être amputée de 22 % ; mais dans la mesure où il ne lui manque que 9 trimestres pour atteindre le taux plein, son coefficient d’anticipation ne sera que de 9 %. Il percevra donc 91 % de ce qu’il aurait du toucher à 65 ans.

Seule exception : les cadres supérieurs ne peuvent faire liquider les droits qu’ils ont acquis sur la tranche C de leur salaire (part de la rémunération supérieure à 138 480 euros en 2010), sans abattement qu’à partir de 65 ans. S’ils veulent partir en retraite avant, ils ont le choix entre faire liquider immédiatement les droits qu’ils ont acquis sur la tranche C avec l'application d’un coefficient de rémunération qui sera fonction de l'âge ou ne faire liquider que les droits acquis sur la tranche B et ensuite attendre 65 ans pour obtenir leur droits sur la tranche C à taux plein.

Maintes fois reconduit, l’accord AGFF prend fin au 31 décembre prochain. Si les partenaires sociaux décident d’aligner leurs règles sur celles applicables dans le régime de base et donc de porter l’âge « normal » de la retraite à 67 ans, les conséquences risquent d’être lourdes pour tous les salariés, en particulier pour les cadres dont les retraites complémentaires représentent la majeure partie de leur retraite globale. Concrètement, cela conduirait à appliquer systématiquement un coefficient d’anticipation uniquement fonction de l'âge à tous les salariés qui partiront avant 67 ans, y compris ceux qui ont la durée d’assurance requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Soit une retraite amputée de 22 % pour un départ à 62 ans, 17 % pour un départ à 63 ans, 12 % pour un départ à 64 ans …

Les partenaires sociaux ont en principe jusqu’à la fin de l’année pour trouver un nouvel accord. Les négociations ne devraient pas commencer avant la promulgation de la loi, soit au mieux dans le courant du mois de novembre. Et encore, à condition qu'elle ne fasse pas l’objet d’un recours devant le conseil constitutionnel. Aucun calendrier n’a donc été arrêté pour l’instant et côté partenaires sociaux c'est le silence radio. Compte tenu de ces délais, il est probable qu’un accord transitoire permettra de régler le sort des assurés qui prendront leur retraite avant le 1er juillet 2011, date à laquelle l’âge de la retraite va commencer à augmenter.


Question à Paul Fourier




Un débat très riche avec Marie-José Kotlicki
Les cadres et la retraite, notre table ronde
 l'Humanité des débats le 25 Septembre 2010


Première analyse du projet de loi
retraite à l'assemblée nationale
15 septembre 2010


Visionner un diaporama

Pour tout savoir sur la réforme des retraites


La CGT des Cadres et techniciens met à votre disposition un site avec nos propositions et nos principales réponses concernant la situation des retraites.

http://www.60ansatauxpleinjytiens.com/







 Le 24 juin - Paris - Retraites
Retraite :
Le gouvernement sensible à la mobilisation





Près de 2 millions de manifestants ont participé jeudi à la mobilisation contre la réforme des retraites, selon la CFDT et la CGT, et 800.000 selon le ministère de l'Intérieur. Plusieurs personnalités au sein du gouvernement ont assuré être "à l'écoute" des inquiétudes. François Fillon s'exprime actuellement en conférence de presse sur la réforme.

 

Le gouvernement ne sous-estime pas la mobilisation du 24 juin contre son projet de refonte des régimes de retraite, a déclaré ce vendredi son porte-parole Luc Chatel sur RTL. "Nous avons eu hier une mobilisation réelle, elle est effectivement supérieure à ce qui s'était passé le 27 mai dernier" mais "c'est vrai qu'elle est plutôt en dessous de ce que nous avions connu il y a un an au moment des deux manifestations au plus fort de la crise économique", a-t-il commenté. "Le gouvernement prend en compte tout cela", a-t-il assuré.

Le calendrier "maintenu"

Toutefois, "le gouvernement maintient le calendrier", a affirmé Luc Chatel, précisant que s'ouvrait "une phase de débat, d'écoute". Le projet de loi sera présenté le 13 juillet en conseil des ministres, présenté à l'Assemblée nationale en septembre et au Sénat en octobre.

"Le rôle du gouvernement, maintenant, a-t-il poursuivi, c'est de répondre à un certain nombre de questions sur les carrières longues, les polypensionnés, la pénibilité. J'ai entendu hier des questions tout à fait légitimes" à ce sujet, "j'ai entendu aussi beaucoup de désinformation".

Le gouvernement doit être "plus que jamais à l'écoute" face aux "inquiétudes" qui se sont exprimées jeudi, mais il doit "essayer de garder le cap" d'une "réforme juste", a déclaré pour sa part le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez sur RTL.

Invitée de France Inter, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a assuré elle aussi que le gouvernement poursuivrait "le dialogue". "On n'est pas obtus", a-t-elle souligné.

"Provocation" d'Eric Woerth, les syndicats prennent date pour la rentrée

Les syndicats ont jugé hier provocatrices les propos du ministre du Travail, Eric Woerth. La mobilisation de jeudi "n'est pas un avertissement pour le gouvernement", a déclaré ce dernier. "C'est une mobilisation assez forte" mais "légèrement plus faible qu'en 2003", lors des manifestations contre la loi Fillon sur les retraites, avait-il ajouté.

Interrogé sur ces déclarations, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a déclaré sur France Info  vendredi : "Ce type de provocation nous met au défi. Eh bien, on fera mieux qu'en 2003 et on sera plus nombreux à la rentrée".

Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, a espéré "l'unité" syndicale en septembre pour obtenir le retrait du projet gouvernemental. FO avait défilé seul le 15 juin, mais ses militants se sont joints localement aux défilés d'hier. A la question de savoir si la prochaine manifestation serait unitaire, Jean-Claude Mailly a répondu : "Je l'espère. Et nous, on y sera sur la base du retrait du texte, c'est évident".

Le Premier ministre François Fillon, jusque-là en retrait sur la réforme des retraites, s'exprimera ce vendredi, lors d'une conférence de presse, où il sera aussi question de la situation des finances publiques, a fait savoir Matignon.

 

Les chiffres de la mobilisation :

Pour cette journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites, l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC-FSU-Unsa-Solidaires a rassemblé "1,92 million" de personnes en France, a affirmé le numéro un de la CGT, Bernard Thibault. La CGT avait recensé 1 million de personnes lors de la mobilisation précédente, le 27 mai. Selon le ministère de l'Intérieur, 797.000 personnes ont manifestées ce jeudi dans l'ensemble du pays.

La CGT a également annoncé 130.000 manifestants à Paris, contre 90.000 lors de la dernière journée d'action le 27 mai. La police en a annoncé 47.000.

Fonction publique

8,71% des agents de la fonction publique d'Etat, 13% de ceux de la fonction publique territoriale, et 12,5% de la fonction publique hospitalière, étaient en grève jeudi à la mi-journée, selon un communiqué du ministère de la Fonction publique.

Ces taux sont supérieurs à ceux du 27 mai, où la mobilisation avait atteint à la mi-journée 11,6% de grévistes dans la fonction publique d'Etat, 7,5% dans la fonction publique territoriale, et 8,24% dans l'hospitalière.

La Poste

Quelque 19,86% de postiers étaient en grève le matin, a annoncé la direction dans un communiqué. Ils étaient 12,80% le 27 mai à la même heure et 11,45% le 23 mars. 

France Télécom

La direction de France Télécom a indiqué avoir recensé jeudi à la mi-journée quelque 29,29% de grévistes dans le groupe aux 100.000 salariés.  Lors de la précédente journée interprofessionnelle, le 27 mai, la direction avait compté 21,5% de grévistes au même stade de la journée.

Dans l'enseignement

Eviron un enseignant du primaire sur trois (31,9%) était en grève jeudi matin, selon le ministère de l'Education. La moyenne pondérée sur l'ensemble des enseignants s'établit à 19,96% de grévistes, dont 31,87% dans le premier degré et 10,27% dans le secondaire.

La grève a été très peu suivie dans les lycées, où se déroulent actuellement les épreuves du baccalauréat : 3,49% dans les établissement professionnels et 1,39% dans les lycées d'enseignement général et technologique, selon le ministère. Par ailleurs, les candidats au baccalauréat en retard jeudi pourraient être autorisés avec justification à repasser leurs oraux.

Les régimes spéciaux : Air France et SNCF

Les salariés des régimes spéciaux, qui ne seront pourtant concernés qu'à partir de 2017 par le relèvement des âges de la retraite, se sont également mobilisés.

La direction de la SNCF a comptabilisé jeudi matin 39,8% de grévistes et la CGT 46%, soit une mobilisation supérieure au 27 mai (respectivement 23,2% et 28%).

Pour la journée de jeudi, ont circulé comme annoncé à la SNCF 1 TGV sur 2 au départ ou à l'arrivée de Paris et à l'international, 1 TGV province-province sur 3, 1 train sur 2 des Transiliens aux heures de pointe, 1 TER sur 2, 1 Intercités et Téoz sur 4. Pour les trains Corail le trafic sera d'1 train sur 4, a indiqué jeudi matin un porte-parole de la SNCF.

Pour plus d'informations : www.sncf.com et sur www.infolignes.com pour tous les trafics. Pour les prévisions Transilien par gare, : www.abcdtrains.com. Deux numéros ont été mis en place: 0 805 90 36 35 pour les Grandes Lignes, TER, Téoz et Intercités; 0 805 70 08 05 pour le Transilien.

Du côté du trafic aérien, à Roissy, le panneau d'affichage indiquait en début de matinée sept vols annulés à l'arrivée et trois vols annulés au départ. L'ambiance est restée calme malgré des suppressions de trains et de RER entre l'aéroport et la capitale.

La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) avait demandé aux compagnies aériennes de réduire de 15% leurs vols au départ d'Orly et de Roissy entre 7 heures et 14 heures. Air France avait prévu d'assurer 100% des vols long-courrier au départ de ces aéroports et 83% des court et moyen-courriers.

Dans les transports parisiens

La RATP a indiqué avoir constaté à 6H30 un trafic assuré à hauteur de 3 métros sur 4, 3 sur 4 également pour le RER A, 1 sur 5 aux heures de pointe pour le RER B, tandis que le service des bus et tramways était légèrement perturbé.

L'interconnexion avec la SNCF devait être maintenue à Nanterre Préfecture pou le RER A, mais les RER B opérés par la RATP (entre Saint-Rémy-les-Chevreuse -Robinson et gare du Nord) avaient pour terminus Denfert-Rochereau. Il était donc prévu qu'aucun RER B ne circule entre Denfert-Rochereau et gare du Nord.

Pour en savoir plus, un numéro vert : 0 800 15 11 11.

Dans les transports urbains en province

Le service était très affecté ce matin à Lille, Bordeaux et Clermont-Ferrand.

Des préavis de grève avaient été déposés dans 69 réseaux de transports urbains, soit près de 50% de plus que lors de la précédente journée de mobilisation le 27 mai, a recensé mardi l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP).

 

De nombreuses réactions à gauche

Les personnalités de gauche ont été nombreuses à s'exprimer dans la journée. Le PS, venu en force, a appelé le gouvernement à retirer la réforme, jugeant le ministre du Travail Eric Woerth trop "affaibli" par l'affaire Bettencourt pour la mener à bien.

Martine Aubry, première secrétaire du PS : "Je suis très heureuse qu'il [le président de la République] reçoive Thierry Henry, mais aujourd'hui, il aurait mieux fait de recevoir les organisations syndicales et même l'opposition".  "Les Français disent clairement ce qu'ils pensent de cette réforme. Ils sont descendus massivement dans la rue et croyez-bien qu'aujourd'hui ce n'est pas facile de perdre une journée de salaire".

Laurent Fabius (PS) : "Le gouvernement sera obligé de réfléchir".

Ségolène Royal (PS) : "Une autre réforme des retraites est possible, il faut l'imposer au gouvernement", a estimé l'ex-candidate à la présidentielle, qui a réitéré son appel à un "référendum d'initiative populaire" - possible avec la signature des 3/5e des parlementaires et de 10% des électeurs inscrits - sur la réforme des retraites.

Marie-George Buffet, ex numéro un du PCF : "Il faut que le gouvernement entende, il faut que maintenant tout s'arrête et qu'il revoie sa copie". "Il faut continuer à se mobiliser tout l'été, et pourquoi pas le 14 juillet, une grande fête pour défendre les acquis sociaux et démocratiques."

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche : "C'était le jour à ne pas manquer et on tient le bon bout".

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA : "C'est une belle journée de succès qui n'est qu'un apéritif avec, à la rentrée, de nouvelles grèves et des manifestations nécessaires avant la grève générale européenne du 29 septembre". Il faut "faire front commun pour le retrait de la loi et réclamer la démission de M. Woerth" car "comme dirait Mme Bettencourt de L'Oréal, il le vaut bien!".

Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière : "Les jeux ne sont pas faits", il faut un "véritable bras de fer" avec le gouvernement car "c'est face à des mobilisations d'ampleur que le gouvernement reculera". "Ces dernières semaines, le gouvernement a fait assez fort en faisant parler de lui dans les pages people, entre les amateurs de cigares, ceux qui étaient prêts à mettre des milliers d'euros dans des jets privés, ceux qui considèrent que 15 ou 20.000 euros par mois, ça ne suffit pas. C'est ceux-là qui ont le culot de dire aux salariés qu'ils peuvent bien travailler deux ans de plus".

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts : "Il y a une vraie mobilisation parce qu'il y a un véritable sentiment d'injustice et de réforme qui ne sert à rien. Dire aux gens qu'il va falloir travailler plus longtemps tout en laissant les jeunes au chômage, c'est incompréhensible". "On a le sentiment que cette +réforme+ des retraite s qui veut se faire pendant l'été, pendant la Coupe du monde" intervient dans un contexte de "scandales à répétition" . "La tête de l'Etat ne se rend pas compte de la différence de traitement qui existe aujourd'hui entre les ministres et le reste de la population".


www.retraites-cgt.fr

Le site "Spécial Retraites" est en ligne

Retrouvez l'actualité du débat sur la réforme des retraites :


* "Idées fausses et vrais enjeux"
* "Les propositions de la CGT"
* "J'ai mon mot à dire"
* "Top Chrono Action"
* "Faites passer..."


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Jeudi 29 avril
Sur Antenne 2

Envoyé spécial

Retraité cherche emploi désespérément

Un reportage d’Alexandra Deniau et Bruno Girodon


Dans les paradis de retraités américains, il ne fait pas si bon vivre…

Les seniors américains n’ont plus les moyens de goûter aux plaisirs de leur retraite…

Les fonds de pensions ont perdu près de 2 000 milliards de dollars aux Etats-Unis et des millions d’américains découvrent avec effroi qu’ils vivront plus vieux que leurs économies.

A partir de 65 ans et au-delà, ils sont obligés de retrouver du travail, de repartir à zéro pour assurer leurs vieux jours…

Une expérience d’autant plus éprouvante que cette crise pousse certains d’entre eux jusque dans la rue.

Conseil d'Orientation des Retraites
Perspectives actualisées à moyen et long terme
en vue du rendez-vous de 2010
perspectives actualisées à moyen et long terme en vue du rendez-vous de 2010

Baromètre Réalités Cadres CSA/Ugict-CGT
84% des cadres inquiets pour les retraites

jeudi 11 mars 2010, par Frédéric Dayan

La dernière livraison du baromètre Réalités Cadres CSA/Ugict-CGT vient de livrer des évolutions intéressantes sur l’état d’esprit des cadres par rapport au travail, à l’entreprise, à leur rôle, leur place et leur rapport au syndicalisme.

Actualité sociale oblige, le baromètre 2010 consacre un chapitre à la "très forte inquiétude sur l’avenir des retraites" avec plus de 8 cadres sur 10 qui se disent inquiets (84 %).

Une inquiétude encore plus forte chez les jeunes diplômés (85 %) et les femmes + 5 points, (88 %.)

A noter que cette inquiétude ne provoque pas de repli des cadres vers les solutions proposées par le gouvernement et le patronat.

Ainsi, la préférence pour un système par répartition est plébiscitée par 70 % des cadres, (74 % des jeunes diplômés), contre seulement 57 % des Français.

Un chiffre d’autant plus intéressant que ces salariés sont justement la cible des produits assurantiels par capitalisation.

Quant aux solutions à mettre en oeuvre pour le financement des retraites, la taxation des revenus financiers est demandée par 73 % des cadres (76 % des jeunesdiplômés et femmes cadres), contre 50 % de l’ensemble des Français, tandis que l’introduction de la capitalisation ne fait toujours pas recette (24 %), dont jeunes diplômés (23 %.)

Enfin la proposition de l’allongement de la durée des cotisations reste minoritaire parmi les cadres, 55 % contre (et 60 % parmi les jeunes diplômés.)

Accèder à l'étude


À propos de "sauvegarde retraites"

SAUVEGARDE RETRAITES est une officine particulièrement malfaisante, qui sévit depuis plus d’une décennie maintenant et qui s’est fixé pour objectif de convaincre les retraités du secteur privé auxquels elle extorque par ailleurs les fonds de soutien à son action, qu’ils sont en permanence spoliés par l’État, assimilé pour les besoins de la cause en premier lieu aux fonctionnaires ! Tout lui est prétexte pour dénoncer les « privilèges » dont jouiraient ces derniers, « privilèges   » prétendument financés bien entendu par… les retraités du secteur privé ! Lire la suite

Répartition : Coup de jeunes !

Retraites

Valider les années d’études et toutes les périodes d’inactivité forcée permettrait de rendre justice aux salariés d’aujourd’hui.

Cette mesure aurait un autre avantage : redonner confiance aux jeunes dans l’avenir du système de retraite.

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Dessin de Pessin

Un article de Martine Hassoun

publié dans Options de Janvier 2010

Les jeunes doutent de la pérennité du système actuel de retraite ?

Depuis près de vingt ans, les conditions de liquidation des droits ne cessent de se durcir et les taux de remplacement de diminuer ; ce dans un contexte où leur insertion sur le marché du travail se fait de plus en plus dure.

On estime aujourd’hui à vingt-sept ans l’âge moyen auquel ils peuvent espérer accéder à un premier emploi stable…

Quoi de plus normal, donc, qu’ils aient du mal à se projeter dans des régimes qui augmentent sans cesse le nombre de trimestres nécessaires pour pouvoir faire valoir ses droits à une retraite pleine et entière ?

Seule question qui vaille : de quelle manière leur redonner confiance ?

La pérennité du versement des pensions à des millions de retraités en dépend, bien sûr.

Mais aussi le système de protection sociale dans son ensemble sur lequel repose la société française.

Ce modèle a fait de la solidarité entre les générations son fondement.

En matière d’assurance vieillesse, d’assurance chômage ou maladie, une seule et même logique domine : la mutualisation des risques.

Qu’une génération se détourne de ce projet, et c’est tout l’édifice qui s’effondre.

Le patronat ne s’y trompe pas, lui qui tente aujourd’hui de convaincre les jeunes de miser sur les produits de retraite que propose le marché plutôt que sur les pensions versées par le système de retraite par répartition.

Jamais les employeurs n’ont caché leur aversion pour le système de protection sociale mis en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Un modèle qui leur impose de rémunérer bien plus que la force de travail proprement dite en couvrant une partie des risques auxquels peuvent être confrontés les salariés qu’ils emploient.

A la faveur de la crise économique et des évolutions démographiques, ils veulent croire que leur heure est venue.

Reconnaître la réalité dans laquelle évolue aujourd’hui le salariat

Regagner la confiance des jeunes dans le système de retraite par répartition est l’un des principaux enjeux des mois à venir.

Pour cela, l’obtention d’une réforme du mode de financement pour en finir avec la spirale régressive est une nécessité.

Mais une autre mesure s’impose : la validation dans le calcul des droits à retraite de toutes les années d’études effectuées et, avec elles, de toutes les périodes de stage, de recherche d’un premier emploi et d’inactivité forcée que les salariés, jeunes et moins jeunes, peuvent rencontrer au cours de leur carrière.

L’Ugict en défend l’idée depuis des années.

Il y a deux ans, la Cgt Jeunes, l’Unef, l’Unsa Jeunes, FO Jeunes, la Fsu, Solidaires, Génération-Précaire et la Fidl ont, dans une déclaration commune, repris cette revendication.

Si elle était acceptée, une telle disposition à laquelle FO vient de se rallier ne ferait que reconnaître la réalité dans laquelle évolue désormais le salariat.

Au lendemain de la guerre, les périodes d’inactivité forcée étaient rarissimes, et l’on entrait très jeune sur le marché du travail.

Moins de la moitié des plus de quatorze ans étaient alors scolarisés.

Aujourd’hui, six millions d’adultes en âge de travailler sont privés d’emploi ou vivent dans une situation de grande précarité.

Et, à trente ans, minoritaires sont les salariés qui peuvent faire valoir l’équivalent de quarante trimestres cotisés.

L’histoire du système de retraite par répartition a longtemps été celle de réformes qui, sans cesse, ont cherché à améliorer les régimes existants pour mieux répondre aux besoins sociaux qui se faisaient jour dans la société.

 « Ainsi, au tournant des années 1970, rappelle Sylvie Durand, responsable du secteur retraite de l’Ugict, la décision prise de créer la majoration de durée d’assurance, dispositif visant à compenser au moment de la retraite les inégalités de rémunération ou de carrière résultant, pour les femmes, de la maternité.

Ou encore, en 1988, la mise en place d’une garantie minimale de points par l’Agirc, une mesure destinée à assurer une cotisation minimale aux cadres affiliés dont le niveau de salaire ne dépasse pas le plafond de la Sécurité sociale. »

Le coût du nouvel objectif gouvernemental, celui de mener « 50 % d’une classe d’âge à la licence », ne peut reposer sur les jeunes.

Lorsque les employeurs ont voulu développer la formation de leurs salariés, ils ont accepté d’en prendre en charge tous les coûts, dont celui de la cotisation pendant les stages à tous les régimes de la Sécurité sociale.

Les périodes d’études, de stages et d’insertion ne doivent pas faire exception.

En Allemagne et en Finlande, les années d’études sont reconnues comme des périodes de travail.

En France, certaines écoles, comme Polytechnique ou l’Ecole normale supérieure, valident déjà les années d’études. C’est donc possible.


Retraite et pénibilité

le double langage du gouvernement

S’il n’est pas encore possible de dire quel sera le calendrier  du chantier des retraites en 2010, on peut déjà cependant prédire qu’il ne sera pas une partie de plaisir.

En effet, François Fillon a donné le ton et une première date:

«Le Conseil d’Orientation des Retraites nous présentera ses prévisions financières en avril.

Nous connaissons tous les instruments qui sont à notre disposition : l

es cotisations, la durée légale d'activité, l'âge de départ à la retraite, adéclaré le Premier ministre lors de ses voeux à la presse.

Au regard des évolutions de notre démographie, personne ne doit s'attendre à des décisions faciles pour assurer la pérennité de nos régimes de retraites.

Nous les assumerons».

Quant au ministre du Travail, Xavier Darcos, il a précisé mardi lors d'un débat au Sénat qu'il n'y avait pas «d'autre solution que de travailler plus longtemps»pour assurer le financement des retraites.

Et le même Xavier Darcos s’apprête à réitérer le «coup de la pénibilité».

En effet, bien conscient que l’opinion est très sensible à ce que la pénibilité du travail soit enfin reconnue pour justifier un départ anticipé à la retraite, le gouvernement entend monnayer cette reconnaissance contre l’acceptation de sa réforme.

Cela, alors que les négociations sur le sujet sont restées dans l’impasse à cause du Medef, conforté dans son attitude par la non ingérence du gouvernement dans ces négociations.

Mais qu’en est-il au juste des intentions réelles du gouvernement ?

On peut se poser la question puisque dans le même temps, Roselyne Bachelot s’apprête précisément à supprimer la reconnaissance de la pénibilité pour les infirmières des hôpitaux publics en les alignant sur le régime général.

En échange de la reconnaissance de leur formation au niveau bac+3, qui va leur permettre de passer en catégorie A de la Fonction publique et d'améliorer (mais pas de façon spectaculaire) leur rémunération, les infirmières vont perdre le bénéfice de la possibilité de départ en retraite anticipée à 55 ans.

Pourtant, tout justifie le maintien de ce dispositif: travail de nuit, travail posté, port des patients, produits toxiques, pénurie organisée de personnels, charge émotionnelle (souffrance, mort), responsabilités…

«Un cinquième des infirmières et un tiers des aides soignantes partent en invalidité avant l’âge de 55 ans, rappellent la CGT et sa fédération de la Santé et de l’Action sociale dans un communiqué du 14 janvier.

Ce n’est que justice sociale de maintenir la reconnaissance de la pénibilité dans ce secteur, de l’élargir aux salariés de la santé privée ainsi qu’à tous les salariés qui travaillent dans les mêmes conditions et dont l’espérance de vie moyenne est amputée de plusieurs années».


Lettre au Ministre  du travail
sur la CRPN

Elle s'enferme
pour refuser la retraite

AFP 07/12/2009 

Une salariée d'Air France en conflit avec sa direction s'est enfermée ce soir dans son bureau de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle parce qu'elle refuse de partir à la retraite, a-t-on appris auprès de l'employée et de la compagnie aérienne. Agée de 63 ans, Carole Avayou, agent d'escale embauchée par la compagnie en 1978, veut profiter de la nouvelle loi permettant de travailler jusqu'à 70 ans.

Mais un accord de branche autorise jusqu'en décembre 2009 Air France à mettre ses employés à la retraite s'ils ont au moins 60 ans et les annuités requises. "On me demande de fournir mon relevé de carrière pour vérifier si j'ai tous mes trimestres, mais je refuse de le faire. Ce sont des informations confidentielles", a expliqué l'intéressée à l'AFP. Et ce, malgré une décision de la cour de cassation qui l'oblige à le faire.

"La direction des ressources humaines et le directeur général essaient de renouer le dialogue avec elle mais elle refuse de répondre à nos courriers", explique-t-on chez Air France. Après plusieurs heures passées dans son bureau, Carole Avayou dit en avoir été délogée lundi vers 16H00, information qu'Air France n'a pas confirmée. La compagnie a en revanche précisé que son employée a subi un examen médical.