APPEL LANCÉ   PAR DES CHERCHEURS DE L'INSERM ET PAR L'UGICT-CGT D'AXA ET DE LA BNP- PARIBAS

Le directeur de l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale a démissionné parce qu'un test de dépistage de maladies et handicaps graves mis au point par les chercheurs de l'institut a été mis en vente sur le marché dans des conditions inacceptables pour la sécurité des patients.

Ce test de dépistage par le sang permet de détecter très en amont le cancer et de réaliser un diagnostic anténatal de la trisomie 21 et de la mucoviscidose. Il présente de réelles chances pour la santé publique.

Mais l'assureur privé AXA et le banquier BNP-PARIBAS, actionnaires de la société chargée de valoriser les produits de cette recherche, ont décidé de commercialiser le procédé sans réaliser les études préalable d'évaluation scientifique, démontrant ainsi le peu d'intérêt qu'ils portent aux questions éthiques et à la déontologie médicale face aux enjeux lucratifs.(*)

A ce stade du test, les résultats, s'ils ne sont pas interprétés dans un contexte scientifique strict, sont susceptibles de conduire à un diagnostic erroné, ce qui pose de graves problèmes sur le plan de la santé et pour le patient lui-même.

De plus, pratiquer une vérification systématique des résultats par d'autres actes de dépistage complémentaires coûteux pris en charge par la sécurité sociale, c'est participer à des dépenses de frais de santé supplémentaires, ce qui est une pratique médicale très discutable.

Le principe de précaution de la santé publique des individus doit prévaloir sur les intérêts privés. L'éthique de la recherche médicale ne doit pas être sacrifiée, ni le " trou de la sécurité Sociale " aggravé !

 

Pour exiger le respect des procédures scientifiques préalables à la commercialisation du test de dépistage du cancer, signez cet appel-pétition   www.ugict.cgt.fr

Nous souhaitons que cet appel soit vu le plus largement possible et que vous adressiez ce message à toutes les personnes intéressées sur vos listes de diffusion !


(*) Sur les questions de validation, d'autorisation de mise sur le marché et d'utilisation médicale des dispositifs biologiques, lire l'article du Monde de Jean-Yves Nau du 1er septembre 2007